dimanche, 19 juillet 2009
Le zarab se marie !
Le grand jour est arrivé ! Après bien des péripéties, le zarab se marie enfin ! Mais pas si vite ! Avant l’événement, le zarab va devoir passer par plusieurs aventures !
D’abord il y a la demande, « pose in bague » comme on dit communément ! Cela peut être aussi l’occasion de faire des fiançailles.
La famille de la fille invite chez elle le garçon ainsi que quelques membres de sa famille. Là, le père du futur marié ou son grand-père demande au père de la fille s’il est d’accord pour qu’elle fasse nikkah avec le garçon prochainement. Vous me suivez toujours ? Ce serait un peu ballot qu’il dise non ou « faut que je réfléchisse » mais dans 100 % des cas, quand la demande se passe comme cela, la réponse est positive mais le père fait durer un peu le suspense ! Le temps de manger deux, trois samoussas et catless, il fait ensuite connaître sa joie que sa fille fasse nikkah avec le garçon.
Là le zarab est présenté à toute sa future belle-famille. « Bon elle c’est Kala untel, i tombe la sœur cousin de Badi ». Le zarab sourit poliment mais dans sa tête il se dit : « cause toujours, demain j’aurai déjà oublié et qu’est-ce qu’ils ont tous à me regarder comme si j’étais une bête de foire ?! » En effet, le zarab est analysé par sa belle-famille sous toutes les coutures ! « Ah oui c’est un joli garçon », « elle a bien gagné », « ah oui li lé plus joli que elle ! » ou encore « oussa li la parti cherche garçon là ?! li nauré pu trouve mieux ! le boug i ressemb un vendeur dalpourri Maurice ! »
Une fois cette étape passée, il est temps de préparer le mariage qui a généralement lieu 6 à 12 mois plus tard. Il faut trouver une salle, trouver un traiteur et/ou préparer la nourriture, et surtout, surtout......faire la liste des invités ! Ce truc là, si on « oublie » d’inviter "Monsieur et Madame Indispensable", c’est un coup à foutre le bordel dans la famille ! De toute façon, il y a toujours des gens qui sont mécontents de ne pas être invités, même quand on leur explique que les places sont limités ! En même temps, le cousin au 3ème degré que l’on voit deux fois par an pour Eid et Bakr Eid, le zarab il s’en fiche un peu !
Bref, on arrive enfin au mariage en lui-même, en commençant par le nikkah ! Cela se passe généralement un jeudi soir après Icha ou un vendredi avec Djummah dans la mosquée de la ville de la fille. Le zarab met ce jour là son plus beau kafni. Après le quiraate, le nazam en ourdou, le bayane (oui c’est long je sais !), c’est le nikkah en lui-même et enfin c’est officiel le zarab est marié ! Là les 200 personnes présentes font la queue pour faire moulaakat et présenter leurs félicitations au nouveau marié : « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. »…….oui i fini pu et le zarab s’impatiente !
Pendant ce temps, les gens qui sortent de la mosquée reçoivent de la part de la famille du garçon une petite boite avec une part de massepain (Ayoub) dedans. Et là ça ne rate jamais, il y a toujours deux trois personnes pour demander : « Mi peu avoir un deuxième boîte svp ? C’est pou mon matante. »
Le zarab de son côté est au 196ème moulaakat de la soirée, il termine enfin, il s’apprête à sortir, il cherche ses chaussures, « mais ou est-ce que je les ai mises encore ?! ». Mais voilà, il y a toujours un ti couyon (généralement le petit cousin ou le frère de la mariée) pour cacher les chaussures du marié et lui proposer de les lui rendre contre un petit billet ! C’est la tradition ! Et ce n’est pas fini !
Le zarab et sa famille sont ensuite invités à petit cocktail dans la famille de la fille. Quand ils arrivent, sa belle-famille « i tak barreau » ! S’ils veulent entrer, faut encore payer ! Le zarab se prête volontiers à ce jeu mais dans sa tête il se dit « tout ça de frai mi néna pou le mariage, là faut mi paye encore là ! et puis là lé halal aster, si mi veu allé avec mon madame, kissa i gagne empêche a moin là ?!! »
Oui le zarab est officiellement marié, mais « livraison » c’est que le samedi soir après la réception !
Arrive donc ensuite cette soirée organisée par la famille de la fille. Là encore une fois, faut que le garçon passe à la caisse pour entrer dans la salle !! Il y a aussi une tradition dont le zarab se passerait bien. Tous les invités font salaam, présentent leurs félicitations aux nouveaux mariés et leur glissent une dragée dans la bouche ! Donc c'est parti pour des « Salaam, félicitations. », et je te glisse une dragée dans la bouche, «Salaam, merci. », le tout répété au moins 100 fois ! Le zarab en a vite marre et commence à avoir des hauts le coeur ! Heureusement qu'il recrache discrètement le bonbon de temps en temps dans un mouchoir !
Pour savoir comment se passe le reste de la soirée, il faut lire « Le zarab au mariage ».
Vers les 1h ou 2h du matin, le zarab et sa femme quittent la salle pour se diriger vers leur hôtel, pour passer leur nuit de noces, se retrouver enfin que tous les deux après ces quelques jours d’effervescence….Du moins c’est ce qu’ils pensent car c’est sans compter sur quelques énergumènes bien décidés à poursuivre la fête jusqu’à dans la chambre d’hôtel !
Le zarab arrive avec sa femme dans sa chambre, et là il y trouve une dizaine de personnes (cousins, amis) déjà bien installés, la pièce sans dessus dessous (matelas sur le balcon notamment !) le mini-frigo déjà bien entamée ! Le zarab est bien obligé de jouer le jeu mais à l’intérieur de lui, « li manz la rage ! », « Té là aussi ban couyon là la besoin venir emmerde a moin !! »
Le zarab s’impatiente mais sourit poliment, « quand ça ban na i sa va té ??! » Mais ce n’est que le début ! Les intrus jouent maintenant à se foutre habillé dans le jacuzzi et ça finit en sacré bordel potache ! Bien loin de l’ambiance romantique d’une nuit de noces !
Après le mariage, le zarab a toujours un feedback indirect des invités : « té manque gâteaux seulement ! », « samoussas té pas ça ! », « le marié la arrive tard ! », etc. De toute façon , quoique que le zarab fasse pour son mariage, il trouvera toujours un autre zarab pour critiquer, jamais ça ne sera assez bien.
Ce n’est pas facile de se marier !
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lundi, 20 avril 2009
Le zarab au mayette
« Allo salaam na mayette ! » « Ah bon qui ? » « xxx de Saint-Denis, beau-père xxxx, le frère kala xxxx ! » « Arrête ! li té bien malade comme ça don ?! bon mi té fin gagne sommeil mais mi arrive là ! »
Bon ça c’était avant SMS Muslim Service et les annonces décès directement sur le téléphone mobile !
Une fois informé, le zarab arrive à l’endroit indiqué dans le texto, c’est à dire la maison où se trouve le corps du défunt. Un certain nombre de personnes y sont déjà présentes. Généralement, les hommes sont à l’extérieur et les femmes à l’intérieur, pour y accéder elles doivent donc passer devant une rangée d’hommes aux regards parfois appuyés !
Bref, passons…
Les femmes lisent le coran, font des invocations pour le défunt. Manch’allah !
Et les hommes ? Ben les hommes i casse la blague dehors ! Oui, i fé panchat ! Allez savoir pourquoi, les hommes ne lisent pas dans les mayette à la Réunion. Bon les femmes ne sont pas en reste pour autant, on le constatera très vite.
Quand le corps du défunt est encore présent dans la maison, elles restent généralement sages. Mis à part quelques papotages discrets ici et là, l’heure est plutôt à la concentration et à la prière.
Une fois le corps parti à la masjid pour la salat djanaza, c’est là qu’elles se déchaînent ! Bon pas tout de suite, pas tout d’un coup. Cela commence plutôt doucement, à voix basse. Au début, on parle du défunt, des circonstances de son décès. « Oui li té bien malade. Oui mi té en train épluche pomme de terre quand ma la gagne la nouvelle. Ah té un bon boug ça ! Mi té conné a li bien ! »
Mais au fur et à mesure, les barrières volent, la timidité s’efface, on entend de plus en plus des éclats de voix, l’ambiance monte si je puis dire ! Et ce malgré les affiches « Silence SVP » collés par la famille du défunt !
« Alors out zenfan lé bien ? Quelles nouvelles Madame xxx ? Li la parti en voyage en France ? »
ou mieux encore (et je précise que tout ça est véridique) :
« Ou gagne donne a moin out recette poisson au four ? » « Oui bien sûr, alors ou prend un poisson, etc. »
Des discussions mondaines, tout à fait banales, entre deux petits fours ou des canapés alors que les mariés sont en train de……..Ah non mince attend ! Mauvais sujet ! On est à un mayette et pas à un mariage !
On dit d’ailleurs souvent que les musulmans ont deux « grandes » occasions de se retrouver, deux grandes occasions pour trouver l’âme sœur aussi, les mariages et les mayette !
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Le zarab au concert de Shah Rukh Khan
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lundi, 26 février 2007
Le zarab qui va à la plage
Vous savez, cela fait quelques jours que je réfléchis à cette chronique et à chaque fois que j’y pense, immanquablement, il y a un phénomène qui se produit.
J’entends dans ma tête le générique d’Alerte à Malibu et je vois Mitch Buchannon en short rouge pétard débarquer sur la plage avec son torse musclé et bombé !
Parce que le zarab à la plage, c’est un peu ça quand même !
Bon peut-être pas le torse musclé parce que le zarab avant d’aller à Boucan le dimanche après-midi, il s’est tapé un bon plat de biriani bien gras à midi !
Bref, passons. Le biriani avalé donc, la prière de zohr effectuée (ou pas !), le zarab prend la direction de Saint-Gilles les Bains et de la magnifique plage de Boucan-Canot.
A peine arrivé, premier passage en voiture devant la plage, de préférence dans une BM, une Audi ou une Merco (mais ça dépend des budgets), histoire de repérer qui est là et où, mais surtout pour faire connaître à tout le monde que le zarab est dans la place !
Le dernier tube à la mode qui joue dans l’autoradio, volume maximum, c’est matage de nanas à fond, big up à droite et à gauche, wechh wechh comment ça va ? Ambiance Miami Vice ! (Deux Flics à Miami en français)
La voiture garée, le zarab débarque avec ses lunettes Prada, Gucci ou Dior sur les yeux et son t-shirt moulant couleur flashy.
Direction la Case Bambou, un p’tit granité menthe c’est toujours agréable et ça permet (parfois) de faire des rencontres sympas.
Puis c’est l’heure du moment fort, l’heure de descendre sur le sable !
L’instant est grave mes amis. Le zarab s’avance jusqu’au ponton. Il s’arrête. Dramatic pause comme disent les américains. Coup d’œil panoramique. C’est à ce moment précis que je me dis….euhh….enfin que le zarab se dit que la Réunion c’est l’île de la tentation ! Parce que faut voir ce que c’est Boucan le dimanche après-midi ! Je ne vais pas donner de détails mais vous m’avez compris…..
Là le zarab se met à la recherche des meilleurs spots. Dans le langage du surfeur, c’est l’endroit où il y a les meilleurs vagues. Pour le zarab, c’est l’endroit où il pourra mater le plus de jolies nanas en bikini (ou mieux en monokini !) sans trop se faire remarquer ! La place qui vaut de l’or ! Ce repérage est vital. Réussi, vous avez l’assurance de passer une après-midi de rêve. Dans le cas contraire, et ben les gars, bon courage !
La place idéale trouvée, le zarab commence son défilé. Le torse bombé (et poilu !), le ventre serré, le zarab descend tout doucement les escaliers histoire de bien se faire remarquer, la démarche l’air de dire « je m’la pète et j’assume. Je suis beau, tu me mates et j’adore ça ». Frime totale ! Ca ne vous rappelle personne ? Mitch Buchannon pardi !
Et là pendant toute une après-midi le zarab est en démonstration. Et va y que je remets mon t-shirt, que je l’enlève de nouveau, et va y que je te mate, que tu me fais les yeux doux. Ah merde tu mates un autre mec, pétasse !
Le zarab peut faire jusqu’à 8 aller-retour entre sa place et la mer, oui le zarab est sportif, il aime nager mais il aime aussi et surtout frimer en se baladant torse nu sur la plage.
Et les filles à Boucan elles aiment ça ! Résultat des courses, si le zarab est un tant soit peu mignon, s’il a du style et pas trop de graisse sur le ventre, s’il roule dans une jolie berline, il y a de fortes chances qu’il ne rentre pas bredouille !
Sinon, pour se consoler, le zarab va en fin d’après-midi déguster une délicieuse croquette au Bar à 4 à Saint-Paul. Cet arrêt dans ce petit snack zarab est un passage quasi-incontournable pour le zarab qui revient de la plage. Cette croquette croustillante bonne à croquer est connue de toute la Réunion ! L’homme de goût en parle mieux que moi d’ailleurs.
Croquette savoureuse donc mais grasse, le zarab prend de plus en plus de bide. Attention pour dimanche prochain !!!
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samedi, 13 mai 2006
Le zarab qui débarque à Paris
Déjà en préambule, je ne parlerai dans cette chronique que du zarab qui va à Paris pour les études. Le zarab qui séjourne à Paris pour le travail ou les vacances est un sujet tout aussi intéressant mais que je développerai une autre fois, peut-être…
Donc, voilà, le zarab décide d’aller à Paris pour ses études. Il va tout d’abord se chercher un appart’, de préférence dans l’axe stratégique Place d’Italie / Kremlin-Bicêtre (KB pour les branchés) / Villejuif. Le zarab aime à se retrouver entre zarab, pour ne pas être trop dépaysé.
D’ailleurs vous avez déjà remarqué peut-être que quand un zarab croise un autre zarab en Métropole, il y a quelque chose de bizarre qui se produit. Ils se regardent discrètement, lèvent les yeux, baissent les yeux, ont l’air de se jauger pour au final se dire : « ça un zarab ça non ? » Bref, vous avez tous déjà vécu ça je pense.
Conseil d’un ancien aux nouveaux arrivants : si vous ne voulez pas croiser des zarab (oui bah quoi ?), ne traînez pas trop dans l’axe cité précédemment, ni à Strasbourg St Denis et encore moins dans le Sentier et dans la p….. de rue Popincourt pendant les nouvelles collections (grosse affluence de commerçants zarab en vue !!)
Bon le logement c’est réglé. Autre besoin vital, la nourriture !! A la Réunion, le zarab avait l’habitude de mettre les pieds sous la table et de se faire servir comme un roi par sa maman. Là, ça va changer. On pourrait croire que le zarab qui va à Paris, qui quitte donc le cocon familial, est en quête d’indépendance, cherche désormais à s’assumer lui-même tout en découvrant de nouveaux horizons. Sur l’aspect alimentation, cela se traduirait donc par apprendre à cuisiner tout en se faisant des p’tits restos de temps en temps histoire de connaître les cuisines du monde. Si vous pensez ça, vous avez faux sur toute la ligne !
Le zarab (du sexe masculin du moins) ne cuisine pas du tout, point barre ! Mais heureusement que manger maman i arrive tous les mois dan barquettes congelées ! Carry, tiamp, catless à profusion ! Et pour ce qui est des restos ? Bien sûr que le zarab va au resto : restos indiens/mauriciens à Strasbourg St Denis ! Bref la totale.
La zarab elle par contre s’efforcera de montrer qu’elle sait se débrouiller, cuisiner, tenir un foyer, bref qu’elle est bonne à marier !
Logement, OK. Nourriture, OK. Encore que en parlant de logement, je vous déconseille fortement de vous aventurer dans l’appart’ d’un zarab qui débarque, pour qui les concepts de nettoyage, rangement, vaisselle, essuyage sont totalement inconnus. Je vous aurais prévenu !
Bon c’est pas tout ça mais le zarab doit surtout aller à la fac ou à l’école. Haut lieu de chasse pour le zarab ! Les proies étant bien entendu les petites pelis zoreil pas insensibles aux charmes exotiques du zarab, surtout si on y ajoute des promesses de voyages sous le soleil de la Réunion….. Ah ces petites peli zoreil ! Le zarab les aiment bien pour « faire la main » avec avant de rentrer à la Réunion se marier avec une fille de bonne famille, qui, espérons-le pour le zarab, ne sera pas allé aussi étudier à Paris et n’en aura pas profité pour « faire la main » avec des pelos zoreil….Bref c’est une autre histoire.
Le reste du temps, le zarab vaque à des occupations plus ou moins saines, ça va des soirées en boîtes classiques aux parties de foot le dimanche après-midi à Vincennes quand les beaux jours reviennent. Ahh l’été à Paris ! Les journées sont longues, les jupes sont courtes et les filles sont chaudes…. Bon là on dévie un peu du sujet…
Revenons y en parlant d’un des moments forts de l’année zarab à Paris, le repas de Eid de Solid’R….ahhhh mais ça me fait penser qu’on n’a pas du tout abordé l’aspect religion. Oubli révélateur ?
Qui n’a pas déjà entendu l’expression « nou la fin saute la mer, lé pas grave » ? Oui ce n’est grave ! Le zarab ne s’embarrasse plus de questions sur la halalité de la nourriture, ne s’enquiert plus des horaires des prières. Faut dire que masjid lé tellement loin comparé à la Réunion ! Et on y retrouve certes beaucoup d’arabes mais très peu de zarabs ! Pas de possibilité de casser la blague après namaz !
Par contre, pendant le Ramadan, tout change. Le zarab va faire tarawi avec les autres zarabs à Place d’Italie dans un tout petit appartement où il n’est pas possible de « fioner ». Par contre, une fois la prière finie, les samoussas, tiamp, catless arrivés, le zarab retrouve l’ambiance carême ! Vous vous souvenez ? Cf. Le zarab qui fait le Ramadan
Bon donc le repas de Eid de Solid’R ! Le moment fort de l’année je vous disais ! Le zarab se pare de sa plus belle tenue de lumière pour ce déjeuner réunissant dans un resto indien ou arabe une grande majorité de la diaspora zarab. Madja té ! Entre la bouffe et les jolies filles, le zarab ne sait plus où donner de la tête ! Il faut dire que ce repas est une occasion pour le zarab qui cherche à se marier, celui donc qui a déjà « fait la main », de faire des rencontres potentielles. De mémoire, je sais qu’une rencontre lors d’un de ces repas s’est conclu par un mariage l’année suivante ! Le président de Solid’R tient des statistiques précises sur les rencontres faites à cette occasion, il voudra bien, s’il lit cette chronique, nous les communiquer.
Enfin, l’année scolaire terminée, le zarab rentre à la Réunion. En star !! L’hélicoptère le dépose dans le jardin de la demeure familiale, le zarab, en costume noir, l’attaché-case à la main, court, les cheveux aux vents, rejoindre sa mère. Ahhh non mince j’ai trop regardé K3G ! Quoi que si le zarab le pouvait, c’est comme ça qu’il voudrait arriver.
A peine arrivé donc, le zarab doit faire connaître qu’il est dans la place ! Et quel meilleur moyen pour cela que de se pointer à masjid ? Ou de faire des va et vient incessants rue Maréchal Leclerc ou rue des Bons Enfants ? De toute façon, vous reconnaîtrez aisément un zarab qui revient de Paris, il commence toutes ses phrases par « A Paris, tu vois, …. » ou « A Paris, c’est pas comme ça tu sais….. » Oui parce que le zarab parle maintenant le français !! Bien que vous l’ayez toujours connu, que vous ayez été à l’école ensemble, que vous ayez fait les 400 coups tous les deux, que vous ayez toujours conversé en créole, là subitement depuis son retour le zarab vous parle en français et encore, limite s’il ne fait pas mine de ne pas vous connaître.En tout cas, il vous fait bien comprendre qu’il a changé, que vous n’êtes plus de son monde, que les sorties à l’Igloo ou au Privé ce n’est plus son truc parce que « A Paris, tu vois, le samedi soir j’allais aux Bains Douches, je connais super bien le physio maintenant, c’est un ami à moi, il me laisse entrer gratos. » « Et le dimanche koussa ou té fé ? dimanche là nou sa batt un carré la Plaine ou vien ? » « A Paris, c’est pas comme ça tu sais. Le dimanche, quand je me réveille, je vais bruncher à la Madeleine ou à St Germain. Je croise plein de stars là bas, Dany Brillant, Michel Boujenah, etc. » « Koussa i veu dire bruncher » « Quoi ?!! Tu sais pas ce que c’est qu’un brunch ?!!! » Le zarab qui se la pète mes amis ! La suite des aventures du zarab au prochain numéro !
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mercredi, 02 novembre 2005
Le zarab qui fait le Ramadan
4h de matin, le réveil sonne, le zarab fait la gueule, il doit se réveiller pour aller manger. Chaï, « de pain de beurre » et/ou « carry la veille » pour les plus affamés/courageux, le tout rapidement avalés, et vite on retourne se couch……oh non mince y a Fadjr à à faire !! Enfin, pas mince, mais bon....c’est dur quand même, surtout après un an…..Bon, Fadjr, c’est deux sounnate et deux faraz, OK ça c’est bon, c’est pas oublié !
Pendant la prière, le……zzzzzzzz…..arab, enfin le zarab essaie tant bien que mal de se concentrer mais le sommeil est parfois plus fort.
Bon, retour à la maison, re dodo !
7h, le réveil re-sonne, deuxième réveil de la journée, le zarab doit aller au travail. Là il existe deux possibilités. Soit le zarab est salarié et sa journée va être difficile et très longue. Soit le zarab est un patron et sa journée va être difficile et très longue mais au moins il va pouvoir tirer ses nerfs sur ses salariés. Voilà son avantage par rapport au zarab exécutant. Conseil aux salariés d’entreprises dont les zarab sont les patrons : prenez vos congés pendant le Ramadan. Bon, les mauvaises langues me rétorqueront que certains n’attendent pas le mois de Ramadan pour tirer leurs nerfs sur leurs salariés……Cela fera l’objet d’une prochaine chronique : Le zarab chef d’entreprise AKA le zarab Ravate….nah je déconne !
Pendant la journée, le zarab se rend à la masjid pour faire namaz et croise d’autres zarabs qu’il n’a pas vu depuis…….depuis……….ben depuis dernier Ramadan !
Arrive enfin l’heure d’Iftar, le zarab se rend à la masjid pour rompre son jeune. Là aussi, plusieurs possibilités. Si le zarab habite « les quartiers », il amène un plat de gâteaux qui sera partagé parmi toutes les personnes présentes. Le zarab partage ensuite avec un autre zarab (qu’il ne connaît pas forcément) un plat de gâteaux que chaque zarab aura contribué à remplir. Enfin bref, vous m’avez compris.
Par contre si le zarab habite « la Ville », c'est-à-dire Saint-Denis, il amène toujours un plat de gâteaux mais qu’il mange uniquement avec ses autres amis zarabs. Bref, chaque groupe mange dans son coin Ses gâteaux. Voilà pour l’anecdote.
Après avoir rompu le jeune, c’est l’heure de Maghreeb, c'est-à-dire 3 faraz, 2 souna…, ouais bon 3 faraz, « mangé madam (ou momon) i attend la caz ! »
Là le zarab s’en donne à cœur joie, c’est son moment préféré de la journée, le menu est composé généralement de la Sainte Trinité de la cuisine zarab pendant le Ramadan : samoussas, tiamp, catless !
Après le repas, un peu de repos mais pas trop longtemps parce que le zarab doit rapidement attaquer Icha et Tarawi, enfin pour les plus courageux…..
Les autres se contenteront de faire Icha puis iront faire un Mashwera en dehors de masjid, mais pas trop loin, parce que OK ils ne font pas namaz, OK ils ne sont pas dans la masjid, mais ils sont quand même JUSTE DEVANT L’ENTREE !! Au cas où il y a un truc qui se passe, une urgence, on a besoin d’eux, ben ils sont là, on peut compter sur eux !
Là, c’est discussion, cassage la blague, fumage de cigarettes, dégustation de glaces de LGM (qui d’après les mauvaises langues, encore eux, fait le plus gros de son chiffre d’affaire pendant le mois de Ramadan). C’est ce moment là que le zarab appelle « l’ambiance carême ».
Mais pourquoi le zarab ne rentre t-il pas tout simplement chez lui s’il ne fait pas le Tarawi ? Si vous vous posez cette question, c’est que vous n’êtes pas mariés.
Ben oui ! Si le zarab rentre plus tôt chez lui, il sera immédiatement questionné par sa femme : « Ben ou lé déjà là ?! Tarawi la fini plus bonheur a soir !» « Euh....oui, parce que en fait là ou voi...euhhhh... » Bon « baisement dans la cour Patel » comme di créol.
Pour éviter ce genre de mauvaises surprises, le zarab attend donc la fin de la prière pour rentrer chez lui. Pendant ce temps, le zarab croise d’autres zarabs et échange avec eux des sourires complices, l’air de dire : « a ou aussi ou fé pas Tarawi alors !!! ;-))) »
Mieux encore, le zarab va même jusqu’à se renseigner sur les « performances » des imams chaque soir pour pouvoir ensuite dire à son épouse : « té marmay Daya lé pas bon du tout, du tout, du tout ! I fé rienk fautes, i coné pas in merd son sabak, li dor toute la journée kwé ? Ah mi peu di a ou lé dur fé namaz derrière li ! »
Fin de la journée et ainsi de suite pendant un mois.
Arrive la nuit du 27ème Ramadan où généralement chaque masjid offre un repas : « la daube veau ». Cet évènement fait aussi partie de « l’ambiance carême ». Dans les villes où il y a plusieurs masjid (Saint-Denis, Le Port par exemple), un repas est organisé la nuit du 27ème et l’autre la nuit du 28ème. Ainsi, le zarab peut assister aux deux repas ! Bien évidemment, le zarab va à cette occasion dans une masjid qu’il n’a pas l’habitude de fréquenter. Pour éviter que les autres zarabs disent qu’il y est venu juste pour le repas, le zarab, comme de par hasard, décide, les jours précédents, d’y aller faire certaines prières (celles où il a le plus de chance d’être vu, c'est-à-dire Maghreeb ou Zohr). Malin le zarab !
Enfin, le jour de Eid ! Le zarab réussit par un tour de force extraordinaire à récupérer en cette seule journée tous les kilos qu’il a perdus pendant un mois complet ! Pâté, feuilleté, balfi, chou à la crème, carry le matin, biriani le midi et carry langouste le soir, avec un menu comme ça c’est pas étonnant !
La journée se passe comme ça, entre bouffe, photos, cassages la blague et….namaz ! Oui namaz, on sort juste du mois de Ramadan ! Alors que hier encore, le zarab était très assidu, le jour de Eid il n’est pas rare de l’entendre dire : « Ah bon azan la fin donné ? la fin arrive l’heure Zohr ? té ma la pas vu l’heure ! ah ben là lé trop tard, le temps mi arrive masjid, mi fé wozou, sera trop tard, mi va fé kaza »
Fin….non, pas encore. Dernière chose, l’Observatoire Zarab recense le week-end juste après Eid un nombre extrêmement important de zarabs dans les restaurants, les…..cinémas, les…..bars, les…….boîtes de nuits. Jusqu’au prochain Ramadan….
07:00 Publié dans Zarab Life | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Ramadan, zarabes, zarab life
mercredi, 31 août 2005
Le zarab au concert de Shah Rukh Khan
Evènement oblige, j’étais obligé de faire une chronique sur le zarab au concert de Shah Rukh Khan.
Le zarab aime le madja de Bollywood, ça c’est indéniable ! La raison est toute simple : ce que le zarab aime dans ces films là, c’est que les réalisateurs magnifient par les chansons, les danses et les beaux acteurs des histoires typiques de son quotidien. Le zarab se retrouve dans ces films qui deviennent le miroir de sa communauté. Prenez par exemple le film Kabhi Khushi Kabhie Gham, l’histoire du fils maudit rejeté par sa famille parce qu’il a épousé une femme de classe inférieure alors que son père avait déjà une autre épouse en tête pour lui, ce genres d’histoires qui arrive tous les jours à la Réunion passionne le zarab ! Alors imaginez son plaisir quand il va voir un film qui parle exactement de ça ! avec en plus de belles actrices !
Voilà pour l’explication. Maintenant que la situation est posée, vous imaginez bien que quand le concert de SRK a été annoncé, le zarab n’a même pas cherché à connaître le prix du billet et a foncé prendre sa place. Mais discrètement…….bien sûr personne ne doit savoir qu’il va à un concert ! oh haram !!! Le zarab a pour principe de toujours laisser croire un autre zarab qu’il est exempte de tout reproches, quitte à faire de grands discours pleins d’enseignements pour les plus pêcheurs, enseignements qu’il n’applique pas lui-même bien sûr.
Au final, tout le monde sait que tout le monde va au show mais personne n’en parle.
Jusque la date du concert, objectif discrétion ! A chaque fois que ce Voyage vers l’Enfer est évoqué, le zarab doit toujours feindre l’indifférence, voir son dégoût face aux dérives de sa communauté. Ce qui est plus dur pour lui c’est quand il doit critiquer son idole pour fausser les cartes alors que sa seule envie ce serait d’attaquer une choré en pleine rue Maréchal Leclerc !
Le jour J à St Pierre, le zarab fait très attention à ne pas croiser un autre zarab qui lui demanderait ce qu’il y fait alors qu’il habite à St Denis et qu’il n’a pas mis les pieds dans le Sud depuis 6 ans. Mais c’est raté car le zarab attire toujours le zarab :
« Koussa ou fé St Pierre ? Na longtemps la pas encore vu a ou ici ! »
« Non ma mni rende un visite in famille »
« Ah bon ? Mi té conné pas Shah Rukh Khan té tombe out famille »
«Euh… »
Pour l’anecdote, un molwi très connu du milieu de la nuit saint-gilloise dans les année 90 pour ses « descentes de molwi » a fait lors de ce concert son grand retour dans les affaires. Les connaisseurs voient de qui et de quoi je veux parler, les autres faites moi penser de vous raconter ça un jour, peut-être quand j’écrirai « Le zarab en boîte ».
Bref, pour en revenir à Molwi II Le Retour (et il est pas content, c'est le cas de le dire), venu constater les dérives des zarabs et les ramener à la raison, il arrivera peut-être à créer une génération de Born Again Zarab comme certaines commentatrices sur ce blog !
Quand SRK fait enfin son entrée sur scène, plus rien ne compte pour le zarab. Le temps, la réalité, la distance se mélangent. Il n’y a plus de début, ni de fin. L’alpha devient l’oméga et l’oméga devient l’alpha. Le haut devient le bas et le bas devient le haut. Non je vous rassure, le zarab ne s'est pas drogué, le zarab est juste SRK-addicted !
Le zarab peut enfin se lâcher ! Le moment qu’il attendait tant est enfin arrivé, il peut communier avec sa star et avec tous les autres zarabs. Le lendemain à masjid, tout le monde niera s’être rencontrés au show, donc autant en profiter. Le zarab chante ! Le zarab danse ! L'Observatoire Zarab a même recensé un nombre important de kalas !
Putain, faire danser une kala, il est trop fort ce Shah Rukh Khan !
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jeudi, 21 juillet 2005
Le zarab au mariage
Nous inaugurons une nouvelle rubrique Zarab Life qui est une sorte de chronique de la vie d'un zarab, sur un ton décalé et humoristique (du moins je l'espère...) qui est parfois un excellent moyen d'aborder des problématiques très sérieuses. Ce qui est d'autant plus intéressant c'est que nous partageons tous un même vécu et je suis sûr que chacun reconnaîtra quelqu'un qui lui est familier ou, pourquoi pas, se reconnaitra dans ces chroniques. Le but n'étant bien sûr pas de de se moquer mais, au travers de l'humour et de la caricature, présenter modestement une "analyse" de certains comportements propres à notre communauté.
Nous verrons donc comment le zarab évolue dans diverses situations : le zarab qui assite à un mariage, le zarabe double discours : entre fête et religion, le zarabe à la madressa, le zarabe en boîte de nuit, le zarab à la plage, etc...
Déjà ce qu'il faut savoir c'est que les mariages font partie des temps forts de la vie d'un zarab. Il fait souvent des pieds et des mains pour y être invité. Ceux qui n'hésitent pas à se rappeler au bon souvenir des mariés très régulièrement, ceux qui subtilement proposent une aide pour l'organisation de la réception, ceux qui les mois précédent le mariage ne sont pas avares en cadeaux d'anniversaire, invitations au resto ou autres attentions intéressées, ceux là mes amis sont les meilleurs et réusssiront à décrocher le précieux sésame (le carton d'invitation) tandis que les autres seront au mieux invités au valiman, au pire à la cérémonie religieuse. Ces derniers passeront en tout cas un bien triste samedi soir, d'autant plus s'ils ne sont pas encore mariés eux-mêmes, j'y reviendrai.
Une espèce bien particulière et minoritaire de zarabs souffre des lenteurs et de la mauvaise qualité du service public de la Poste. Ne recevant pas de cartes d'invitation, ils se rendent quand même aux réceptions, pensant que leur non-invitation est certainement due à une erreur ou à un oubli. On les appelle les "caleurs"
Pourquoi tant d'intérêt pour un mariage vous demandez-vous ? La réponse est simple, un mariage est le lieu où sont concentrés deux choses dont sont friands les zarabs : la bouffe et les jolies filles !
Le zarab aime bouffer, ça c'est une évidence, mais il aime encore plus bouffer en regardant des jolies filles ! Ou en se faisant mater par de jolies filles pour les plus chanceux.
Pour être sûr de son coup, le zarab arrive assez tôt dans la salle pour avoir la Place Idéale, c'est à dire pas trop loin du buffet et à la vue des filles dans la salle d'à côté. Cette notion de Place Ideale mériterait à elle toute seule un mémoire tant elle est difficile à aborder alors que son importance est capitale pour la progression du taux de natalité dans la communauté zarab.
Bref, passons. En attendant l'heure de sauter sur le buffet, le zarab s'installe et discute avec d'autres zarabs. Les sujets portent sur le foot dans 90 % des cas. C'est anecdotique de toute façon, parce que pendant toute la durée de la discussion, le zarab garde un oeil attentif sur ses "proies". Au fur et à mesure de l'arrivée des invités, les échanges portent de plus en plus sur les filles.
Quand le buffet est ouvert, le zarab oublie pendant un court instant ces demoiselles et pense désormais avec son ventre alors qu'il n'y a pas deux minutes il pensait encore avec sa..... enfin bref, vous m'avez compris.....
Après avoir mangé, le zarab est heureux et maintenant enfin prêt à entrer dans le feu de l'action : tenter l'immersion discrète dans la salle des filles !
Les plus timides vont se coller aux jupes de leurs mamans, de peur d'aborder une fille directement. Pendant tout le reste de la soirée, ils meurrent d'envie d'aller à la rencontre des membres du sexe opposé et esquissent de timides sourires mais rien ne se passe...En rentrant chez eux, dans leur lit avant de se coucher, ils s'imaginent discuter avec ces charmantes jeunes filles (voir plus que discuter d'ailleurs....) et se font une joie le lundi matin à l'école de raconter qu'ils étaient à 1m d'une bombe, "1m je te dis !! une bombe !!" "Tu lui as parlé ?" "Euhhhh.....non....."
Les autres plus courageux discutent pour de vrai avec ces filles (voir plus que discuter d'ailleurs....) et s'échangent téléphone, email, msn, etc......
Tout ça est comme un jeu, il n'y a pas de réel désir de rencontres sérieuses, tout au plus des amourettes.
Par contre, et là nous revenons au point évoqué plus haut, certains et certaines viennent aux mariages chercher leur moitié ! On comprend mieux leur insistance à vouloir se faire inviter !
Ceux là préparent leur invit' au mariage très longtemps à l'avance, avant même d'être invité dans bien des cas, parfois avant même que le mariage ne soit annoncé ! Ils se tiennent donc au courant des nouveaux couples qui se forment, des amourettes qui se transforment en amour durable....Tout un truc à gérer !
Choisir la tenue pour la réception est tout aussi compliqué que pour les mariés, si ce n'est plus, c'est dire.....
Certains analystes ont tenté une étude sociologique de ce sous-ensemble de la communauté zarab et ont conclu que ce sont "des poupettes que leur mère vend comme s'il s'agissait de bétail au salon de l'agriculture et de gars gominés au point d'avoir le cheveu qui coule avec leur pantal' à pinces genre mauricien"
Cela a au moins le mérite d'être clair....
En fait c'est ça qui fait le charme des mariages indo-réunionnais ! Ce moment spécial où l'offre rencontre la demande ! Ce moment où le zarab est choisi ou rejeté ! Il faut voir ça comme un entretien d'embauche, si le zarab réussit à se faire remarquer, il se mariera certainement dans l'année. Par contre, dans le cas contraire, il devra prendre son mal en patience et refaire des pieds et des mains pour être invité au prochain mariage. Un éternel recommencement....
07:00 Publié dans Zarab Life | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : zarabes, zarab life, nikkah



























