jeudi, 26 juin 2008
La Takaful (التكافل)
Ci-dessous un article d'Acacia Finance
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La Takaful (التكافل) est une assurance au sens islamique connaît un essor remarquable dans les pays musulmans, mais qui reste encore peu répandue en Europe. Pourtant il y a un réel besoin de couverture chez la communauté musulmane, qui n’est toujours pas satisfait. Il y a donc une réelle opportunité pour les assureurs à présenter une offre Takaful, c’est pour cela que de grandes compagnies européennes installées au Moyen Orient et en Asie du Sud Est ont travaillé sur le sujet et se préparent à lancer une mutuelle Takaful dans les pays de l’Union Européenne. C’est déjà le cas, comme souvent en finance islamique, au Royaume Uni.
¨ La Takaful qu’est ce que c’est ? L’idée de base est que l’adhérent à ce système de solidarité verse par tranches une somme donnée jusqu’à 60 ans. S’il décède avant 60 ans, ses héritiers légitimes reçoivent le montant versé jusqu’à la date du décès, les bénéfices accumulés à cette date et la somme qui aurait été payée s’il avait vécu jusqu’à l’âge de 60 ans. Ce dernier montant est déduit des bénéfices Moudharaba de tous les autres participants au système, d’où le terme de solidarité.
C’est donc un instrument financier qui permet de concilier les principes de l’assurance avec ceux du droit coranique : en théorie la Takaful est considérée comme une assurance coopérative. Selon la Shariah, pour qu’un contrat d’assurance soit acceptable du point de vue de l’Islam, il doit satisfaire les quatre critères suivants :
§ il doit être convertible en donation : les donations sont jugées acceptables par la plupart des écoles islamiques
§ il doit se fonder sur le principe islamique de la coopération
§ il ne doit comporter aucun élément assimilable à l’usure (l’intérêt)
§ le surplus éventuel doit être distribué aux assurés (en cas de résultats négatifs, la compagnie se réserve le droit de demander à ces derniers d’effectuer un paiement additionnel afin d’équilibrer les comptes).
Le principe de la donation représente une démarche nouvelle par rapport à l’assurance traditionnelle. Il est plutôt assimilable à l’assurance mutuelle.
À l’heure actuelle, il existe plus d’une trentaine d’assureurs islamiques implantés dans des pays comme la Malaisie, le Brunei, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie ou le Yémen. Les contrats « Takaful » existants dans le monde à ce jour, pourraient dépasser les 7 milliards de dollars en moins de 15 ans.
¨ Quels sont les éléments nécessaires pour la création d’une mutuelle Takaful ?
Les principaux critères régissant la Takaful sont au nombre de quatre :
· Conseil religieux indispensable, (minimum 3 membres)
· Séparation des fonds des actionnaires et des fonds des sociétaires
· Engagement pour la distribution du profit technique aux sociétaires
· L’investissement doit se faire conformément à la Shariah
Le choix du modèle Takaful à adopter est important : la Wakala ou la Moudharaba ou une combinaison des deux. A noter que le Waqf pratiqué au Pakistan n’est pas encore adopté sur une grande échelle.
La Wakala : exprimée en pourcentage des primes, décidée annuellement et d’avance et rémunérant directement les frais de gestion de l’opérateur.
Le Moudharaba : pourcentage dans les profits repartis entre l’opérateur et le fonds des sociétaires, après déduction de toutes les charges techniques, frais de gestion et autres frais généraux.
Il faut savoir que la pratique la plus courante au Moyen orient est une combinaison des deux : Wakala pour la gestion technique et Moudharaba pour l’investissement. La résolution de l’Académie du Fiqh (décembre 1985 à Jeddah) n’a pas précisé le type du contrat le plus adapté pour les opérations de Takaful, mais on retrouve les modèles Wakala et Moudharaba.
¨ Quels revenus pour les actionnaires ?
· La rémunération de leur capital,
· La « Wakala » pourrait générer une marge une fois la vitesse de croisière atteinte,
· Le « Moudharaba » donnerait droit à une part dans les profits
¨ Conclusion : L’islam prône le partage équitable des risques et des bénéfices. A l’origine de la finance islamique, la forme de financement appliquée consistait à associer le prêteur et l’emprunteur. Ainsi un investisseur finançait une opération menée par un entrepreneur et partageait à égalité profits et pertes. Cette forme de finance associative inspira le système de commandite en droit français, puis la logique du capital risque.
L’existence de communautés musulmanes en Europe fait que l’offre Takaful est en préparation chez les compagnies européennes. Rappelons toutefois que la Takaful ne saurait se limiter à un produit ou une gamme produits mais plutôt être envisagée comme des valeurs qu’il faudra partager : le terme « Takaful » en arabe est synonyme de garantie mutuelle ou indemnisation entre membres d’un groupe. De ce fait, en aucun cas la Takaful ne saurait être noyée dans des considérations de pure rentabilité. Il s’agit d’un concept de protection : l’objectif premier consiste à donner à ses adhérents le meilleur service d’assurance et au meilleur coût.
Houssen ISSOP-MAMODE
Acacia Finance
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mercredi, 11 juin 2008
Ijara / Crédit-bail (avec ou sans option d'achat)
Ci-dessous un article d'Acacia Finance
Un système de crédit « IJARA » pour l’acquisition de véhicules devrait être proposé par une société réunionnaise avant la fin de l'année. Lire l'article pour plus de détails.
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Depuis quelques mois à la Réunion et en France, tout le monde s’intéresse à la finance islamique. A chacun de rivaliser d’ingéniosité pour proposer aux musulmans des solutions de placements sharia compatible (sharia compliant) afin de capter les flux d’une communauté qui se pose de plus en plus la question de la conformité religieuse de ses opérations financières.
Si nous prenons le cas de La Réunion, il s’agit d’un territoire qui connaît un fort développement économique depuis une quarantaine d’année, qui se fait essentiellement à crédit. La croissance des activités du secteur bancaire est révélatrice de cet situation : les banques installées à La Réunion sont confrontées à une forte progression des crédits qu’elles accordent, face à une collecte largement inférieure qui fait qu’elles sont contraintes d’aller acheter des ressources auprès de leurs maisons mères . C’est ce qui explique essentiellement la différence de taux d’intérêts pratiqués à La Réunion avec ceux que l’on peut obtenir en Métropole.
Pour la communauté musulmane, la question de taux ne se pose pas en terme de niveau mais plutôt en terme d’absence. Comme toute la population de l’île, cette communauté réalise ses investissements à crédit. Mais comment financer ces investissements tout en respectant nos principes religieux. La solution pourrait passer par le crédit bail.
En effet le crédit bail existe dans l’Islam, c’est ce que l’on appelle l’IJARA.
L’IJARA est une sorte de crédit bail à la différence prés que c’est la banque qui achète l’actif (machine outil, voiture, bien immobilier…). La banque fait ensuite un contrat de crédit bail avec une troisième entité. C’est donc un contrat d'achat dans lequel une institution financière achète un équipement ou une propriété et le loue en crédit-bail à son client.
L’IJARA peut prendre la forme d’Ijara-wa-Iqtina (crédit-bail avec promesse d’achat). Ce contrat est similaire à l’IJARA mais inclut une promesse d’achat du bien de la part du client à la fin du contrat.
Une autre variante de l’IJARA est l’Ijara avec Musharaka décroissante. Ce contrat peut être utilisé pour l’achat d’immobilier. La part de l’institution financière dans le bien loué diminue avec les paiements de capital que le client effectue en sus du paiement des loyers, l’objectif étant, à terme, le transfert de propriété du bien au client.
Le mécanisme de l’IJARA est donc relativement proche du crédit-bail avec une option d’achat qui devra être contenue dans un acte séparé. Pendant la période de location, le financier conserve la nue-propriété du bien en transférant à l’emprunteur l’usus et le fructus. Ainsi, le bailleur bénéficie d’une propriété garantie. De même, les intérêts du bailleur sont protégés pendant la période d’exploitation puisque le preneur sera tenu d’indemniser tout dommage au bien dû à une mauvaise exploitation. Toutefois, les risques inhérents à la propriété ne peuvent être transférés au preneur et sont supportés par le seul bailleur.
Ce mécanisme est déjà largement utilisé en financement de projet pour des infrastructures ou des centrales électriques. Au Royaume Uni, l’IJARA a déjà été mis en œuvre pour l’acquisition des anciennes casernes de « Chelsea Barracks » par Qatari Diar (filiale immobilière du fonds souverain Qatar Investment Authority) pour un montant de 1,25 milliard de livres. La syndication de l’opération a été organisée par cinq banques : Calyon, BNP Paribas, HSBC, ainsi que deux établissements locaux Qatar National Bank et Masraf Al Rayan (MAR)
Du côté de chez nous, certains établissements présents à La Réunion ont commencé à travailler sur le sujet et l’un d’entre eux est suffisamment avancé pour pouvoir proposer à notre communauté un système de crédit « IJARA » pour l’acquisition de véhicules. Cela devrait se faire avant la fin de l’année 2008 (probablement durant le mois de Ramadan), après validation de groupes de travail constitué de religieux, de chefs d’entreprises et de professionnels de la finance.
Chez Acacia Finance, nous maintenons la veille et ne manquerons pas de vous tenir informés.
Houssen ISSOP-MAMODE
Acacia Finance
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mardi, 06 mai 2008
La finance islamique arrive en France
Ci-dessous un article d'Houssen ISSOP-MAMODE d'Acacia Finance
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A La Réunion (et en France Métropolitaine) cette réflexion était jusqu’à présent menée de manière informelle. Or, de plus en plus notre communauté recherche des formules innovantes leur permettant d’investir tout en respectant nos principes religieux. La question du crédit bancaire se pose alors avec son incontournable taux d'intérêts. Plus que le montant du taux, c'est le principe de l'emprunt avec intérêt qui pose problème. Sous la dénomination de « Riba », la pratique de l'intérêt est prohibée. Malheureusement cette pratique est la règle dans l'ensemble du système bancaire classique. Au cœur du dispositif de l'économie islamique, on retrouve le souci permanent d'éviter le Riba.
Il convient donc de rappeler que parallèlement à l’interdiction de l’usure, la Shariah a prévu un système financier alternatif. Pas de placement dans des produits dangereux comme le tabac. Aucun investissement dans des entreprises qui touchent à l'alcool ou à la pornographie. Pas de taux d'intérêts ... La question est alors naturelle : comment fonctionne une banque islamique ?
Le Système Financier Islamique
Le principe général de la banque islamique est de s'engager à partager à la fois les profits et les pertes de ses clients. Contrairement à certaines idées, ce système existe au sein des communautés musulmanes depuis le moyen âge. Il a fait l'objet de nombreuses études universitaires sous la dénomination de SFI, Système Financier Islamique depuis les années 80. Néanmoins ces institutions bancaires ne représentent qu'un des aspects du SFI. Car ce système comprend aussi la formation du capital, les marchés des capitaux et l'intermédiation financière sous toutes ses formes. Il s'agit, en somme, de traduire, dans l'univers de l'économie et des finances, le système de valeurs appliqué par les musulmans que nous sommes dans les aspects de notre vie quotidienne.
Selon cette approche, l'objectif clé est de promouvoir, dans le contexte économique actuel, un ensemble de produits financiers qui exclue la pratique de Riba (l'intérêt). L'accent est alors mis sur le partage des pertes, des risques tout comme des bénéfices entre les investisseurs et les acteurs d'un projet. La valeur du travail se trouve ainsi rehaussée. Dans l'esprit, les instruments financiers Shariah compatibles sont difficilement comparables aux usages des banques classiques. Mais sur un plan technique, leur rapprochement n'est pas dénué de sens.
Des outils financiers basés sur l'éthique
Un client présente un dossier de crédit ordinaire. La banque accepte de fournir une partie des capitaux propres et du fond de roulement nécessaire. En cas de profits, ils sont partagés entre le client et la banque selon un ratio convenu au départ. En cas de pertes, elles sont partagées selon le degré de participation de chaque parti au capital. Ce mode de financement est appelé Moucharaka. Il convient au projet à long et moyen termes.
La Moudaraba est un mode de financement comparable à ce qui se fait dans les sociétés d'investissement. La banque peut fournir la totalité des capitaux requis pour le projet que présente un client. Ce dernier n'apporte alors que ses compétences et sa capacité de gérer le projet. Les profits sont partagés par les deux partis selon un taux préfixé. Les pertes sont entièrement supportées par la banque. Le client perd néanmoins la valeur du travail qu'il a fourni durant l'exercice de son projet.
Le système de l'Ijar est facilement assimilable à un système de location ou de crédit-bail. Il convient au financement de véhicules, machines, etc. La banque prend l'engagement d'acheter les équipements ou les bâtiments dont le client a besoin pour son projet. Elle les met à sa disposition moyennant un loyer direct durant une période de temps déterminée. Le système peut être amélioré dans certains cas où le client prend l'option de devenir propriétaire du matériel au terme de la période de location. On parle alors de Ijar wa Iktina. Dans ce cas, le client ouvre un compte d'épargne où il verse régulièrement un certain montant. Par la suite, le réinvestissement du capital accumulé travaille en sa faveur et lui permet d'amortir le coût de la location de départ. Un versement d'acompte peut intervenir dans certains cas.
Pour les financements à court terme, le principe utilisé est généralement le Mourabaha. La banque s'engage à fournir des biens selon un contrat de gré à gré prévoyant la revente au client avec une marge bénéficiaire fixée d'avance. Ce qui évite au client de souscrire un emprunt avec intérêts, comme dans une banque classique. Ce mode de financement est de loin le plus pratiqué dans les banques islamiques déjà existantes à travers le monde : c’est ce principe qui a été mis en œuvre dans la plupart des solutions de placement Shariah compatible proposée actuellement à La Réunion.
Il existe aussi le Baïmouwajal, un système de financement de projet où la banque permet un paiement différé. Les frais de ce crédit sont aussi fixés d'avance.
Autant de possibilités de financements qui ont de quoi donner des idées aux banques des pays d’Europe. Aujourd’hui l’Angleterre s’est lancée, demain la France …
Le système de banque islamique a un marché à prendre en France.
Le marché de la finance islamique est en pleine expansion, car les musulmans des pays occidentaux gagnent de plus en plus d'argent. Aujourd’hui les gens sont devenus regardants sur l'usage qui est fait de leur argent et ne se laissent plus guider par le seul appât du gain. Les investisseurs sont généralement disposés à réduire leurs gains à condition que leur argent soit utilisé à des fins conformes à leurs valeurs.
Quatre-vingts pays dans le monde ont déjà des institutions bancaires à caractère islamique avec des résultats satisfaisants. Elles ont en commun, le respect de l'éthique musulmane dans leurs modes de fonctionnement. Autrement, ces banques offrent les services habituels des banques classiques : comptes courants, cartes de crédits, crédit immobilier … etc. Dans les pays du Golfe l'expérience de banque islamique a déjà fait ses preuves depuis longtemps, en Europe on commence à peine à l’envisager.
11:12 Publié dans Entreprise / Emploi / Finance | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : finance islamique, Acacia Finance, Houssen Issop-Mamode
jeudi, 21 février 2008
Investir en Inde
Ci-dessous un article de Acacia Finance :
L’Inde est un pays riche en cultures, traditions, couleurs et rêves. L’Inde est une grande démocratie et le second pays du monde par sa population. Avec ses diversités ethniques, religieuses, de races, de groupes linguistiques et de castes sociales, l’Inde présente un répertoire ahurissant de cultures.
La bonne qualité de l ‘enseignement supérieur Indien fait du pays une destination intéressante pour les étrangers même si le pays n'est pas encore très ouvert aux étudiants étrangers.
L’Inde est avec la Chine une des économies les plus dynamiques de la planète. L'Inde est située au 7ème rang des puissances industrielles. Son économie englobe l'agriculture, l'artisanat, les industries modernes ainsi que les services. La pauvreté ainsi que la surpopulation sont des facteurs qui ralentissent son économie. Le produit intérieur brut (PIB) est relativement important, il est de l'ordre de 661 milliards de dollars avec un taux de croissance de 7% environ.
Ce pays dispose d’un atout inestimable : la montée en puissance des Indiens en âge de travailler qui représentera 68% de sa population en 2030 alors que cette catégorie va décliner en Chine à partir de 2015. En 2050, l’Inde aura 200 millions de travailleurs de plus que la Chine. Un sacré défi à relever tant sur le plan de la création d’emplois que de l’éducation.
En outre, l’Inde a un système bancaire plus solide que celui de la Chine, les réformes entreprises datant de la crise économique de 1991. L’Inde compte un bon nombre de sociétés performantes. Sa compétence est reconnue dans les secteurs des services informatiques et de l’industrie pharmaceutique. Compte tenu des réformes économiques entreprises et de l’explosion de la capacité d’investissement, on peut s’attendre dans les années à venir à une croissance significative dans des domaines tels que l’automobile, les composants, les métaux, le pétrole et le gaz, etc. Même récentes, les offensives des sociétés indiennes à l’international retiennent l’attention. En 2006, elles ont acquis 782 sociétés à l’étranger pour 28,2Mds$. De l’entrée en force de Mittal Steel chez Arcelor aux visées que l’on prête à Reliance Industries sur Dow Chemical et Carrefour en passant par la conquête du britannique Corus par Tata Steel, plus que jamais les sociétés indiennes mettent les bouchées doubles pour constituer de grands groupes internationaux avec lesquels il faudra compter. Il leur faut pour cela acquérir de nouveaux produits, des réseaux de distribution, de nouvelles technologies, des matières premières.
Nul doute que l’Inde figurera avec la Chine dans le palmarès de tête des puissances économiques mondiales. Certains économistes pensent qu’au milieu du 21ème siècle, l’Inde sera sur la 3ème marche du podium. Bref le potentiel de développement est important en Inde et pour la diaspora indienne installée à La Réunion, ce pays présente aujourd’hui de belles opportunités, notamment en matière d’investissement immobilier.
Investir dans l’immobilier en Inde …. Rien de plus facile
Maintenant les formalités d'achat d'un bien en Inde sont simplifiées. Toutefois pour acheter en direct un bien (terrain, maison) il est impératif de résider 6 mois en Inde.
Une autre solution est de créer une société à responsabilité limitée (LTD). Cette solution n'oblige pas la personne à rester 6 mois en Inde.
Pour créer une société (il existe toute une gamme d'activités notamment dans le domaine touristique) il n’est plus nécessaire d’avoir un associé de nationalité indienne. Il y a toutefois un capital à bloquer de l'ordre de 100.000 Indian Rupee - INR (environ 1.700 euros). La procédure n'est pas très longue, il faut d'abord passer par un Secretary of Company qui dépose le nom de la future société, dès l’accord des autorités, ce dernier prépare tous les documents et fait une demande auprès de la Reserve Bank of India pour que l’obtention de l'autorisation de transférer la somme nécessaire à l'achat du bien en Inde. Après quoi il reste à faire préparer les documents de vente (avocat/notaire) et à ouvrir un compte auprès d'une banque sur place.
En moyenne, ces démarches durent 3 à 4 semaines.
Après Dubai, il est grand temps de prospecter le marché de l’immobilier indien.

20:50 Publié dans Entreprise / Emploi / Finance , Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Acacia Finance, Inde, investissement immobilier
mercredi, 20 février 2008
Premier indice d'actions indiennes compatible avec la Shariah
Ci-dessous un article de Acacia finance détaillant le fonctionnement de cet indice financier
Le Parsoli Islamique Equity Index (PIE) est un indice de référence Islamic Equity, qui comprend 41 titres issus Top 100 des entreprises cotées en bourse. Le PIE Index exclut toute action dont le principal secteur d'activité de l'entreprise est illicite selon Charia.
Le but de l'indice PIE est de fournir une norme définitive pour mesurer les performances des marchés boursiers pour les investissements Sharia sur l’Indian Stock Exchanges, conformément à la méthodologie indicielle et les directives d’investissement directives établies par l'index Charia Supervisory Board. La méthodologie utilisée pour construire et maintenir l'indice a pour objectif de produire un indice investissable dans lequel tous les éléments constitutifs des stocks sont facilement accessibles et bien négocié.
Le Parsoli Islamique Equity Index (PIE) est strictement contrôlé pour assurer le maintien de sa conformité avec la Charia. Le Charia Board indépendant soutient l'intégrité de l’index en effectuant des examens périodiques.
Le Parsoli Islamique Equity Index (PIE) intervient sur une large couverture des régions de l’Inde et de secteurs industriels Charia Compliant. L’exposition diversifiée est assurée par la sélection des composants de l’index à partir de listes de titres regroupés par groupe d'industrie et par secteur géographique.
Le Parsoli Islamique Equity Index (PIE) est créé et géré en fonction d'une constante, la méthode quantitative. Ainsi les branches d'activité jugée incompatible avec Charia sont exclus, et les ratios financiers des sociétés cotées retenues sont examinés avec soin par le biais de paramètres définis. Les titres (actions) passent par des filtres sélectionnés selon un ensemble de règles établies. Cette gestion implique un suivi continu de plus de 5000 actions cotées sur les bourses indiennes.
Conformément à la pensée existant au sein des chercheurs Fiqh du monde entier, le filtrage écran implique l'élimination des sociétés qui ne répondent pas aux critères énumérés selon M. Mohammad Taqi Usmani :
1. La principale activité de la société n'est pas en violation de la Charia. Par conséquent, il n'est pas permis d'acheter ou d'échanger des titres de sociétés offrant des services financiers avec intérêts, comme les banques classiques et les compagnies d'assurance, sociétés impliquées dans d'autres affaires financières non approuvées par la Charia, tels que, les entreprises de fabrication ou vente de liqueurs , de porc, de viande « haram », ou impliqués dans le jeu, les activités de night-club ou de pornographie etc.
2. Si l'activité principale des entreprises est « halal », comme les automobiles, le textile, etc. mais que celles ci déposent leurs excédents de trésorerie sur un compte porteur d'intérêts ou empruntent de l'argent avec intérêts, le souscripteur doit exprimer sa désapprobation à l'égard de ces transactions, de préférence indiquant clairement sa désapprobation contre de telles activités à l'assemblée générale annuelle de la société.
3. Si certains revenus d'intérêts des comptes rémunérés est inclus dans le revenu de l'entreprise, la proportion de ces revenus dans le dividende versé aux actionnaires doit être donnée en charité par le souscripteur, et ne doit pas être conservé. Par exemple, si 5% de l'ensemble des revenus d'une entreprise est assortie des dépôts productifs d'intérêt, 5% des dividendes doit être donné en charité.
Les actions de la société sont négociables seulement si l'entreprise est propriétaire de certains actifs non liquides. Si tous les actifs d'une entreprise sont sous forme liquide, c'est-à-dire sous forme d'argent qui ne peut être acheté ou vendu, sauf pour la valeur nominale, parce que dans ce cas, la part que représente l'argent n’est pas négociable, sauf dans au pair.
Les filtres utilisés dans la constitution de Parsoli Islamique Equity Index (PIE) se focalisent sur :
1) l'activité principale des activités,
2) les ratios financiers.
Les sociétés dont l'activité principale est dans les domaines suivants ne sont pas jugés aptes à des fins d'investissement islamique et exclu de l'indice: l'alcool, le tabac, la viande de porc et produits connexes, la banque, l'assurance, les services financiers, les jeux, les parcs d'attractions, les hôtels, les casinos, le cinéma, la pornographie, la musique, etc. Après un premier filtre portant sur les entreprises acceptables selon le critère de l’activité principale, les titres restants sont passés par plusieurs filtres de ratios financiers sur la base des critères mis en place par les différentes écoles Charia afin de supprimer les entreprises avec des niveaux inacceptables de dettes ou impur en raison d’intérêts créditeurs :
• Exclure les entreprises si la dette totale divisée par la Moyenne 12 mois de capitalisation boursière est supérieure ou égale à 33%
• Exclure les sociétés si le montant de valeurs mobilières trésorerie avec Intérêts divisé par la Moyenne 12 mois de capitalisation boursière est supérieure ou égale à 33%
• Exclure les entreprises si le montant des comptes débiteurs divisé par l'actif total est égal ou supérieur à 45%
Les entreprises qui passent ces filtres sont incluses dans le Parsoli Islamique Equity Index (PIE).
Les membres du Shariah Board sont :
- Mufti Abdul Qayyum Rangrez
- Mufti Abul Hasan Arshad Kandhalvi
Mufti Abdul Qayyum
- études islamiques traditionnelles sous l'orientation d'éminents érudits islamiques Deoband
- spécialisation Mufti en Islamic Fiqh de Darul Uloom Deoband
- Enseignement islamique du Fiqh et de la langue arabe (1992-1996)
- chef mufti de Darul Iftaa Wad'dawah Ahmedabad, Inde
- Qazi (juge) de la cour du Gujarat en Inde
- Participation à de nombreux Dawa et réunions Fiqh dans différentes régions du pays
- Membre de Sharia Board of First Islamic India Fund
Mufti Abul Hasan Arshad Kandhalvi
- études islamiques traditionnelles sous l'orientation d'éminents érudits islamiques de Saharanpur UP
- spécialisation Mufti en Islamic Fiqh de Darul Uloom Deoband
- Enseignement islamique du Fiqh et de la langue arabe (5 ans)
- principal de la Madarsa Islamia Sulemania, Kandhla (Muzaffnagar) UP Depuis 4 ans
- Participation à de nombreux Dawa et réunions Fiqh dans différentes régions du pays
- Membre de Sharia Board of First Islamic India Fund
mercredi, 07 février 2007
ACACIA FINANCE : des placements halal !
Des placements financiers qui respectent les règles islamiques ? C'est ce que propose la société créée par Houssen ISSOP-MAMODE en décembre dernier : ACACIA FINANCE.
Ci-dessous une présentation de cette entreprise :
Après une expérience de douze ans dans les métiers de la banque, j’ai créé ACACIA FINANCE, société de conseil pour les affaires et la gestion spécialisée (Finance et Immobilier).
ACACIA FINANCE apporte des solutions de financement, placements et immobilières pour les investisseurs.
ACACIA FINANCE a entre autre pour partenaires le groupe SWISS LIFE, CITIGROUP, RABOBANK INTERNATIONAL LONDON, MERRIL LYNCH, UBS … etc.
ACACIA FINANCE est aujourd’hui en mesure de proposer des placements qui respectent les règles de la Sharia : le Conseil Islamique de la Réunion étudie actuellement les fonds « Sharia » que ACACIA FINANCE souhaite diffuser à LA REUNION. Un accord de diffusion est parallèlement à l’étude auprès d’une banque importante de la place et la possibilité d’intégrer ces fonds dans une enveloppe fiscale spécifique est également en projet.
Un site Internet est également en cours d’élaboration : http://acacia-online.com/

20:45 Publié dans Entreprise / Emploi / Finance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : finance, Acacia Finance, Houssen ISSOP-MAMODE, fonds Shariah, placement halal


























