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lundi, 13 juillet 2009
A quoi sert un journaliste ?
Omar Ba, Burqua et Xinjiang : 3 exemples pour un doute permanent
Avec l'essor d'Internet et d'une information immédiate à un coût proche de zéro, le rôle du journalisme semble de plus en plus nécessaire. Mais si c'est vrai pour la fonction de journalisme, l'utilité des journalistes d'aujourd'hui est plus que douteuse.
A quoi sert un journaliste s'il ne fait que reprendre la pensée dominante ? A quoi sert un journaliste, s'il n'apporte pas une vision critique et contextualisée des faits ? Son rôle semble aujourd'hui à se restreindre à ramener les "bons" experts qui sauront appuyer sa vision des choses.
Les exemples récents mettent en exergue deux biais d'une profession qui n'arrive pas à repenser son métier. C'est d'abord le fait de sélectionner et de diffuser uniquement l'information que le public veut entendre. Le deuxième biais, peut être plus dangereux, ce sont les omissions volontaires ; ou le plus important n'est pas ce qui est dit mais plutôt ce qu'on oublie de dire.
Pour un journaliste, Omar BA est un bon client. Avec son histoire et ses deux livres (Soif d'Europe : témoignage d'un clandestin et Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus ) il va écumer tous les médias en racontant les difficultés et les désillusions de l'immigration. Le seul petit problème c'est que cet étudiant à l'EHESS n'a jamais vécu ce qu'il racontait dans ses récits mais qu'il avait bien compris la "demande" médiatique sur le sujet.
Un "imposteur" repéré par la diaspora sénégalaise
Au delà de la sphère médiatique, on retrouve le même travers avec la commission de validation de la loi antiburqua. Dès les premières auditions elle a commencé par auditionner Dounia Bouzar, pour qui le port du niqab relève d'une "pratique sectaire" et le philosophe Abdennour Bidar qui y voit une "pathologie religieuse". Le seul souci c'est que les études scientifiques de ce phénomène en France montre que ça ne correspond pas à la rélité (cf Observatoire du religieux).
Quant aux omissions volontaires, à la mémoire sélective permanente ou aux doubles standards on en a des exemples chaque semaine. Récemment c'est un éditorial du Monde qui s'est illustré en la matière
Pour expliquer la situation du Xinjiang Le Monde nous dit qu'il faut dire les choses clairement : la Chine colonise cette région. A la lumière de ces éléments on comprend mieux les révoltes des Ouïgours. Mais surtout on compare cette situation à l'actuel Tibet ou au Maghreb sous la domination Européenne. Mais en revanche, aucune comparaison avec la colonisation de la Palestine par Israël dont la politique se poursuit depuis des décennies sous Oslo comme avec le gentil Obama...
Editorial du 8 juillet
Et enfin un dernier pour la route. Pour l'instant il de bon ton de défendre la cause des oïgours car ils sont opprimés et que ce sont surtout de bons musulmans modérés. Il faut faire vite car Pékin ne tardera pas à en faire des dangeureux terroristes affiliés à Al Qaïda...
09:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, omar ba, burqua, xinjiang




























Commentaires
à la question posée : A quoi sert un journaliste ?
à désinformer !
Ecrit par : moi-e | lundi, 13 juillet 2009
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