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vendredi, 18 avril 2008
1948-2008 : 60 ans depuis la Nakbah
Courrier de Farouck ISSOP
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La Nakbah, ce n’est pas juste une journée commémorée chaque année, à la date de la fondation officielle de l’état d’Israël, fondation fondée sur la spoliation des terres et des biens du peuple Palestinien*. La Nakbah, c’est avant tout des mois précédant cette date fatidique lorsque des miliciens sionistes commirent des massacres, assassinant de sang-froid des dizaines de milliers de Palestiniens dont le seul tort avait été de refuser la dépossession de leurs terres et de leurs biens*. Et la Nakbah, c’est aussi toutes les années, de mai 1948 à nos jours, durant lesquelles l’entité coloniale sioniste poursuit son crime : le déracinement de ce peuple héroïque qui refuse d’abandonner sa terre, son identité, sa lutte nationale, même lorsque les puissances internationales se liguent contre lui et que les états arabes participent à ce crime de mille et une manière : l’histoire, la géographie, le sens et la définition des mots sont réinventées : un peuple qui combat contre une occupation illégale ne peut être un peuple terroriste.
Les stéréotypes deviennent une réalité quotidienne, et on force la mémoire à oublier et à accepter les fausses réalités sur le terrain, à nier l’humanité et les valeurs qui font de nous des êtres humains. Comment avoir confiance dans les « les Droits de l’homme », « les résolutions des Nations Unies », « le droit International », pendant que tous ceux qui sont censés les défendre sont ceux la même qui les violent un peu plus chaque jour ? Mais on le sait déjà : l’intérêt économique est un formidable producteur de silence politique.
Le cœur du conflit Israélo-palestinien demeure la terre. L’Etat d’Israël, qu’on nous demande de reconnaître par la force, fut crée sur une terre qui ne lui appartient pas. Cette terre appartient aux Palestiniens. C’est pourquoi il ne peut y avoir ni concession, ni démantèlement, ni procuration du droit au retour, propriété des générations futures, individuelle et collective, tout comme le droit au retour est un droit acquis, politique, historique et légal*.
Malgré les difficultés réelles et les dangers menaçants, visant à détruire l’esprit et la volonté de cette Résistance qui anime le peuple palestinien, ce sont plutôt les forces coloniales, impériales et leurs alliés qui se retrouvent dans une impasse, n’ayant plus recours qu’à des menaces de guerre mondiale, à des assassinats, à la répression, à de grossiers mensonges, aux manipulations médiatiques, aux complots, au terrorisme, quand ce ne sont pas les massacres, armes privilégiée de tout élément exogène.
Malgré les difficultés présentes, les Palestiniens ne peuvent que regarder l’avenir avec espoir. Depuis 1948, c’est cet espoir qui leur a permis de passer d’une situation de réfugiés abandonnés dans des camps de misère à celle d’un peuple en lutte pour la libération de sa terre et pour sa liberté.
C’est cet espoir qui a permis au peuple palestinien de passer d’une situation de « minorité » écrasée dans son propre pays à celle d’un peuple menant une résistance quotidienne et héroïque contre l’institution coloniale la plus violente et la plus raciste dans le monde.
Mais c’est surtout cet immense espoir qui les anime lorsqu’ils voient les peuples et les amis sincères dans le monde porter cette cause et défendre la Résistance à leur côté.
ISSOP
*Lire à ce sujet : « Israël, Palestine : vérités sur un conflit » Alain Gresh - EDITIONS FAYARD
01:00 Publié dans Courrier des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nakbah, Palestine, Israël, Proche-Orient



























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