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vendredi, 04 avril 2008
La société AVICOM (Crête d'or) reçoit la certification Halal Reunion
La société Avicom qui produit de la viande de volaille et la distribue sous la marque "Crête d'or" notamment a reçu la certification Halal Réunion. La remise du label s'est faite mercredi soir au cours d'un cocktail organisé par l'entreprise au Village Corail à Saint-Gilles.
Elle créera une gamme "Al Halal" qui sera dans les grandes surfaces fin avril avec plus de 40 produits référencés. C'est uniquement cette gamme qui est garantie par le CSHR (Comité du Surveillance du Halal de la Réunion), et non les autres marques d'Avicom.
C'est la deuxième certification après celle obtenue en décembre par l'abattoir Ducheman et Grondin.
D'autres projets sont en cours : un restaurant, une boulangerie, la production et la distribution de la viande de boeuf, etc.
D'une façon plus générale, cela participe à une meilleure organisation du halal à la Réunion avec une offre qui s'enrichit, pas seulement dans le domaine alimentaire mais également financier avec le lancement de deux produits financiers halal par la BFC en début de semaine.
12:55 Publié dans Halal | Lien permanent | Commentaires (115) | Envoyer cette note | Tags : halal, Halal Reunion, Avicom, Crête d'or, CSHR




























Commentaires
Assalamoualaikoum.
Félicitations à toutes les personnes agissant de près ou de loin afin que ce genre de projet aboutisse. Qu'ALLAH vous garde et qu'ALLAH vous donne la chance (à nous aussi inchaALLAH) d'oeuvrer à ce que les musulmans avancent.
Was salamoualaikoum.
Ecrit par : curebien | vendredi, 04 avril 2008
Il était temps!!!! Depuis le temps, les musulmans ont ENFIN de quoi bequetter halal... Faut il s'en féliciter ou faut il souligner le grand retard qui n'a pas été comblé depuis toutes ces années???
Ecrit par : Ben | mardi, 08 avril 2008
Assalâmou Alaykoum,
Je pense que toutes les personnes qui ont travaillé (à tous les niveaux) à l'aboutissement de ce projet méritent qu'on les félicite et qu'on les encourage à continuer leurs efforts dans ce sens (boulangerie, et surtout resto !!!)
Djazâkoumoullah Fiddaraïn Khayral Djazâ yâ mawlâna, yâ ikhwânî !
Wa BârakALLAHou fîkoum wa fî A'mâlikoum
Wassalâmou Alaykoum,
Ecrit par : Bilal | jeudi, 10 avril 2008
Ben, es tu content de "bequetter halal..."?
Ecrit par : Bilal | jeudi, 17 avril 2008
je me demande pourkoi l abattoir dessai a st pierre ne bénéficie pas de ce logo.
il est pourtant un musulman et pourkoi lui il ne peut bénéficier de ce label. devons nous avoir plus confiance sur des nons musulmans .
kel société hypocrite nous sommes. nous priviligeons le commerce des non musulmans mais lorske nos filles se marient avec des nons musulmans nous les pointons du doigt.....
Ecrit par : rouk786 | samedi, 26 avril 2008
Franchement, ça veut dire qui ce commentaire ?! Quel rapport ?!!
Il faut se renseigner avant de parler.
Qui te dit qu'il ne peut bénéficer de ce label ??
Comme tout label, pour obtenir celui de Halal Reunion, il faut en faire la demande et aussi payer ce service je pense.
Je ne sais pas si cet abattoir a fait cette démarche. Mais peut-être qu'il n'en a pas besoin parce que justement il bénéficie d'une confiance "naturelle" si je puis dire.
il n'y a pas de privilège de commerce non musulman (??!!), il y a juste une réponse à une forte attente des musulmans de la Réunion de trouver facilement de la nourriture halal en grande surface
Dingue qu'une initiative aussi louable puisse générer ce genre de commentaire.....
Ecrit par : zarabes | samedi, 26 avril 2008
Je préfère d'ailleurs nos molissabs du Centre Islamique soient aller vérifier Crête d'Or et qu'ils disent que c'est Halal.. que d'avoir un certificat du chef d'entreprise qui certifie lui-même ses produit. (ça fait mélange des genres)
D'ailleurs, combien de nous n'avons jamais vu des frères et des soeurs musulmans prendre des cartons de volaille en supermarché juste parce que c'est écrit HALAL et que ça sort de je ne sais où (Belgique, Brésil)..
Les ^producteurs musulmans ,étaient pas suffisants (et parfois bcp trop chers) pour répondre à la demande ..
J'attends avec impatience la gamma Al-HALAL pour pouvoir déguster de la volaille..
On ne te demande pas d'avoir confiance en un non-musulman, mais d'avoir confiance en nos molissabs...
Ecrit par : moi | samedi, 26 avril 2008
la question sur le placement BFC m'interpelle, comment peut on placer à 2,5% l'année alors que la zakaate est aussi à 2,5%. Résultat on perd de l'argent car si j'investi 10 000 € je paierai zakaate sur 10250 € non? il me restera 9993 euros c'est bien ça? Pire nous ne faisons que par le biais de ce placement enrichir une activité haram qu'est une banque française, la vrai solution serait qu'on travail sur un vrai projet halal car là on mélange le halal et le haram non? Encore pire on constate actuellement que les frères et soeurs bossant dans cette boite n'hésite plus à envahir nos mosquées et madressah pour faire des réunions sur ce produit, alors que nous savons tous que selon les statuts de tous ces lieux tous débat politiques et commerciales sont interdits. Que font les molwis? On fait de la pub pour une banque (haram) à l'intérieur de lieux de cultes. C'est autorisé? A ce demander si certains de nos oulamah n'auraient pas des intéret à défendre dans ce produit. N'oublions pas que indirectement en souscrivant à ce produit nous aidons à fructifier une activité strictement haram et ceci en toute complicité car nous avons le choix ou pas d'investir dans ce produit et que ce n'est pas une obligation comme pour les assurances. Merci de m'éclairer si je me trompe
Ecrit par : iqbal | samedi, 26 avril 2008
As-Salâmou 'alaykoum,
Votre commentaire, Monsieur Iqbal, m'interpelle. Mais, j'ose espérer que c'est peut-être parce que vous n'avez pas entendu les enjeux réels qui se cachent derrière le lancement de ces produits. Voilà donc juste quelques éléments :
1) Dans un Hadîth, le Prophète (SAW) maudit tant les personnes qui consomment de l'intérêt que les personnes qui font consommer (dont les fonds génèrent) de l'intérêt. Plus lois, dans ce même Hadith, Il (SAW) explique que ces catégories de personnes sont égaux.
Jusqu'aujourd' hui, donc, on n'avait pas de solution de placement HALAL. C'est chose faite, cependant, depuis qqes temps avec ces produits dont vous parlez.
Vous dites que vous perdez de l'argent avec ces produits (après soustraction de la Zakât)... Pouvez-vous juste m'expliquer comment vous faisiez lorsque ces produits n'existaient pas et que les musulmans souscrivant à un PEL ou compte-épargne? C'était interdit, même si (pour se donner bonne conscience) on retirait l'intérêt pour envoyer dans une madressa. Et, on perdait donc (plus d'argent).
2) Ce n'est un secret pour personne que le besoin premier de la communauté musulmane dans ce domaine reste le financement : ce qu'on appelle le crédit Sharia Compliant. Même si les produits d'investissement et et de placement sont aussi très importants.
Ceci étant, vous devez savoir que ces produits ne sont qu'une étape dans le processus de finance islamique. A tel point qu'avec le lancement de ces premiers produits d'investissement (validés par l'Autorité des Marchés) de France, tous les regards sont actuellement tournés vers la Réunion. Si ces produits marchent, on aura de fortes chances de voir apparaitre des produits de financement islamique sur le marché à très court terme. AU cas contraire, le Législateur pourra se dire que les musulmans ne sont effectivement pas très intéressés par ce type de finance.
Je parle de Législateur, parce que pour les crédits Halal, quelques lois devront être aménagées (Je ne rentre pas dans les détails.. Renseignez-vous auprès d'un 'âlim.
3)Les fonds investis dans les deux produits créés ne peuvent être employés par la banque dans une activité autre que celle qui a été spécifiée aux investisseurs… contrairement à l’argent qui est placé sur les comptes épargnes (ou autres PEL) qui, lui, est systématiquement employé pour financer les prêts à intérêts qu’offre la banque à ses clients.
4) En ce qui concerne votre accusation : Que les molwis font de la pub et ont donc sûrement un intérêt.. Rassurez-vous. ..
Le seul intérêt qu'on a, c'est justement de pouvoir faire en sorte que la finance islamique voie le jour de manière efficace en FRANCE (comme cela est monnaie courante en Grade-Bretagne) .
Dernière chose : Lorsque dans quelques années , vous ou vos enfants, achèteront (incha ALLAH) un bien (voiture ou maison) par l'intermédiaire d'un crédit HALAL, alors, vous pourrez relire, Mr Iqbal, le commentaire que vous venez de poster et vous comprendrez ...
En tt cas, ce serait peut-être mieux d'assister justement à ces réunions que font les 'olamahs.. Vous aurez plus de détails.
Lundi soir : Ste-André
Mardi soir (après Iha) : TAMPON
Mercredi (après Maghreeb) : Le Port
Entre autres...
Ecrit par : Mufti Chakil OMARJEE | dimanche, 27 avril 2008
Cher Mufti, je vous remercie pour votre réponse.
Le point qui m'interpelle ici découle de la fatwa suivante :
Q : Quel est le regard de la religion sur les banques à intérêt et le fait d’effectuer des transactions avec elles ?
R : Le travail dans les banques est interdit car c’est une aide à promouvoir les intérêts, et celui qui fait cela rentre dans la catégorie des gens que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a maudit celui qui prend l’intérêt, celui qui le donne, celui qui l’écrit et les deux témoins et il a dit qu’ils étaient tous égaux dans le péché. Même si ce n’était pas une aide, ce serait agréer et approuver ce genre de travail. Il n’est donc pas permis de travailler dans les banques qui pratiquent l’intérêt. Par contre, on peut mettre son argent dans ces banques, à condition que l’on ne trouve pas d’autre lieu sûr et que l’on ne prenne pas l’intérêt, sinon cela devient un péché.
Fatwa de cheikh Otheimine,
Si je me réfère à cette fatwa donc nous ne devons pas aider les institutions qui offre l'intérêt, en plaçant à la BFC, cette dernière nous fait payer une commission de frais de gestion du portefeuille, donc nous l'enrichissons, ma question est la suivante : est ce que quand on a le choix (vu que ce placement n'est pas obligatoire et indispensable) se rendre complice d'une activité haram est autorisé? Ne me dites pas que c'est la seule façon de faire fructifier son argent de manière halal à la Réunion, il exite plein d'autres moyens halal mais qui n'ont pas votre label halal car cela n'est pas encadré (bourse, commerce, immobilier)
J'aimerai aussi souligner que le discours de la plupart des alims que nous rencontrons actuellement à la Réunion est qu'il est haram de travailler dans les banques voir pour certains qui disent que cela est makrouh et mieux vaut l'éviter car on est complice et témoin de l'intéret. Contrairement en aidant cette banque à fructifier son bénéfice par le biais de notre argent là par contre cela devient halal si je me ralie à votre raisonnement car là on apporte pas notre compétence intellectuelle mais notre porte monnaie? Je comprend pas trop cette logique, merci de m'éclairer.
Autre question, que fait la BFC dans nos lieux de cultes? Comment peut on laisser une entité strictement haram dans sa généralité venir faire du commerce et de la publicité dans nos mosquées, si demain tous les commerçants comme moi en manque de liquidités éventuellement demanderai aux présidents des lieux de cultes d'avoir accés aux musulmans pour augmenter leurs capitales et redistribuai les bénéfices ensuite à travers du commerces halal ( vêtement par exemple ) seront nous autorisés?
Sincèrement j'analyse que le discours est double, si on travail à la banque là on est complice de l'intéret alors que c'est parfois pour vivre, par contre y placer son argent et donc être aussi complice de l'intéret en aidant la banque à prospérer là ça devient halal. Il y a anguille sous roche comme y dit. Peut etre que je me trompe alors merci de m'éclairer sur ce double discours on selon que l'apport soit intellectuel ou numéraire, la conclusion change et passe du haram au halal
Ecrit par : iqbal | dimanche, 27 avril 2008
As-Salâmou ‘Alaykoum,
J’aimerais avant toutes choses être clair sur un point : travailler (ou apporter son aide) aux institutions financières traditionnelles (basées sur l’intérêt et l’usure) est interdit, comme l’a très bien démontré Sheikh Uthaymîn ®.
Ce n’est pas la banque en elle-même qui est Harâm de nature, mais c’est dû au caractère illicite de toutes ces activités. C’est pour cela que pendant très longtemps, on a « diabolisé » les banques, parce que celles-ci ne représentaient que des activités et des produits illicites en Islam.
Cependant, vous me dites que vous êtes commerçants. Imaginons que vous vendiez des boissons ; Un représentant de la banque viendrait chez vous et achète une caisse de boissons gazeuses. Vous vendez ou pas ?
Vous avez un restaurant : les employés de la banque viennent manger chez vous le midi : vous servez ou pas ?
En tout cas, la détermination d’une cause directe ou indirecte d’un acte prohibé a été discutée par les juristes musulmans.
A ce propos, vous pourrez lire une discussion très intéressante (en même assez technique et longue) sur le lien suivant :
http://www.islamie.com/finance-islamique-cest-parti-en-france-t40816.html
Tout cela pour vous dire que dans le produit dont on parle : notre argent (capital) ne sert pas à alimenter les fonds de la Banque qui servirait à des emprunts avec intérêts. J’avais d’ailleurs été très clair dans le point 3 de ma réponse précédente sur ce point.
Vous comprenez donc qu’il n’y a pas de différence entre le fait d’apporter une aide intellectuelle ou une aide en numéraire à une banque (traditionnelle) : les 2 sont interdits.
Dans les produits dont nous parlons, nous ne donnons rien à la banque. Celle-ci est notre « agent commercial » et il est rémunéré pour son travail…
Si vous avez un employé (non-musulman) qui a l’habitude de boire ou d’aller en boite de nuit le samedi soir ; il va aller sûrement utiliser la paie que vous lui avez donné pour faire ses choses Harâm : serez-vous responsable ? Non, évidemment.
Pour revenir au système bancaire, personne ne dira que les gens qui travaillent à l’IBB (par exemple), la banque islamique de Grande-Bretagne, sont dans l’interdit. Parce que bien travaillant dans une BANQUE, ils proposent et commercialisent des produits HALAL.
Permettez-moi d’être clair sur un autre point, parce que votre expression « anguille sous roche » risque de prêter à confusion : Ni le Centre Islamique, ni aucun membre du centre Islamique n’a de part dans cette banque, et on n’est pas rémunéré pour toute cette opération.
Mais, on le fait, parce que se rend bien compte qu’on est à un tournant, à une croisée..
Soit, on y va et on montre notre intérêt pour la finance islamique et on aura la possibilité d’ouvrir d’autres portes incha ALLAH (notamment le financement) .
Soit, on laisse passer le train, et on risque de se mordre le doigt plus tard lorsque ça nous passera sous le nez.
Par contre, je n’ai dit que les musulmans n’avaient pas la possibilité d’investir dans d’autres secteurs. Le seul problème, c’est que je me demande quand même pourquoi autant de nos coreligionnaires ont gardé un PEL ou un compte-épargne ? Et, entre nous, investir dans l'immobilier avec son fond propre (sans avoir recours à la banque) est réservé à une infime minorité de personnes.
L'interdiction de faire du commerce dans les lieux de culte concerne les massaajids. Les programmes sont effectués dans les mederssah. Par ailleurs il ne s'agit pas de faire de la pub pour une banque particulière. Ces programmes consistent à présenter les enjeux extrêmement importants pour des solutions financières sans intérêts au travers d'un produit qui a été le résultat d'un travail en commun du CIR (qui encore une fois ne gagne pas un centimes là dedans, mais bien au contraire... ) et de la BFC.
En outre, la fatwah de Sheikh Outheïmine ne s'oppose pas à notre démarche. Il précise clairement à la fin de sa fatwah que si on a pas d'autre lieu sûr pour placer son épargne (chacun est juge de sa situation et de ses moyens) on peut le mettre dans une banque si on ne prend pas de l'intérêt, et justement ici non seulement je ne prends pas de l'intérêt (le mot prendre dans la fatwah du Sheikh que vous citez est contradictoire car cela voudrait dire que je peux quand même mettre de l'argent dans un compte à intérêt sans prendre l'intérêt alors que le hadith dit clairement que le contrat à intérêt qui entraîne l'ouverture d'un compte à intérêt est interdit) mais en plus il n'y a pas d'intérêts. Effectivement il n'y a pas d'obligation d'investir dans ces fonds au sens strict du terme, mais on a un devoir de solidarité et d'éthique vis à vis de la communauté musulmane de France et de nos enfants.
Pour finir, juste une petite chose sur ton premier commentaire… en ce qui concerne le calcul de la Zakât .. Si comme tu dis, il te reste 9 993 euros après soustraction de la Zakât (pur). Dans un placement classique (PEL ou compte-épargne) , il t’aurait rester 9 750 Euros : parce que tu retires les bénéfices Haram et tu enlèves 2,5% de 10 000 euros. En plus, ton argent aurait généré des intérêts : on a vu la gravité.
En tout cas, j'espère que ce sera suffisant.
Si vous avez d'autres questions de ce genre, votre participation aux dites-réunions serait très souhaitable.
Wallâhou A'lam
As-Salâmou ‘Alaykoum
Ecrit par : Moufti Chakil Omarjee | dimanche, 27 avril 2008
Cher Monsieur Iqbal, je voudrais juste faire un petit retour sur votre calcul de départ : selon vous, si on place 10000 euros à la BFC, on se retrouvera avec 9993 euros à la fin de l'année. en théorie ce n'est pas faux, mais encore faut-il savoir qu'en laissant trainer cette petite somme en fond de caisse (ouplang) comme les commerçants ont souvent l'habitude de faire !!!, ou en la plaçant sur un compte épargne (PEL), elle perdra encore plus de valeur, car si votre PEL vous rapporte 2,5% d'intérêt annuel, alors il faudra bien entendu enlever ces 2,5% du capital d'origine, les donner en sadaqa sans intention de récompense, puis prélever la zakat sur le capital, ce qui fait qu'au final, on aura 9750 euro. Faites votre choix!
pour le reste, je vous invite à vous rendre à l'un des réunions prévues et faire part de vos objections , car vous expliquer tous les enjeux par commentaire prendrai trop de temps.
Ecrit par : Fayzal | dimanche, 27 avril 2008
P.S : je n'ai pas vu le commentaire de Moufti sahab juste avant. en fait il repren un peu les même id. excusez mon retard sur la détente.
Ecrit par : fayzal | dimanche, 27 avril 2008
As-Salâmou ‘Alaykoum
Chers frères et soeurs, je partage l'opinion d'Iqbal car il n'est pas permis de travailler dans les banques qui pratique l’usure (riba) parce qu’en faisant cela on les aide dans le péché et la transgression, comme Allah (Subhanahu wa Ta'ala) dit :
« Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition » [Sourate Al-Maida : 2].
Et il a été confirmé du prophète (sallahu `alayhi wa sallam) qu'il a maudit ceux qui ont mangé/profité (akil) de riba aussi bien celui qui est responsable (des transactions), celui qui écrit (les transactions) et les témoins (des transactions) et il a dit :
« ... ils sont pareils/égaux ... » rapporté par Muslim.
Par contre si la nécessité exige que vous transfériez (de l'argent) via une banque qui pratique l’usure, il n'y a aucun mal en cela, insha.-Allah, comme Allah (Subhanahu wa Ta'ala) dit :
« Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d’y recourir » [Sourate Al-An'am : 119].
Au regard de ces éléments je constate 2 poids, 2 mesures dans les propos de Moufti Chakil Omarjee qui dit :
"Vous comprenez donc qu’il n’y a pas de différence entre le fait d’apporter une aide intellectuelle ou une aide en numéraire à une banque (traditionnelle) : les 2 sont interdits.
Dans les produits dont nous parlons, nous ne donnons rien à la banque. Celle-ci est notre « agent commercial » et il est rémunéré pour son travail…"
Apporter une aide numéraire à la banque est haram dans ce qu'il nous dit, mais lorsqu'on utilise la banque comme agent commercial volontairement en contribuant à leurs bénéfices cela devient autorisé ?
Uniquement dans ce cas on a donc le droit d'entraider la banque volontairement dans le haram ?
"Et, entre nous, investir dans l'immobilier avec son fond propre (sans avoir recours à la banque) est réservé à une infime minorité de personnes."
La mise de départ étant de 10000€ on voit actuellement que cela est aussi limité à une infime minorité de personnes, la preuve la BFC fait le forcing et nos molwis bradent l'entrée de nos madressah à la BFC pour y commercialiser leurs produits contrairement aux statuts de ces dits madressah.
En souscrivant à ce produit, nous serons complice d'une activité haram, nous rémunérons la banque VOLONTAIREMENT, et seront donc des témoins et complice du RIBA, ce qui est condamné par ALLAH.
Wallâhou A'lam
Ecrit par : manfoucha | lundi, 28 avril 2008
La vrai question à notre problème est la suivante :
A t-on le droit de s'associer et de passer par du Haram pour obtenir du Halal?
Nos ancetre nous ont toujours répondu que NON jusqu'à ce jour mais apparamment les temps changent et les opinions aussi.
On a de jeunes oulamah qualifiés, merci de nous éclairer une nouvelle fois sur cette interrogation.
Ecrit par : nousrat | lundi, 28 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
En ce qui me concerne, j'ai deux petites questions à tous ceux qui considèrent qu'il est harâm de traiter avec une banque usuraire de façon générale sauf en cas de nécessité :
Un principe du droit musulman stipule que, ce qui est permis par nécessité doit se limiter au strict nécessaire. A partir de là :
Nous savons bien que l'on n'est pas obligé de garder son argent sur un compte courant : on peut tout à fait protéger nos biens en les gardant dans un coffre loué à la banque… Suivant le point de vue que vous exposez, il devrait être interdit d'ouvrir même un compte courant (vu que les fonds qui y sont gardés contribuent là aussi, d'une certaine façon, au fonctionnement et à l'enrichissement de la banque) et il devrait être obligatoire de placer son argent dans des coffres (c'est-à-dire là où on est certain que l'argent ne sera pas du tout utilisé par la banque)… Est-ce bien ce que vous soutenez ?
Dans le cas où vous considérez que l'ouverture d'un compte courant est nécessaire pour recevoir les paiements par chèques etc…, suivant le point de vue que vous exposez toujours, il devrait être obligatoire de retirer en espèces les sommes versées dès qu'elles seraient créditées sur le compte pour les placer dans un coffre… Est-ce bien ce que vous soutenez ?
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | lundi, 28 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
je souhaite revenir sur le programme de réunions que font les 'olamahs :
Lundi soir : Ste-André
Mardi soir (après Iha) : TAMPON
Mercredi (après Maghreeb) : Le Port ... etc.
Je pense que c'est une erreur d'utiliser les madressahs pour faire de la publicité aux produits développés par la BFC tandis que nombre de nos frères et soeurs sont employés par d'autres banques concurrentes.
Notre enthousiasme pour ce début de solution de finance islamique ne nous aveugle t il pas pour mettre ainsi en porte à faux ces frères et soeurs en utilisant nos madressahs pour une opération commerciale.
Je ne comprends pas le manque de discernement dont certains d'entre nous font preuve ainsi, alors que leur position de moufti devrait les conduire à plus de retenue à titre d'exemple. C'est comme cela que des dérives arrivent ... ne confondons pas le religieux et le profane : dès lors qu'un moufti intervient la frontières est très étroite dans l'esprit des gens. Sachons nous mettre à la portée de chacun et gardons la tête froide, surtout quand on a atteint un niveau élevé de connaissance et culture religieuse ... Il faut en être digne !
Ecrit par : Alphya | lundi, 28 avril 2008
As-Salâmou ‘Alaykoum
je suis complètement d'accord avec Alphya
C'est une erreur d'ouvrir nos madressahs à la BFC pour une opération commerciale
Avons nous le droit de brader ainsi nos lieux de connaissances et cultures religieuses pour faire augmenter encore plus les profits d'une banque qui s'intéresse aux fonds de notre communauté dans un simple but commercial.
Parce qu'aujourd'hui c'est à la mode de parler ou de s'essayer à la finance islamique cette banque s'engouffre dans la brèche. Mais si demain pour X raisons cela ne devait pas marcher comme espéré, cette banque continuerait elle dans la recherche de solutions de financement ? Je pense que non et cela signifierait que nous nous sommes fait prendre en otage et nos madressahs avec. Pourquoi pas nos masdids avec des bayânes pour djoumah tant qu'à faire ...
C'est vraiment n'importe quoi là !!!
Ecrit par : Ismael | lundi, 28 avril 2008
Je crois que tout ça est monté à la tête de nos mouftis et de certains frères de notr communauté qui ont perdu le sens de la mesure.
Faut vite aller se rafraîchir là, parce que mosquées et medersas ne sont pas des agences de la BFC ni de toutes autres banques ou autres commerces.
Passez vous la tête sous l'eau froide !
Ecrit par : Adam | lundi, 28 avril 2008
Cher Mufti, assalamoualeikoum,
J'ai une question, j'ai un peu de liquidité chez moi sous mon lit et je ne sais pas trop quoi en faire. Une prostitué qui exerce donc une activité haram me propose d'investir mon argent dans des stylos de marque, elle se servirai de ces activités nocturnes pour vendre mes produits à sa clientèle. En échange je n'aurai à lui remettre qu'une commission car elle interviendra ici pour moi en tant qu'agent commerciale. Elle m'a promis qu'elle ne mélangera pas les revenus de ces activités nocturnes avec mes bénéfices éventuelle. En m'associant à elle ici, elle élargira donc sa clientèle certainement grâce aux bouches à oreilles, tous le monde viendra vers elle pour voir ou acheter les fameux stylos et peut etre aussi se voir proposer de ces services. Je l'aide donc indirectement à progresser dans ces affaires et cela volontairement puisque j'ai le choix d'investir ou pas et elle pourra accroitre son bénéfice. A travers mon activité halal, je l'entraide indirectement dans son activité haram. Comme dit créole mon l'argent i gratte à moins. Avec la BFC mes gains seront multipliés au pire par 1,035 par an, avec la prostitué mon apport est multiplié par 2 au bout d'un mois. Au point de vue financier mon choix est fait, mais maintenant j'attends votre avis au niveau religieux sur le dilemme qui m'est proposé. Merci de votre réponse cher Mufti.
Ecrit par : iqbal | lundi, 28 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
Cher Iqbal,
La comparaison que vous faites entre l'investissement dans les fonds shariah de la BFC et l'investissement dans le deal proposé par la prostituée aurait (peut être) été pertinente si vous aviez pris soin d'y intégrer les deux paramètres essentiels suivants :
1) L'ensemble de nos coreligionnaires sont déjà quotidiennement en affaire avec cette prostituée, soit directement (en monnayant ses "faveurs" harâm), soit indirectement (en lui confiant volontairement de l'argent (ou des stylos si vous préférez) à garder tout en sachant qu'elle va tirer, d'une façon ou d'une autre, un profit commercial de ce dépôt.)
2) En acceptant de traiter avec elle sur un projet commercial qui est en soi licite, notre intention n'est en aucune façon de l'aider à progresser dans ses affaires. Au contraire, ce marché fait partie d'un projet bien plus grand : ce n'est là qu'un moyen adopté dans l'intention de permettre, à terme, à nos coreligionnaires qui font des choses harâm quotidiennement avec elle d'arrêter de commettre ces péchés.
En intégrant ces deux paramètres essentiels, pensez-vous que, d'un point religieux, le deal avec la prostituée est harâm ou blâmable ?
Par ailleurs, par rapport à votre raisonnement de façon générale, il y a certaines questions très importantes de M. Chakil qui sont toujours en suspens :
1) Imaginons que vous vendiez des boissons ; Un représentant de la banque viendrait chez vous et achète une caisse de boissons gazeuses. Vous vendez ou pas ?
2) Vous avez un restaurant : les employés de la banque viennent manger chez vous le midi : vous servez ou pas ?
3) Si vous avez un employé (non-musulman) qui a l’habitude de boire ou d’aller en boite de nuit le samedi soir ; il va aller sûrement utiliser la paie que vous lui avez donné pour faire ses choses Harâm : serez-vous responsable ?
Et il reste également les deux questions que j'ai soulevées quelques messages plus haut.
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | mardi, 29 avril 2008
Ben, es tu content de "bequetter halal..."?
Ecrit par : Bilal | jeudi, 17 avril 2008
Ecrit par : Bilal | mardi, 29 avril 2008
Je remarque la façon tout à fait typique du zarabe de la réunion de ne pas répondre aux questions et de ne pas vouloir comprendre, mais de tout toujours essayer de trouver une petite bête.
Muftisab a été très courageux de venir s'expliquer et de montrer les enjeux et je pense qu'il ne devrait pas le refaire à nouveau, car je crois qu'on est la face à des gens qui ne veulent pas comprendre mais qui veulent juste montrer qu'un mowlwi: ça a toujours tord.
Pour moi, j'ai très septique; J'ai assisté à une réunion et j'ai compris . J'avais un compte-épargne (HARAM) et j'ai fermé depuis alhamdolillah.
Je remercie tous ces jeunes mowlwis qui bougent et qui nous font sortir du péché .
Je te demanderai , Iqbal, de saluer bien bas, ta prostituée. Je préfère, moi, fréquenter les mouftis .
Ecrit par : cassim | mardi, 29 avril 2008
j'ai assisté à une réunion improvisé par les soeurs de cette banque dans ma medersa et je vais donc synthétiser leurs discours : Où que vous soyez quitter votre banque et venez chez nous car nous on vend du halal, on avait l'impression qu'elles étaient là + pour vendre leurs banques que pour vendre les produits. J'ai été témoin et j'ai pu constaté.
Ecrit par : asma | mardi, 29 avril 2008
"Je crois que tout ça est monté à la tête de nos mouftis et de certains frères de notr communauté qui ont perdu le sens de la mesure...."
Non, mais je rêve.. Heureusement que vous êtes là pour porter la bonne parole ..
Un peu plus, ils devraient vous intérgrer dans le Centre Islamique en tant que Moufti en chef .. On aurait peut-être des samedis soirs après icha agrémentés de films bollywood à côté du mimbar.
Chacun son métier.
Lorsqu'ils ne font pas , on dit qu'ils ne proposent pas de solution .. LOrsqu'ils font, on dit qu'ils font trop..
Je vouddrais juste rappeller les grandes avancées des ce 2 dernières années :
-Le SMS annonçant les mayyites
-Le label HALAL
-La finance islamique (que même la France nous envie : j'en ai parlé avec un ami musulman en france , il attend avec impatience que les muftis de la R2union font a même chose en france).
Et, tout ça pour le Centre ISlamqiue (que je n'aimais pas avant parce qu'ils étaient trop durs)
SI tu préfères rester dans l'intérêt (tu t'y plais peut-être) .. moi non ...
Juste une question pour compléter :
Tu as déjà eu un compte PEL? Un compte-épargne? un découvert? contracter un prêt à intérêt?
Merci de répondre simplement par oui ou non ...
Ecrit par : abdoul | mardi, 29 avril 2008
je vois qu'on parle très "technique" à travers ces commentaires.
Pourquoi pas organiser une rencontre entre les personnes qui ont de multiples interrogations et les oulamas concernées par les produits financiers halal?
Ca serait une formidable occasion de debattre en tte franchise, et puis comprendre mieux les interrogations; et les oulama auront l'occasion de répondre et le debat serait plus serein.
Faire ca dans un lieu neutre pour ne pas choquer les sensibilités,
Je pense que les personnes qui sont intervenues ici et qui souhaitent des réponses à leurs interrogations proposent.
Ecrit par : Bilal | mardi, 29 avril 2008
Bilal,
En relisant M. Chakil, il a dit que les réunions sont organisées déjà..
Mais, si nous, on va attendre chez nous.. sans daigner aller à leur rencontre, on n'avancera jamais.. et le train risque de passer sous notre nez .
De plus, je crains (tels que je connais mes petits camarades) que ces molissabs aient en face d'eux des jeunes qui n'ont qu'un but ; montrer leur supériorité et descendre les molissabs.
Ecrit par : moi | mardi, 29 avril 2008
Même en Métropole, on en parle ... et à un haut niveau
Voyez al kanz..
Nou zarabe de la réunion, on sera toujours derrière, parce que on 'aime bien critiquer .
Ce qui, je pense, ennuie beaucoup de monde, c'ets que ces muftis sont en train de donner un coup de pied dans notre fourmillière et secouer notre cocotier .
Comme quelqu'un qui dort avec une prostituée et qui ne veut pas rester entièrement nu parce que c'est interdit.
si les banques viennent à nous avec les mouftis, c'est que nous n'étions pas intéressés par eux .
Finance islamique. Vous trouverez ci-après le communiqué de Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, ainsi que le programme de la table ronde consacrée à la finance islamique, organisée le 14 mai 2008.
Les temps changent.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Née dans les années 70, la finance islamique a pour but de développer des services bancaires et des produits financiers compatibles avec les prescriptions de la loi coranique. Acteur peu connu de la finance mondiale il y a encore quelques années, la finance islamique connaît aujourd’hui un développement appelé à perdurer au regard, notamment, des liquidités actuellement présentes dans un certain nombre de pays musulmans, et de la forte demande pour des produits compatibles avec la Charia.
Cette croissance suscite un vif intérêt, y compris en Europe, où plusieurs pays s’interrogent sur la manière d’intégrer cette finance alternative aux cotés des activités conventionnelles. Le Royaume Uni fait figure de proue sur ce sujet depuis 2004, en proposant à la communauté musulmane une offre de services adaptée, et en faisant de la City la place européenne de référence en matière de finance islamique.
Suite à son rapport d’information sur « Le nouvel “âge d’or” des fonds souverains au Moyen-Orient » d’octobre 2007, dont une partie était consacrée à la finance islamique, la commission des finances du Sénat souhaite apprécier l’opportunité et les modalités pour la France de s’insérer sur ce marché en plein essor.
Dans cette perspective, nous serons particulièrement attentifs aux échanges et aux propositions qui se dégageront de ces tables rondes réunissant experts et professionnels reconnus.
Première table ronde
9 h 30 — 11 h 00 : L’intégration de la finance islamique dans le système financier global : quels enjeux pour la France ?
Thèmes abordés
Cette première table ronde a pour objectif de présenter le développement de la finance islamique et son intégration au sein de la finance mondiale. Représentant aujourd’hui environ 700 milliards de dollars et doté d’un potentiel de croissance reconnu, la finance islamique suscite intérêt et convoitises. La table ronde permettra d’avoir un aperçu des activités de l’industrie financière française sur ce marché encore fortement localisé au Moyen Orient et en Asie du sud est. Elle sera, aussi, l’occasion d’apprécier l’opportunité pour la France de s’inscrire davantage d’un point de vue national sur ce créneau en développant des produits compatibles avec la Charia.
Intervenants
-M. Zoubeir BEN TERDEYET, directeur Isla-Invest ;
-Mme Maya BOUREGHDA, juriste BNP Paribas,
Chargée d’enseignement à Paris I ;
-M. Anouar HASSOUNE, vice-président Moody’s ;
-M. Vincent LAUWICK, responsable commercial produits
strutctures-asset management SGAM AI Londres ;
-M. Jean-François PONS, directeur des relations européennes
et internationale de la Fédération bancaire française (FBF) ;
-M. Gilles SAINT-MARC, avocat associé Gide Loyrette Nouel AARPI.
Seconde table ronde
11 h 15 — 12 h 45 : Le développement de la finance islamique en France : quelles adaptations du cadre législatif et/ ou réglementaire ?
Thèmes abordés
Cette seconde table ronde a pour objet de faire le point sur les éventuels « frottements » juridiques et fiscaux pouvant freiner le développement de la finance islamique en France, que ce soit par exemple dans le cadre de l’accueil de banques islamiques sur le territoire national, du montage juridique ou fiscal des produits respectant les principes de l’islam financier, de l’émission de sukuk…
Elle permettra également de faire le point d’une part, sur l’expérience britannique et les leçons qui peuvent en être tirées, et d’autre part, sur les réflexions en cours en France au niveau des professionnels et des pouvoirs publics.
Intervenants
-M. Arnaud de BRESSON, délégué général d’Europlace ;
-M. Thierry FRANCK, chef du service du financement de
l’économie à la direction générale du Trésor et de la politique
économique ;
-M. Bruno GIZARD, secrétaire général adjoint de l’AMF ;
-Mme Laurence TOXÉ, avocate cabinet Norton Rose LLP
Paris ;
-Mme Anne-Sylvie VASSENEIX-PAXTON, avocate cabinet
Norton Rose LLP Paris ;
-M. Gilles VAYSSET, secrétaire général du Comité des établissements
de crédit et des entreprises d’investissement.
Repères :
- Estimation du marché de la finance islamique (fin 2007) : 500 milliards de dollars d’actifs des banques et compagnies d’assurance, 700 milliards de dollars en prenant en compte les actifs hors bilan et les fonds conformes à la Charia (estimation Moody’s) ;
- Taux de croissance annuel moyen au cours des 10 dernières années : entre 10 et 30 % en fonction de la classe d’actifs ;
- Distribution géographique de la finance islamique : 60 % dans le golfe persique, 20 % en Asie du sud est;
- Taille du marché des sukuk au 31 décembre 2007 : 97 milliards de dollars, + 50 % au cours de l’année 2007 ;
- Eurosukuk cotés sur les marchés globaux au 31 décembre 2007 : environ 35 milliards de dollars ;
- Mars 2008 : le gouvernement britannique se déclare prêt à émettre des sukuk.
Les principes fondamentaux de la finance islamique :
Les cinq piliers de l’islam financier contiennent 3 principes négatifs et 2 principes positifs :
N° 1 : principe d’interdiction d’intérêt, pas de « riba » ;
N° 2 : principe d’interdiction de l’incertitude, de spéculation, pas de « gharar » ni de « maysir » ;
N° 3 : principe d’interdiction de secteurs illicites, pas de « haram » ;
N° 4 : principe de partage des pertes et des profits ;
N° 5 : principe « d’asset-backing ».
Le caractère islamique d’un produit financier ou d’une transaction financière est validé par un conseil de conformité à la Charia.
Petit abécédaire de la finance islamique :
- Ijara (crédit bail) : contrat de crédit bail par lequel une partie loue un bien pour un loyer et une échéance déterminée ;
- Mucharaka (association) : contrat de prise de participation dans lequel la banque et son client participent ensemble au financement d’un projet ;
- Mudharaba (commandite) : contrat de fiducie par lequel une partie fournit le capital pour un projet et l’autre le travail ;
- Murabaha (intermédiation) : contrat d’achat et de revente dans lequel la banque achète à un fournisseur un bien corporel à la demande de son client, le prix de revente étant fondé sur le coût plus une marge bénéficiaire ;
- Sukuk : produit obligataire islamique, qui a une échéance fixée d’avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l’intérêt. Ils sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque de crédit et reçoivent une part de profit, et non un intérêt fixe et commun à l’avance comme dans des asset backed securities.
Ecrit par : cassim | mardi, 29 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
Cher 'Abd
Vous dites : 1) L'ensemble de nos coreligionnaires sont déjà quotidiennement en affaire avec cette prostituée, soit directement (en monnayant ses "faveurs" harâm), soit indirectement (en lui confiant volontairement de l'argent (ou des stylos si vous préférez) à garder tout en sachant qu'elle va tirer, d'une façon ou d'une autre, un profit commercial de ce dépôt.)
Il convient ici de différencier ici le VOLONTAIREMENT du NON puisque ALLAH dit dans le Qourane en reprenant le commentaire d'une autre internaute « Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d’y recourir » [Sourate Al-An'am : 119].
Vous dites : 2) En acceptant de traiter avec elle sur un projet commercial qui est en soi licite, notre intention n'est en aucune façon de l'aider à progresser dans ses affaires. Au contraire, ce marché fait partie d'un projet bien plus grand : ce n'est là qu'un moyen adopté dans l'intention de permettre, à terme, à nos coreligionnaires qui font des choses harâm quotidiennement avec elle d'arrêter de commettre ces péchés.
Certes notre intention est saine, il n'y a aucun doute la dessus mais ne devrons nous pas réfléchir aux conséquences de cette intention saine qui entraine une complicité dans une activité haram et ceci comme je l'ai toujours défendu ici VOLONTAIREMENT, puisque on peut bien garder son argent chez soi et ne pas investir dans ce produit ou investir aussi ailleurs à travers des activités halal avec des partenaires exerçants des activités halal.
On peut aussi prendre l'exemple d'un ingrédient haram , je prend un récipiant rempli de cet ingrédient haram, est ce que si je plonge à l'intérieur un ingrédient halal qui ne se dissout pas, notre ingrédient halal à la base reste halal ? Nos alims nous ont toujours appris que si nos sandwich halal touchaient un sandwich non halal tous deviendrai haram. Ici se n'est qu'un petit exemple qui pourrait être débattu et détaillé par rapport aux produits de la BFC apparamment halal mais confondu dans une activité haram bien que séparé et qui sert ensuite à travers les frais de gestion de portefeuille à fructifier une activité haram et cela VOLONTAIREMENT.
En reprenant le commentaire d'un autre internaute, ALLAH ne dit- il pas dans le Qourane : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression.» [Sourate Al-Maida : 2].
Contribuer VOLONTAIREMENT au bénéfice de la BFC à travers le produit qu'elle propose puisque nous la rémunérons pour ce service qui n'est nullement FARAZ, ce n'est pas l'entraider dans le péché ?
Merci de répondre clairement aux questions précises concernant le sujet en lui même Monsieur 'Abd, fervant avocat de notre Moufti Omarjee.
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : iqbal | mardi, 29 avril 2008
bilal, ben boug la la pa la ec sa, i serve à quoi alé débattre ec zot suffi garde le nom le ben boug i compose ça plus la moitié c ben moufti je c tou i gagne pa débattre ec zot. benna fini di a ou zot na raison zot lé tellement entété que zot la fini mettre haram ds nout ben madressah, ou va débattre ec zot pr que aprés qd zot gagne pu répond zot i énerve serve pa rien.
Ecrit par : salim | mardi, 29 avril 2008
Abdoul, pas de pub stp le centre islamique c pa le référent et le représentant de la communauté musulmane de la Réunion dans son ensemble, ils font des choses bien oui c'est vrai mais les mouftis sont des hommes et peuvent faire des erreurs comme nous. La critique est constructive et arréte d'accuser nos membres à tord, pas tous le monde épargne sans cesse et à la faculter de le faire.
Ecrit par : abdel | mardi, 29 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
Cher Iqbal,
Je constate que, tout en me demandant de répondre clairement aux "questions précises" que vous m'adressez, vous semblez ignorer totalement celles qui vous ont été posées par M. Chakil :)
En tous les cas, il semble que vous n'avez-vous pas bien lu mes deux questions précédentes… J'y ai en effet exposé le fait que l'ouverture d'un compte courant n'est pas une nécessité (au sens juridique du terme) ici, étant donné qu'il existe au moins une alternative, en l'occurrence la location d'un coffre à la banque (ou ailleurs)… Ceux qui choisissent de garder constamment leur argent sur des comptes courants agissent donc bien de façon VOLONTAIRE et non SOUS LA CONTRAINTE. Le verset coranique est donc hors de propos et le fondement même de votre argumentaire ne tient pas.
A présent, pourriez-vous s'il vous plaît répondre aux questions de M. Chakil ?
Djazâkallah.
Wassalâmou'alaykoum
PS: Quand un sandwich halal entre en contact avec un sandiwh harâm, il ne devient pas totalement harâm : c'est la partie souillée par ce contact devient impropre à la consommation.
PS 2 : Est-ce que le fait que mon avis aille dans le sens de celui de M. Chakil sur cette question vous gêne ?
Ecrit par : 'Abd | mardi, 29 avril 2008
J'ajoute mon grain de sel en disant que Iqbal n'a répondu à aucune question posée ..
Ah .. c'est facile de critiquer ..
Ecrit par : Cassim | mardi, 29 avril 2008
Assalàmou alaïkoum
Je souhaiterai réagir par rapport au message d'Asma.
C'est vrai que les agents de la banque eux ils cherchent (peut-être ou sûrement...wallâhou a'lam!) avant tout à faire de la pub pour leur agence lors de leurs interventions.
Mais il ne faut pas faire l'amalgame entre ces commerciaux et leurs éventuels intérêts personnels et nos Muftis et ce qu'ils visent eux.
Les enjeux que ces derniers défendent et qu'ils ont clairement exprimé (encore faut-il savoir lire, écouter et comprendre, c'est d'arriver à ce qu'un jour incha'allah, les musulmans de la Réunion (pour ceux qui cassent du sucre sur leurs dos y compris ...) aient à leur dispositions des prêts sans intérêts (pour le bon fonctionnement de nos commerces, l'achat de nos chères voitures toutes les 5 ans...)
Ecrit par : Soeur | mardi, 29 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
Je tiens à corriger un passage de mon précédent message. J'y ai écrit : "Le verset coranique est donc hors de propos". Cette formulation est totalement inappropriée et je m'en excuse. Il faut lire plutôt : "La citation que vous faites du verset coranique est donc hors de propos."
Djazâkoumoullâh pour votre compréhension.
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | mardi, 29 avril 2008
Assalâmou 'alaykoum
Cher 'Abd,
Rassurez vous nous sommes ici pour débattre et je respecte le point de vue de chacun des frères et soeurs, que vous soyez de mon avis ou pas ne me dérange pas et n'affecte pas mon estime pour vous en tant que frère. Ensuite, je ne suis pas Alim donc si ça vous amuse de me poser des questions religieuses sachant que je maîtrise pas tous forcément pourquoi pas, je peus donner mon avis, étant plus du milieu des affaires et ayant travailler sur des sujets simulaires à ce que la BFC propose la je peus argumenter plus facilement. Maintenant vous voulez que je réponde aux questions que Mufti a posé, ben je peus essayer de répondre et surtout donner mon avis si ça vous fait plaisir au risque de me tromper afin qu'enfin vous me réponder concrétement sur la question qui reste en suspend a savoir si Contribuer VOLONTAIREMENT au bénéfice de la BFC à travers le produit qu'elle propose puisque nous la rémunérons pour ce service qui n'est nullement FARAZ, ce n'est pas l'entraider dans le péché ?
Je m'essaie donc :
1) Imaginons que vous vendiez des boissons ; Un représentant de la banque viendrait chez vous et achète une caisse de boissons gazeuses. Vous vendez ou pas ?
Oui je vends, car la loi française interdit de ne pas vendre par discrimination et ensuite mon activité est ici halal (ventes de boissons non alcolisés)
2) Vous avez un restaurant : les employés de la banque viennent manger chez vous le midi : vous servez ou pas ?
Même réponse que la première.
3) Si vous avez un employé (non-musulman) qui a l’habitude de boire ou d’aller en boite de nuit le samedi soir ; il va aller sûrement utiliser la paie que vous lui avez donné pour faire ses choses Harâm : serez-vous responsable ?
Non je ne serait pas responsable, car cet individu est libre de faire des choses haram ou halal, il a toutes ces capacités et moi je le rémunére pour son travail.
Certains de nos Molwis vendent des mini jupes, cela n'est pas blamable, l'individu qui l'achète est libre de le porter dans la rue ou chez soi. Chacun restera maitre de son péché.
Maintenant je vois déjà ou vous allez en venir à travers ma réponse à la troisième question donc je préfère anticiper, ici on a un employé qui est une personne physique et la banque une personne moral qui ne pense qu'à son profit, il y a déjà cette différence de taille, dans vos questions nous sommes à la place de l'offreur et non du client, tandis que dans le cas de la BFC, le client c'est nous. Ensuite mon argument qui n'a toujours pas changé depuis le début de nos échanges restent que le fait de souscrire aux produits de la BFC est un acte volontaire et non une nécessité, qui entraine une complicité dans une activité haram. Mon employé n'est pas une activité haram, alors que la banque usuraire est une activité haram, mon employé je ne sais pas d'avance ce qu'il va faire de ces profits et même si je le sais je peus avoir espoir qu'il change et de toute façon il est libre tandis que la banque c'est nous qui la maintenons en vie si nous lui donnons de l'activité tous en sachant dès le départ qu'elle a des activités haram et qu'en l'aidant elle ne fera qu'accroite dans le haram car cela fait parti de ses statuts. Maintenant peut etre que vous pourrez me dire que vous avez espoir que cette banque devienne entièrement halal pourquoi pas, mais si dès le départ nous savons que la banque emploiera les bénéfices retirés des produits halal qu'elle propose à destination de l'usure mais aussi surement pour d'autres charges, ne sommes nous pas complices indirectement Oui mais Volontairement ? Puisque nous avons le choix d'invertir dans autre chose de halal ou de ne pas invertir tous simplement si c'est pour grossir une activité haram.
Passer par du Haram VOLONTAIREMENT pour obtenir du Halal est ce bien raisonable ?
Faire du Halal pour aider le Haram indirectement mais VOLONTAIREMENT est ce bien raisonable ?
Pour conclure cela me fait rappeler à certaines enseignes qui affichaient 100 % halal, votre produit à mon humble avis pourrait être estampilés d'un label 50 % halal.
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : iqbal | mardi, 29 avril 2008
Assalâmou' alaykoum
Cher Iqbâl,
Je vous remercie pour vos réponses. Si j'ai un peu de temps, j'y reviendrai plus tard Incha Allah.
Pour ce qui est de votre question, avant même d'y répondre, je dois éclaircir quelques points afin que l'on se comprenne bien :
1) Selon vous, le fait même de traiter avec une banque usuraire est systématiquement harâm (quelque soit la nature de la transaction réalisée) et ne peut donc être toléré qu'en cas de nécessité. C'est justement par rapport à cette logique et cette approche que je me demandais quelle était votre position concernant le fait d'ouvrir un compte courant dans une banque usurière… Etant donné que cela ne constitue pas une nécessité (au sens juridique de ce terme), comment percevez-vous cette action qui est faite VOLONTAIREMENT ?
_____
2) En ce qui me concerne, il n'est pas systématiquement harâm de traiter avec une banque usuraire : dans le cas où la transaction réalisée comprend un aspect illicite et constitue une contribution DIRECTE dans la réalisation d'un péché, il est bien évidemment interdit d'y souscrire.
Par contre, si la transaction en elle-même ne présente aucun aspect illicite en soi mais qu'il contribue INDIRECTEMENT à des opérations illicites réalisées par la banque, alors il n'est pas interdit d'y souscrire mais simplement déconseillé. Et en cas de besoin réel (reconnu comme tel dans le droit musulman), même ce caractère déconseillé peut être résorbé. (Personnellement, je trouve que c'est là l'approche qui est la plus appropriée et la plus réaliste pour les musulmans qui, comme nous, vivent dans un lieu où il n'y a pas de banque non usurière.)
Concernant le fait de dire que la contribution indirecte à un acte illicite n'est pas harâm (un point que M. Chakil avait déjà évoqué), je vous invite à lire les articles suivants :
http://www.maison-islam.com/article.php?id=296
http://muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=297
C'est en ayant ces deux points à l'esprit que je me permets à présent de répondre à votre question :
Le fait d'investir dans les fonds shariah de la BFC ne constitue pas une contribution DIRECTE dans la réalisation d'un péché : tout au plus, on pourrait donc considérer cela comme un acte déconseillé. Néanmoins, quand on connaît les véritables enjeux qu'il y a derrière ces placements (et que M. Chakil a déjà clairement exposé), même ce caractère déconseillé peut être résorbé.
D'ailleurs, il est bien connu que selon le droit musulman, lorsqu'on est confronté à deux maux, on se doit de choisir le moindre d'entre eux. Et justement, la réalité est là :
1) D'un côté, nous avons un très grand nombre de musulmans qui font des transactions à intérêts (crédit,…) et un nombre conséquent de musulmans également qui placent leur argent dans des comptes rémunérés (compte épargne, livret A, PEL, etc..). Et ces deux actions sont sans aucun doute HARAM.
2) De l'autre, nous avons une initiative qui peut effectivement poser un problème d'ordre moral (étant donné qu'il permet INDIRECTEMENT à une banque usurière de s'enrichir) mais qui est , en soi LICITE (Halal), qui constitue une alternative réelle aux comptes rémunérés (du moins pour ceux qui ont un minimum de 10 000 € d'épargne) et qui peut, à terme, déboucher sur le développement de solutions de financements respectant les impératifs du droit musulman.
Face à ces deux options, je penche sans hésiter vers la seconde…
Pour être très clair donc, je pense que :
1) Même s'il n'est pas FARAZ d'investir dans ces placements de la BFC, il n'est pas non plus interdit de le faire VOLONTAIREMENT… En investissant dans les produits shariah, nos frères et sœurs ne font donc rien de HARAM.
2) Si l'investissement dans ces comptes shariah permet à quelqu'un de retirer ses fonds de comptes HARAM car rémunérés par de l'intérêt (PEL, etc.), c'est déjà un grand pas qui aura été fait.
3) En tous les cas, ceux qui investissent dans ces produits en étant motivés par les enjeux exposés adoptent une attitude parfaitement raisonnable et sensée.
Wa Allâhou A'lam !
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | mardi, 29 avril 2008
Le débat me dépasse un peu ..
MAis, si je résume :
-Soit, on est en proie à des doutes indirectement et je veux rester blanc sur toute la ligne ; cela consiste aussi à dire que je n'ai pas de compte-épargne, pas de PEL, pas de découvert et pas de compte-courant (parce que les frais de gestion aident la banque) : n'est ce pas ?
A ce moment, je ne souscris pas à ce fond et je prends un coffre à la banque .. Ah non ! horreur .. je loue le coffre et paie une location .. je participe donc à son épanouissement .
-Soit, je retire mon argent de mon PEL classique (ce qui sera mon cas) et verse dans dans ce fond HALAL... J'ai le droit parce que tout mon argent participe à une activité HALAL et les la banque est dans son bon droit de me prélever ses frais de gestion, parce que c'est la contre-partie d'un travail..
Pour avancer dans le débat et pour mieux comprendre; 2 questions toutes simples à MR IQbal:
-Comment faites-vous avec vos sous ? AVez-vous un compte ? Vous payez des frais à la banque?
-Vous dîtes avoir travaillé sur ce genre de produits ? Ne me dites pas que vous travaillez dans le secteur bancaire et que votre banque n'est pas la BFC ? Ce serait effectivement rageant de perdre tant de client ... si cela n'est pas le cas, votre avis expert m'intéresse quand même, vu que vous êtes du milieu des affaires.
Comment faire au jour le jour ?
Merci de nous faire partager votre expérience ...
Ecrit par : abdoul | mardi, 29 avril 2008
Cher Abdoul,
J'ai un compte dans une banque de la place plus précisément à la BFC si cela vous intéresse, la BFC ne me prélève aucune commission sur ce compte pour sa gestion car j'ai choisi de ne pas avoir de carte bancaire, j'ai à ma disposition mon relevé que je reçois tous les mois ainsi qu'un chéquier qui me permets de faire mes paiements, lorsque j'ai besoin de liquidités je récupére au guichet ou échange mon chéque contre de l'espèces et ceci comme je vous le répète gratuitement, mon compte ne me sers qu'à recevoir des virements. Maintenant soit vous êtes la pour juger un homme en l'occurance moi, soit on est là pour débattre sur un produit qui concerne la communauté et non un individu. Pour votre info je ne travaille pas dans aucune banque de la place.
Cher 'Abd,
Je vous remercie chaleureusement pour votre réponse argumenté, qui permets d'élever le débat et d'aller au fond du sujet.
Vous dites: "d'ailleurs, il est bien connu que selon le droit musulman, lorsqu'on est confronté à deux maux, on se doit de choisir le moindre d'entre eux."
La troisième voie ici est justement de s'abstenir complétement de travailler avec ces banques usurières et d'aller chercher des investissements halal ailleurs puisque nous avons le choix. Le principe de choisir entre le moindre des maux, s'applique lorsque nous avons pas le choix limité justement entre ces 2 maux. Ici nous avons le choix de ne rien faire, pas de placement en pel, cel, ni de placement dit"halal". C'est sur ce point cher 'Abd que je ne partage donc pas votre avis car si je reprend vos propos et pardonner moi si je me trompe vous considérer vous même que le produit de la BFC est déconseillé donc Maklouh, mais par un tour de passe passe il deviendrai halal par rapport au projet à long terme et parce que apparamment c'est un besoin aussi (Hum un besoin quand on a 10 000 € de placer son argent pendant un an pour récolter 250€, si ça c'est un besoin je reste perplexe). Enfin pourquoi pas, nous avons pas le meme avis mais je comprend vos arguments et vous remercie de m'avoir éclairé.
Moi je persiste et signe que nous avons le choix de passer par une 3ème voie c'est à dire d'investir ailleurs de manière halal et de ne pas être complice d'une activité Haram.
Je pense être arrivé au bout de mon argumentation et avoir reçu les réponses à mes interrogations, je n'interviendrai alors plus sur ce sujet sauf si vraiment je suis interpellé.
Wa Allâhou A'lam !
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : iqbal | mardi, 29 avril 2008
Iqbal,
Je ne me permettrai jamais jamais de vous juger .. ni le Mufti Chakil d'ailleurs..
Je ne vous connais pas .
Mais, je voulais juste avoir des solutions à mes problèmes ..
Ecrit par : abdoul | mardi, 29 avril 2008
Iqbal dit "Moi je persiste et signe que nous avons le choix de passer par une 3ème voie c'est à dire d'investir ailleurs de manière halal ".
Je pose sincèrement la question : ou investir halal ? Tous les musulmans réunnionais qui ont de l'argent sur un compte épargne peuvent le faire? Savent-ils au moins? Qui les guidera vers cette démarche ?
Iqbal dit "le produit de la BFC est déconseillé donc Maklouh, mais par un tour de passe passe il deviendrai halal";
Pourquoi, quand c'est makrouh c'est pas deja Halal?
Ecrit par : Bilal | mardi, 29 avril 2008
La démarche que les gens font ici est bien dans le sens ou ils recherchent des réponses aux différentes interrogations..
Question toute bete me direz vous : sachant qui sont les oulama concernés par le sujet, pourquoi ces mm personnes ne s'informent pas directement auprès d'eux en sollicitant une rencontre ou un coup de tel ou autre?
Manque de temps, d'intéressement, de courage aussi peut etre, ou autre raison?
éclairez moi!
je reposte mo post de ce matin :
"Pourquoi pas organiser une rencontre entre les personnes qui ont de multiples interrogations et les oulamas concernées par les produits financiers halal?
Ca serait une formidable occasion de debattre en tte franchise, et puis comprendre mieux les interrogations; et les oulama auront l'occasion de répondre et le debat serait plus serein.
Faire ca dans un lieu neutre pour ne pas choquer les sensibilités,
Je pense que les personnes qui sont intervenues ici et qui souhaitent des réponses à leurs interrogations proposent.
Ecrit par : Bilal | mardi, 29 avril 2008 "
Ecrit par : bilal | mardi, 29 avril 2008
"Il était temps!!!! Depuis le temps, les musulmans ont ENFIN de quoi bequetter halal... Faut il s'en féliciter ou faut il souligner le grand retard qui n'a pas été comblé depuis toutes ces années???
Ecrit par : Ben | mardi, 08 avril 2008 "
ben, tu penses qu'il faut souligner le grand retard ou féliciter l'initiative???
et tu es content de "bequetter" halal?
Ecrit par : Bilal | mardi, 29 avril 2008
JE trouve comique cette manière de dire que l'on n'est pas là pour me juger , mais qu'en même temps, dans son premier commentaire (avant le débat), l'on se permettre de dire (je cite) :
"A ce demander si certains de nos oulamah n'auraient pas des intéret à défendre dans ce produit."
C'est juste un clin d'oeil.. pas question de recommencer le débat ...
Ecrit par : abdoul | mardi, 29 avril 2008
on peut se permettre de juger les molwis, tandis qu'ils sont tenus au "devoir de reserve"...ca me rappelle bruno guigue
Ecrit par : Abdel | mardi, 29 avril 2008
Au fait Iqbal, même ton argent en compte courant peut servir de fonds de garantie à la banque pour faire des prêts ou même investir sur du trés court terme. Donc selon ton raisonnement même ton compte courant est haram et donc tes retraits aussi et donc ce que tu achètes pour manger avec cet argent aussi. T'as un serieux problème là.
Ecrit par : chikli | mardi, 29 avril 2008
Coucou par ici !!!!
Chikli relis plus haut concernant les comptes courants ikbal ta cité une fatwa, c pa lui a inventé ça, dc si kelkun a un pb, c celui ki a décrété sa, é pa celui ki le répète.
par contre moi j'aurai juste une question à poser à moufti. C pas une attaque c juste pr de linfo. Pour avoir assisté à une réunion, g cru comprendre kon ne perdé rien de notre capital, s ke ya une assurance pr ça ki é contracté par la banque pour garantir notre capital? g pa poser la kestion lors de la réunion parce ke moi é la finance sa fé 2. lol voilà !!
PS: bravo pour l'initiative !
Ecrit par : zarabette974 | mardi, 29 avril 2008
"g pa poser la kestion lors de la réunion parce ke moi é la finance sa fé 2. lol voilà !!"
erreur! Raison de plus pour poser dans la réunion car tu comprendrais mieux....
Ecrit par : abdel | mardi, 29 avril 2008
Ah bon! Elle est où la fatwah sur les comptes courants!!! parceque selon Iqbal et sa fatwah tout ce qui aide la banque indirectement est haram, le compte courant le fait, il est donc aussi haram. Pourquoi il défend que son compte courant est halal alors? S'il y a une fatwah qui autorise les comptes courants pourquoi ne prend il pas cette fatwah pour les produits investissements BFC puisque tous les deux ressortent de la même problématique: ils aident la banque indirectement. Le problème lorsqu'on joue avec les fatwa sans les maitriser on s'enmaille les pattes.
Ecrit par : chikli | mercredi, 30 avril 2008
Abdel, dsl de pas avoir ton intelligence, ça ne ma pas fait tilt sur le coup, c pr ça. Et puis de tte façon je t rien demandé à toi, c pas toi le moufti, g bien le droit de demander si g pas compris qqchose non?
Chikli, d'après ce ke g lu, ac le minimum d'intelligence ke g et de logik surtout, g pas compris kom toi ce ke ikbal a di. Déjà il a posé certaines kestions ce ki é tt a fé légitime de sa part, puiske c vré ke la sa change de tout ce kon a appris juska maintenant concernant les banques. Je ne prends partie pour personne, mais vraimen si on ne peut plus se renseigner franchement!
Même avec ma petite logik g compris ke comparé a un compte courant placer son argent n'est pas une nécessité. Tu vas me dire ke c la même chose pour les 2, ben je te réponds ke chakun vois les choses différemment, j'estime qu'avoir un compte courant é nécessaire alors que placer mon argent c un bonus. Chakun a sa vision des choses, c pas une raison de fer tte une histoire, chakun fé ce kil ve!
En attendant moufti j'attends votre réponse à ma question sur l'assurance!
Merci
Ecrit par : zarabette974 | mercredi, 30 avril 2008
chikli qd ou ose laice un comentèr ou devré fair léfor de lir lé otre avan si ou la pa eu la chance d'être né françé retourn à lécol de la Républiq, daprè ce q ma lu des commentair mi compren q lé fatwa y di q compt couran lé ok car nécessité et le reste interdi, si y voi pa clair achete lunet ché pa moins ! zarabette974 y pose une question intérécent, moin qui sui le déba depui la comencé mi lé assé étonné q réponse ne soi pa encor rendu.
Ecrit par : observateur | mercredi, 30 avril 2008
Pas de propos à tendance xénophobe SVP. J'ai la nationalité française et l'éducation à l'école de la république. La preuve j'arrive à écrire en français... (même si ma grammaire est mauvaise)
Je vous attendais justement pour la nécessité; Si on veut respecter la nécessité on ne devrait pas garder un euros supplémentaire sur son compte au delà des débits nécessaires. Même Iqbal ne le fait pas. Il garde des liquidités en cas de besoin. Et la quasi totalité des gens ne le font pas d'ailleurs. Donc notre compte courant aide aussi sans nécessité la banque, ce qui selon Iqbal est haram!
Et puis comme dit zarabette et observateur, chacun a sa vision, y en a qui voit claire et y en a qui voit pas claire... Ceci dit, je pars en congé, salam tout le monde et sans rancune.
Ecrit par : Chikli | jeudi, 01 mai 2008
zarabette974, je ne sais pas si on a assisté à la même réunion car pour moi oci ça à pris du temps pr cogité, mais lorsque j'y été, je suis sure et certaine d'avoir entendu une des commerciales dire que le capital était garanti à 100 %. Plus tard en regardant la brochure de plus près, j'ai constaté que ce n'été pas le cas et en ayant vu aussi le commentaire de Mouhammad Patel sur Islamie que je vous redonne ici, cela est confirmé :
Par contre, nous avons demandé à ce qu'une clause du contrat, qui garantissait un certain pourcentage de gain ou un remboursement des pertes éventuelles du client en cas d'erreur de gestion, de crash sur le marché boursier ou de "catastrophe" sur le marché des matières premières soit enlevée. En effet, à partir du moment où on considère que la banque agit en tant que moudhârib avec les fonds placés, il est impératifs que les risques soient partagés entre elle et son client.
Les commerciales musulmanes de la BFC sont-elle prétes à mentir à leurs clientèles musulmanes pour avoir leurs commissions au risque de détruire le travail des frères qui se sont investi dans ce projet ?
Qui croire ? Nos frères qui ont montés ce projet et précisent qu'apparamment le capital n'est pas garanti donc pas assuré ou les commerciales qui rassurent en disant ne vous inquiéter pas le capital est garanti donc assuré, rien à craindre. Merci d'accorder vos violons enfin vos tasbih plutot, LoL .
Ecrit par : asma | jeudi, 01 mai 2008
As-salâmu 'alaykum wa rahmatullâh à toutes et à tous.
C'est hier jeudi que j'ai découvert ce long débat passionné.
J'approuve pour ma part la démarche qui consiste à trouver des alternatives halal aux produits existant dans la société actuelle.
Comme Muftî Chakil et 'Abd l'ont montré, il n'est pas interdit de confier son argent à une banque par le biais d'un compte courant, c'est mak'rûh tanzîhî. Quand quelque chose est mak'rûh tanzîhî, le faire n'apporte pas de péché en soi, mais on ne peut pas inviter les gens à le pratiquer, car 'aqidatu karâhiyyatihî : wâjibah, et al-isrâr yu'zim ul-hukm. Cependant, en cas de hâjah (nécessité de second ordre), le statut de mak'rûh tanzîhî est contrebalancé : "il est résorbé", comme l'a dit 'Abd plus haut.
1) Il faut vous dire que ce que nous percevons comme "les choses dont nous avons besoin pour vivre" sont en réalité de plusieurs niveaux :
- ce qui est réellement une nécessité absolue, dharûrah ;
- ce qui est réellement une nécessité de second ordre, hâjah ;
- ce qui n'est que commodités, tahsîn ;
- ce qui n'est que surplus inutile.
Au cas où on se trouve avec une nécessité absolue et qu'il n'y a d'autre moyen pour y faire face que de pratiquer ce qui est en soi haram, il devient autorisé de pratiquer ce haram (dans certains cas, quand il est certain - qat'î - que ce moyen fera disparaître le besoin lié à la nécessité absolue, il devient même obligatoire d'avoir recours à ce moyen en soi haram, comme dans le cas où on va mourir de faim et qu'on n'a que du porc à manger).
Le tout est de comprendre que la distinction entre ce qui relève des nécessités absolues, des nécessités de second ordre, des commodités et du surplus inutile, cette distinction ne doit pas se fonder sur notre raison pure (elle-même presque toujours influencée par l'éducation qu'on a reçue et les expériences qu'on a vécues), mais sur les textes révélés par Dieu.
Une fois un frère m'a dit qu'il devient autorisé d'avoir recours à l'acte haram quand on se trouve dans un cas de nécessité absolue. J'ai confirmé. Ensuite il m'a dit qu'il aurait recours à un financement à intérêt pour acheter le coupé Mercedes qu'il convoitait, parce pour lui c'était une nécessité absolue, qu'il en avait assez de rouler dans la voiture qu'il avait, etc. C'est du n'importe quoi, lui ai-je dit. Posséder une Mercedes ne peut pas être classé comme nécessité absolue ! Si tu as l'argent, tu l'achètes, si tu n'en a pas tu achètes une autre voiture, une d'occasion.
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Suite ci-après
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 02 mai 2008
(Suite...)
2) Maintenant est-ce que les investissements halal par le biais d'une banque comme la BFC sont une nécessité absolue (dharûrah) pour nous ? Assurément non. Mais le principe de l'investissement halal peut être, dans une société comme la nôtre, et pour une communauté comme la nôtre, une nécessité de second ordre (hâjah).
Et comme l'ont écrit en substance les ulémas intervenus plus haut, en développant une sorte de relation de confiance avec la BFC, on est en train d'ouvrir une porte avec l'objectif de parvenir inshâ Allâh à terme à obtenir d'eux des produits financiers halal permettant d'autres choses : acheter une voiture, voire une maison, financer une entreprise. Imaginez demain un jeune musulman fraîchement diplômé qui voudrait ouvrir une pâtisserie : on n'est plus aujourd'hui comme il y a trente ans, où quelques personnes de la famille vous prêtaient de l'argent et que vous remboursiez ensuite ; imaginez ce qui serait possible si les banques offraient des produits de financements halal pour ouvrir une entreprise.
Que nous le voulions ou pas, la société dans laquelle on vit vous respecte – plus ou moins – en tant que communauté musulmane si au niveau communautaire vous avez un certain poids économique. Traiter avec les gens en fonction de leur puissance économique et non en fonction de ce qu'ils sont pour eux-mêmes, ce n'est sûrement pas la vision islamique des choses, mais je parle là de comment est la société dans laquelle on vit. Voyez un peu comment ils réagissent à ce que la Chine fait et à ce que des pays arabes font. Ce qui est vrai au niveau international l'est aussi au niveau intra-national.
Il y a également et surtout le fait que de nombreux musulmans étaient déjà – et pour certains sont toujours – dans des investissements haram. Ici on leur offre une alternative halal. Qui douterait du bien-fondé d'une telle démarche ?
Enfin, il y a actuellement une espèce de combat paranoïaque contre tout ce qui peut, de près ou de loin, réellement ou seulement dans leur esprit, paraître comme spécifique à une communauté religieuse à l'intérieur de la société française (témoin l'histoire du foulard, demain ce sera d'autres choses) : tout ça, pour eux c'est du communautarisme (ce terme est tellement marqué négativement dans la société française qu'il suffit de le prononcer pour que les cerveaux cessent de fonctionner, même si on ne sait pas exactement ce qu'il désigne, même si on ne sait pas quels sont les risques que le communautarisme peut avoir ou n'a pas, et même si on n'a pas pris le temps de vérifier si on est dans un cas concret de communautarisme ou pas). Dès lors, avoir des produits halal dans ce qui touche à l'économique (alimentaire, financier, etc.) permet de prendre le contre-pied de ce combat, car l'économique ils ne peuvent rien contre, tellement la société fonctionne dessus.
Maintenant c'est vrai qu'il y a le fait que, en injectant de l'argent dans la banque fonctionnant à l'intérêt (ribâ), même si le produit financier est halal, on contribue à lui faire faire du bénéfice qu'elle, elle va investir dans des activités haram.
C'est vrai. Mais la contribution est indirecte, et le principe chez Abû Hanîfa c'est que dans ce cas cela est seulement mak'rûh tanzîhî. Quand quelque chose est mak'rûh tanzîhî, le faire n'apporte pas de péché en soi, mais on ne peut pas inviter les gens à le pratiquer, car 'aqidatu karâhiyyatihî wâjibah, et al-isrâr yu'zim ul-hukm. Cependant, la présence d'une hâjah contrebalance – c'est un autre principe – le mak'rûh tanzîhî : on n'aura inshâ Allâh pas ce qu'entraîne ce mak'rûh tanzîhî, et ce li 'âridh (et ce différemment de fî dhâtihî).
Suite ci-après...
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 02 mai 2008
(Suite...)
3) Par contre il faut que nous gardions à l'esprit que ce genre d'avancées pour la communauté ne sont qu'un pas. Un pas important, mais un pas seulement. Ce n'est pas notre idéal, notre objectif final. Parce que il nous faut comprendre que, à un niveau plus profond et plus global, l'islam n'enseigne pas le modèle de développement capitaliste tel que nous le voyons, dont la caractéristique principale réside en un mot : l'excès. Ce modèle permet le développement matériel, mais un développement excessif par rapport à l'équilibre écologique (prendre le plus possible, sans aucune considération pour l'équilibre de la nature, ni pour ce qui restera pour les générations futures, témoin la pêche intensive), par rapport à la justice sociale au niveau international autant qu'intra-national (par exemple aux USA) (faire du profit le plus possible, les autres, on s'en balance, ce sont des loosers, qui n'ont pas su faire), et par rapport à l'éthique (c'est faire de l'argent qui compte, l'éthique vient après, si tant est qu'elle a son mot à dire, vu qu'on est entrés dans l'ère du "tout relatif). Pareil pour l'industrie alimentaire : produire le plus possible le plus rapidement possible avec n'importe quels additifs chimiques dont on ne connaît pas encore entièrement les effets sur l'organisme, ça ne peut pas être conforme à la vision islamique globale. Ca ne veut pas dire que les musulmans veulent retourner, au nom de l'islam, aux modes de production et de financement d'il y a 14 siècles. Non, nous voulons relever les défis de notre temps, vivre avec la modernité. Mais nous voulons un modèle alternatif, qui ne soit ni le marxisme, ni le capitalisme productiviste : il tiendra compte des défis d'aujourd'hui, mais ne sera pas comme le mode productiviste actuel.
"Halaliser" des produits de l'industrie alimentaire ou bancaire actuelle permet, ici et maintenant, les avancées que j'ai humblement comprises et exposées dans le point 2. C'est donc un pas que ces ulémas du CFCI – mes collègues – ont pu par la grâce de Dieu réaliser : qu'Allah les en récompense.
Mais par rapport à notre idéal, la route est encore longue, un pas ne nous a pas fait parvenir au bout du chemin.
Suite ci-après...
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 02 mai 2008
(Suite...)
4) Quand un 'âlim donne un avis sur une action ou fait une explication générale sur l'islam, le fait pour les autres ulémas de dire que c'est erroné quand ça l'est réellement, ce n'est pas seulement un droit, c'est un devoir. C'est ça qui a permis à l'islam de garder son orthodoxie : les erreurs des uns et des autres sont mises en lumière, et cela sans dénigrer les personnes : l'avis est erroné, la personne elle est ce qu'elle est.
Cependant, dire ce qui est erroné dans un propos sur l'islam, c'est lié aux droits de Dieu, pas aux droits des personnes. Si c'est correct, alors il faut reconnaître que ça l'est, quelle que soit l'identité et les relations de celui qui l'a dit.
Si des ulémas ont dit que le produit financier est halal, alors si d'autres ulémas ont des objections sincères, ils les leur adressent, mais si ensuite il apparaît que c'est vraiment halal, il faut reconnaître que leur avis est correct. Faire la taswîb (dire que c'est correct), ou la takhtia (dire que c'est erroné), cela ne saurait se faire selon que celui qui a dit l'avis appartient ou non à ce que je perçois comme mon groupe : s'il y appartient alors je dirai que c'est correct, mais s'il n'appartient pas, alors je dénoncerai en public, ou bien je jouerai au sournois en lui présentant un propos et en disant l'exact contraire aux gens derrière son dos (dhu-l-lissânayn). Cela est inacceptable.
On peut se venger d'une personne si elle nous a fait ce que l'islam reconnaît comme un tort gratuit, mais à condition que cela soit une chose purement liée aux droits des personnes. Mais on ne saurait se venger d'un autre 'âlim – si tant est qu'il nous a réellement fait ce que l'islam reconnaît être un tort gratuit – en faisant la takhtia, ou en tournant en dérision ce qu'il a dit, parce que c'est lui qui l'a dit, alors même que quand un 'âlim de notre groupe dit la même chose, nous approuvons. La taswîb et la takhtia sont liées aux droits de Dieu, on ne joue pas avec selon ses massâlih shakhsiyya ou tâ'ïfiyya.
Si le fait qu'on n'aime pas tel collègue – pour x raisons, de toute façon on ne peut pas être aimé par tout le monde, pourvu que nos parents, notre épouse et nos enfants nous aiment –, ce qui fait qu'on ne peut pas faire la taswîb de ce qu'il dit alors qu'on sait que c'est correct, alors au moins qu'on garde le silence. Et non qu'on perçoive la khata et le swawâb à travers le prisme de nos liens.
Un autre point : à propos des actions qui font l'objet d'une divergence d'avis acceptable : quand un 'âlim qui ne fait pas partie de ce qu'on perçoit comme notre groupe dit que telle chose est autorisée, on ne saurait dire que la précaution exige qu'on s'abstienne de cette chose, et que suivre ce que dit ce 'âlim serait tomber dans le douteux, alors que quand soi-même ou un 'âlim qui fait partie de notre groupe dit d'autres actions du même genre qu'elle sont autorisées, on s'empresse de dire que cet avis est correct, car il faut tenir compte du 'urf, etc. Parfois on ne se rend même pas compte de ce qu'on fait ainsi. Sur ce genre de points, si des ulémas ont émis un avis, alors si celui-ci tient la route, il faut reconnaître qu'il tient la route. On peut dire : "Personnellement je suis de l'autre avis", mais faire sa takhti'a seulement parce qu'il n'appartient pas à notre groupe, alors qu'on dit d'autres avis du même genre qu'ils sont acceptables, cela est inacceptable…
Il arrive également que sur un point donné, on fasse silence alors qu'il y a erreur : publiquement on n'exprime alors pas son désaccord et on ne fait pas la takhtia, mais on ne fait pas non plus la taswîb, on garde le silence : cela est possible quand il y a réellement maslaha shar'iyya à le faire, par exemple situation de faiblesse où la dénonciation publique ne fera qu'engendrer davantage de faiblesse. Mais on ne saurait garder silence parce que tel 'âlim qui a écrit telle chose erronée fait partie de notre tâ'ïfa et qu'il y a donc maslaha tâ'ïfiyya, alors même que quand c'est quelqu'un qui ne fait pas partie de sa tâ'ïfa qui fait le même genre d'erreur, là on s'empresse de dire partout qu'il a fait telle erreur, attention, le hadîth qu'il a dit dans son bayân est dha'îf, infondé, etc. et qu'on a le devoir devant Allah de mettre en garde contre ce qui ne va pas. Soit on ne dit rien partout (on fait i'tirâf de sa manque de shajâ'ah), mais si on affirme (nadda'î) qu'on pratique la 'azîma de dire et de dénoncer ce genre d'erreurs, alors il ne faudra ensuite pas agir par maslaha tâ'ïfiyya.
Suite ci-après...
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 02 mai 2008
assalam wrwb à tous!
Où il est Sensa pour nous apporter son avis sur tout ça?
DjazaakAllah à vous, Abdoullah pour tout ce que vous nous avez apporté!!!
Qu'Allah Taala nous guide tous vers ce qu'Il agrée et nous protège de ce qui Le mécontente!
Ecrit par : om | vendredi, 02 mai 2008
(Suite...)
5) Les relations entre ulémas et public musulman à la Réunion ne sont pas simples. Elles sont complexes. Parfois tendues, elles sont en tous cas l'occasion de malentendus et de méfiances.
Un intervenant a écrit ceci plus haut : "(…) le ben boug i compose ça plus la moitié c ben moufti je c tou i gagne pa débattre ec zot. benna fini di a ou zot na raison (…)
"Tout", non, ils ne savent pas. Mais ils connaissent les textes de l'islam et les principes de l'islam mieux que ceux qui ne sont pas ulémas. C'est normal, chacun est spécialisé dans une science particulière : le médecin dans la médecine, le chirugien dans la chirurgie, il y a encore l'architecte, l'ingénieur, le pâtissier, le boulanger, et même le cordonnier ; le 'âlim et le mufti, eux... non ?
On a le droit de faire une objection à un muftî ou un 'âlim, mais on doit alors être dans une logique de "Je me renseigne, parce que là, vraiment, je n'ai pas compris comment vous avez pu dire ça, vu que ça contredit ce que jusqu'à présent j'avais compris de l'islam". Et non pas : "De toute façon je sais depuis longtemps que les ulémas sont tous des vendus, des gens qui (sont ainsi et ainsi), et donc je vais vous régler votre compte en vous montrant que vous n'avez aucune taqwâ."
Ce n'est pas du débat, ça.
Un autre problème : parfois certains musulmans tiennent un propos sur l'islam complètement erroné. Quelques ulémas vont leur expliquer gentiment qu'il ne faut pas dire ça. Réaction immédiate : "Si vous n'acceptez pas qu'on ait un autre avis que le vôtre, c'est que vous manquez d'humilité, que vous croyez avoir la science infuse."
Quand on fait une objection à son avocat ou à son médecin traitant à propos d'un point, quel est notre état d'esprit : "Monsieur je-sais-tout, je vais vous montrer que la science pour laquelle vous avez fait de longues études et dans laquelle vous continuez à vous approfondir, je vais vous montrer que vous n'y connaissez rien, il n'y a que le fric qui vous intéresse" ? Ou bien : "Monsieur le Docteur / Maître, vous connaissez cette science bien mieux que moi, mais ne pensez-vous pas que sur tel point, ce que vous me proposez contredit un principe que mes vieux parents m'avaient toujours enseigné, à savoir…"
Pourquoi la science d'Hippocrate ou du droit français on en reconnaît la valeur, mais la science léguée par le Prophète, on la déprécie autant ?
Un autre intervenant, lui, a dit plus haut : "on peut se permettre de juger les molwis, tandis qu'ils sont tenus au "devoir de reserve"...ca me rappelle bruno guigue"
J'approuve à 100 %. C'est exactement ça. On te dénigre sans cesse, si tu te tais, on continue sans aucune pitié, et si tu réponds, on dit : "Ils veulent toujours avoir raison" / "Un 'âlim, ça doit garder sa réserve" (entendu texto il y a un an de cela à propos d'un de mes collègues) / "Ca doit faire sabr".
"Pile tu perds, face je gagne".
Parfois je me demande si on n'est pas devenus les boucs émissaires de tout ce qui ne va pas dans la communauté : ce seraient nous qui n'avons pas su éduquer les enfants des autres quand ils étaient à la médersa, nous qui n'avons pas su convaincre le public par le biais de nos bayans, nous qui n'avons pas su faire d'assez belles récitations du Coran pendant les namaz pour attirer tous les moussallis...
Parfois on se demande ce que les Zarabes veulent vraiment. Si toi, 'âlim, tu ne fais rien et te la coules douce, on te critique ; mais si tu essaies de faire quelque chose – avec les faiblesses et imperfections inhérentes à l'entreprise des humains hormis le Prophète –, on te critique aussi.
Autre chose : si tu dis la même chose que d'autres ulémas, c'est : "Ils sont tous bornés". Et si tu dis chose différente : "Ils ne s'entendent pas !"
Dans certaines mosquées, certaines personnes critiquent : "Les ulémas ne font pas assez de cours et d'explications pour les adultes". Mais voici un propos entendu récemment à propos d'un 'âlim qui fait une explication hebdomadaire : "La lumière, c'est lui qui paye ? c'est son Papa qui paye ?"
Que peut-on faire ?
Wallâhu A'lam.
Was-salâm.
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 02 mai 2008
Asslâmou'alaykoum
Bârakallâhou fîk akhî Abdoullah. Qu'Allah augmente ta science et ta sagesse et nous permette de profiter de tes lumières encore longtemps. Âmîne !
Wasslâmou'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | vendredi, 02 mai 2008
Asslâmou'alaykoum
Merci pour ton apport fort enrichissant cher frère Abdoullah, on voit tout de suite à travers ton style qui tu es, et qui est aussi le frère 'Abd. La Réunion et nous même avons la chance d'avoir des alims comme vous. Qu'ALLAH vous récompense pour vos efforts et vos apports. Je n'ai fais que donner mon avis ici, sur le fait que pour moi ce produit est tahsîn. Maintenant ,si vous me confirmez que c'est plutot du hâjah par rapport à d'autres paramètres (car il est vrai que je fais plutot une analyse à court terme plutot qu'à long terme comme je ne sais pas si je serai là demain néanmoins je dois penser à mes frères derrière) je respecte car c vous les alims. Je m'excuse si à travers mes commentaires, j'ai pu offensé quelques uns, je crains qu'on est mal interprété mes intentions. Mais comme 'Abd la di un yawmoul djoumouah, c pas bien "devant massid" de critiquer les projets des alims en leurs absences, qu' il vaut mieux s'adresser directement aux personnes concernés, c'est ce que j'ai fais.
Wallâhu A'lam.
Wasslâmou'alaykoum
Ecrit par : iqbal | vendredi, 02 mai 2008
Assalâmoua 'alaykoum
Cher Iqbal,
Effectivement, ce sont bien les enjeux sur le moyen et long terme qui ont motivé (et qui motivent encore) l'action qui est menée au niveau des placements.
En tous les cas, bârakallâhou fîk pour votre démarche et djazâkallah pour votre franchise : vos commentaires ont permis d'éclaircir pas mal de points et, surtout, nous a permis de profiter des précieuses explications de Abdoullah et de M. Chakil.
Qu'Allah nous protège tous du ribâ et nous garde tous unis sur la voie droite jusqu'à la mort. Âmîne !
Wassalâmou 'alaykoum
Ecrit par : 'Abd | samedi, 03 mai 2008
j'inoque ALLAH QU'Il t'accorde longue vie Abdullah et que nous puissions profiter de ton savoir pendant encore longtemps.
Continues à nous éclairer par tes interentions écrites ou orales
Ecrit par : ABOU NABILA | samedi, 03 mai 2008
Qu'ALLAH nous préserve de tous le maux et nous permet de profiter un maximum de nos 'olamahs.
Ecrit par : Chakil | samedi, 03 mai 2008
Assalamoualaikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.
Comme je le dit toujours, à chaque secteur son professionnel. La science religieuse aux oulémas et le peuple s'en portera mieux.
Autre chose, on ne pourra jamais apprécier la vraie valeur de nos aalims si on ne les cotoie pas, si on les cantonne à l'apprentissage de alif, ba, ta ... à nos enfants, (très nécessaire, je n'en disconvient pas, vu que eux même sont passé par là pour leur apprentissage), si on les catonne à un rôle de imams...
Le alims, tel un médecin, un architecte, un expert comptable... qui nous conseille afin de nous proposer une optimisation de notre fiscalité, nous conseille afin d'optimiser notre relation avec notre ALLAH. A vrai dire, ils ne bossent que dans notre intêret.
ALLAH nous a déja favorisé, par l'abondance et la qualité de nos oulémas. Qu'ALLAH nous favorise encore plus en nous accordant la compréhension de ce qu'ils sont réellement, et surtout de ce qu'ils nous apporte.
Abdoullah, sensa (qui a participé à d'autres posts), les mufti chakil et consort, continuer comme ça, on vous aime comme ça.
Was salamoualaikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.
Ecrit par : curebien | samedi, 03 mai 2008
Qu'ALLAH nous protège des divisions et qu'il nous donne la clairvoyance dont a parlé abdoullah
Ecrit par : youssouf | samedi, 03 mai 2008
d
Ecrit par : zam | samedi, 03 mai 2008
j'ai une petite question sur le hallal. Comme je vois des Aalims qui sont sur le site, ma question est la suivante:
Un certains nombres de musulmans vend des poulets et viande de boeuf qui sont abattu hors circuit traditonnel (Clandestin), donc vendu sans déclaration, ne respectant pas les lois du pays et parfois a la limite du respect de l'hygienne. Vous m'avez compris vente au noir ! est il permis de consommer cette viande ? Cette viande est hallal oui ou non ?
Ecrit par : zam | samedi, 03 mai 2008
As'salamoualeykoum wa Rahmatoul'lah!
Ya Abdal'lah, ya Amîiral-Mou'minîina fil Hadithi wal fiqu'hi! Da'ni! Ouquab'bilou quadameyka...
Qu'Allah te protége du mal des hommes, des femmes, des sorciers et sorciéres, des jaloux, et jalouses, des menteurs et menteuses, t'agrés dans le manteau de sa clémence et sa miséricorde, et accépte tous tes éfforts, et qu'Il te donne longue vie dans son obéissance et son contentement!
Ouhib'bouka lil'lah
Ecrit par : Sansa | dimanche, 04 mai 2008
concernant les reunions dans les mosquèes: je trouve inadmissible que des reunions à des fins commerciales sont tenues dans les mosquées et medersa.Il ne faut pas oublier les niyyats des donnateurs, ces lieux sont destinés pour l'enseignement réligieux et la pratique de la priere, donc interdit à toute activité et publicité commerciale.
Demain on pourra faire un grand commerce dans la mosquée sous pretexte que les produits sont hallal ? (pourquoi pas poulets, viandes , yaourts ou autres produits)
il faut tirer les lecons de ce dérapage, qui à été faciliter par la présence d'un bon nombres de molwi dans les réunions de cette banque qui ont confondu publicité et possibilité de placer son argent.
Ecrit par : zam | dimanche, 04 mai 2008
Moi j'ai une petite question qui me tracasse : Peut-on distribuer des magazines dans les mosquées, tout en sachant qu'y figurent des publicités à l'intérieur ?
Zam, on fait déja du commerce dans la mosquée, non?
Ecrit par : Bilal | dimanche, 04 mai 2008
Quand un 'âlim donne un avis sur une action ou fait une explication générale sur l'islam, le fait pour les autres ulémas de dire que c'est erroné quand ça l'est réellement, ce n'est pas seulement un droit, c'est un devoir. C'est ça qui a permis à l'islam de garder son orthodoxie : les erreurs des uns et des autres sont mises en lumière, et cela sans dénigrer les personnes : l'avis est erroné, la personne elle est ce qu'elle est.
Cependant, dire ce qui est erroné dans un propos sur l'islam, c'est lié aux droits de Dieu, pas aux droits des personnes. Si c'est correct, alors il faut reconnaître que ça l'est, quelle que soit l'identité et les relations de celui qui l'a dit.
Si des ulémas ont dit que le produit financier est halal, alors si d'autres ulémas ont des objections sincères, ils les leur adressent, mais si ensuite il apparaît que c'est vraiment halal, il faut reconnaître que leur avis est correct. Faire la taswîb (dire que c'est correct), ou la takhtia (dire que c'est erroné), cela ne saurait se faire selon que celui qui a dit l'avis appartient ou non à ce que je perçois comme mon groupe : s'il y appartient alors je dirai que c'est correct, mais s'il n'appartient pas, alors je dénoncerai en public, ou bien je jouerai au sournois en lui présentant un propos et en disant l'exact contraire aux gens derrière son dos (dhu-l-lissânayn). Cela est inacceptable.
On peut se venger d'une personne si elle nous a fait ce que l'islam reconnaît comme un tort gratuit, mais à condition que cela soit une chose purement liée aux droits des personnes. Mais on ne saurait se venger d'un autre 'âlim – si tant est qu'il nous a réellement fait ce que l'islam reconnaît être un tort gratuit – en faisant la takhtia, ou en tournant en dérision ce qu'il a dit, parce que c'est lui qui l'a dit, alors même que quand un 'âlim de notre groupe dit la même chose, nous approuvons. La taswîb et la takhtia sont liées aux droits de Dieu, on ne joue pas avec selon ses massâlih shakhsiyya ou tâ'ïfiyya.
Si le fait qu'on n'aime pas tel collègue – pour x raisons, de toute façon on ne peut pas être aimé par tout le monde, pourvu que nos parents, notre épouse et nos enfants nous aiment –, ce qui fait qu'on ne peut pas faire la taswîb de ce qu'il dit alors qu'on sait que c'est correct, alors au moins qu'on garde le silence. Et non qu'on perçoive la khata et le swawâb à travers le prisme de nos liens.
Un autre point : à propos des actions qui font l'objet d'une divergence d'avis acceptable : quand un 'âlim qui ne fait pas partie de ce qu'on perçoit comme notre groupe dit que telle chose est autorisée, on ne saurait dire que la précaution exige qu'on s'abstienne de cette chose, et que suivre ce que dit ce 'âlim serait tomber dans le douteux, alors que quand soi-même ou un 'âlim qui fait partie de notre groupe dit d'autres actions du même genre qu'elle sont autorisées, on s'empresse de dire que cet avis est correct, car il faut tenir compte du 'urf, etc. Parfois on ne se rend même pas compte de ce qu'on fait ainsi. Sur ce genre de points, si des ulémas ont émis un avis, alors si celui-ci tient la route, il faut reconnaître qu'il tient la route. On peut dire : "Personnellement je suis de l'autre avis", mais faire sa takhti'a seulement parce qu'il n'appartient pas à notre groupe, alors qu'on dit d'autres avis du même genre qu'ils sont acceptables, cela est inacceptable…
Il arrive également que sur un point donné, on fasse silence alors qu'il y a erreur : publiquement on n'exprime alors pas son désaccord et on ne fait pas la takhtia, mais on ne fait pas non plus la taswîb, on garde le silence : cela est possible quand il y a réellement maslaha shar'iyya à le faire, par exemple situation de faiblesse où la dénonciation publique ne fera qu'engendrer davantage de faiblesse. Mais on ne saurait garder silence parce que tel 'âlim qui a écrit telle chose erronée fait partie de notre tâ'ïfa et qu'il y a donc maslaha tâ'ïfiyya, alors même que quand c'est quelqu'un qui ne fait pas partie de sa tâ'ïfa qui fait le même genre d'erreur, là on s'empresse de dire partout qu'il a fait telle erreur, attention, le hadîth qu'il a dit dans son bayân est dha'îf, infondé, etc. et qu'on a le devoir devant Allah de mettre en garde contre ce qui ne va pas. Soit on ne dit rien partout (on fait i'tirâf de sa manque de shajâ'ah), mais si on affirme (nadda'î) qu'on pratique la 'azîma de dire et de dénoncer ce genre d'erreurs, alors il ne faudra ensuite pas agir par maslaha tâ'ïfiyya.
Ecrit par : youssouf | dimanche, 04 mai 2008
j'oubliais, je cite Abdoullah
Ecrit par : youssouf | dimanche, 04 mai 2008
dans ma masdjid, le calendrier du centre islamique est distribué dans la masdjid . Vous avez le nombre de pub, qu'il y a? si c'était interdit, vous croyez que le cir l'aurait autorisé? d'autant plus que c'est un aalim bien connu qui le distribue, idem pour al islam avec les pubs de transitaire ou de boissons. non, je pense, bilal, que si c'était interdit, le cir n'aurait autorisé ses membres à le distribuer dans le masdjid!
Ecrit par : abou nabila | dimanche, 04 mai 2008
2 autres banques de la place s'appretent à lancer des produits shariah. Leurs commerciaux vont ils envahir encores nos madrassahs?
l'idée d'accompagnement était bonne, mais reconnaissons que le fait de les avoir fait entrer dans nos masdjids était mauvaise.
faute avouée...
Ecrit par : inayate | dimanche, 04 mai 2008
je travaille dans une banque, mon directeur m'a demandé d'aller proposer nos produits shariah à la sortie des mosquées, j'ai bien sur refusé, mais, vous voyez dans quel pétrin vous nous avez mis en jouant aux apprentis commerciaux
Ecrit par : inayate | dimanche, 04 mai 2008
je vous conseille d'aller sur ribh, vous verrez toutes les opportunités qu'offrent la finance islamique
Ecrit par : inayate | dimanche, 04 mai 2008
ne peut on dans cette communauté discuter fraternellement et sans animosité?
je sens beaucoup de tension dans les discussions.
avons nous la même attitude avec les non musulmans?
ne derions nous pas discuter aec plus d'égard et de respect pour notre frère ou notre soeur?
Ecrit par : soumaya | dimanche, 04 mai 2008
Mwl Thanwi dit en ce sens qu'il y a des divergences depuis l'époque des sahabas, cela a été décrit comme une miséricorde mais aujourd'hui des gens ont utilisé la diergence aussi pour amener à penser du mal au sujet du groupe des ulémas (vu dans le dernier article de Mw Anas)
Ecrit par : riaz | dimanche, 04 mai 2008
Ou di que ou travaille dans la banque .. et ou ose dire que band molissab la mette a ou dans le pétrin ?
Non, ben ou ose, ou ... c ou même la mette a ou dan pétrin ...
Tu as suivi tout le débat ? Si j'ai bien suivi les paroles de ces muftis, tout ton revenu est HARAM.. (Si je me trompe, qu'un molwi me corrige, SVP)
Dis-moi juste une chose .. Quel est le molissab qui a halalisé ton emploi ? Afin que puisse aller le voir pour halaliser l'emploi de quelques connaissances qui travaillent dans des banques..
Ecrit par : moi | dimanche, 04 mai 2008
Je m'adressais à inayate
Ecrit par : moi | dimanche, 04 mai 2008
je sais bien que c'est haram, j'en suis conscient. c'est entre moi et ALLAH.
mais en commercialisant le produit, les molwis concernés nous ont mis en porte à faux vis à vis de notre direction.
ces molwis ont ils dit aux deux commerciales musulmanes de la bfc qu'elles étaient dans le haram?
Ecrit par : inayate | dimanche, 04 mai 2008
la dernière fois, j'étais inivité à un diner familial à st louis, quand un de mes oncles a commencé a parlé des"molwis mousqutaires" (je cite) en des termes très sales, entachés de haine, il disait qu'ils ne cherchent que le monopole...je l'a interrompu en lui disant s'il avait des reproches à leur faire, il n'avait qu'à le leur dire directement.
je veux dire qu'il faut cesser d'être aussi belliqueux les uns par rapport aux autres.
soit on reconnait être une communauté de frères et soeurs, soit on n'y adhère pas et on assume.
on peut avoir deux avis différents mais on ne peut avoir des coeurs divisés, surtout qu'il y a pas mal de molwis sur ce forum, à bon entendeur...
Ecrit par : soumaya | dimanche, 04 mai 2008
Je profite de ce que dit le frère Inayate (mais je ne le vise pas particulièrement) et surtout de la présence de bocoup de molwi pour poser une question :
qu'en est-il de ce genre de personnes qui disent que je suis conscient d'être TOTALEMENT dans le HARAM, mais c'est entre moi et ALLAH..
En même temps, on ne se gêne pas d'aller essayer de chercher des poux aux autres (molwi ou autres)?
Est-ce que je peux quand même voir le gris sur la personne d'en face et lui conseiller de devenir blanc et ne pas faire attention au fait que moi, je suis tout noir ..?
Attention : ce n'est pas une attaque envers le frère Inayate.. mais une question qui arrive souvent ...
Ecrit par : moi | dimanche, 04 mai 2008
Assalamoualaikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.
Inayate voit le bon coté des choses, si ta direction decide de mettre en place des produits sharia compatible, dit toi que dorénavant, tu ne proposeras plus à tes clients musulmans des produits haram, mais des produits halal. De ce fait, tu pourras te dire, quand bien même, que ton activité c'est entre toi et ALLAH, que ton revenus n'est pas totalement haram, vu que tu commecialises du halal.
Was salamoualaikoum wa rahmatoulahi wa barakatouh.
Ecrit par : curebien | lundi, 05 mai 2008
c'est une manière de voir, toujours est il que pour l'instant, il y a un froid avec mon supérieur qui me repproche de ne jouer le jeu
Ecrit par : inayate | lundi, 05 mai 2008
pourquoi ne pas essayer de leur expliquer ce qu'est véritablement l'Islam
Ecrit par : soumaya | lundi, 05 mai 2008
je constate avec regret qu'il y a de moins en moins de tolérance dans notre communauté, peut être sommes nous trop présomptueux et que notre égo a atteint des échelles surdimensionnés
Ecrit par : hassan | lundi, 05 mai 2008
on a beaucoup entendu durant ces échanges des initiatives des jeunes molwis, mais j'aimerai savoir ce qu'en pensent les anciens comme molwi said ingar, molwi khalil ravate, molwi issak gangate ou moufti dargai.
ont ils droit encore à la parole?
ou assistons nous à la prise de pouvoir d'une nouvelle génération
Ecrit par : ziad | lundi, 05 mai 2008
il faut tirer les lecons de ce dérapage, il est encore temps.
Ecrit par : inayate | lundi, 05 mai 2008
Les seules personnes qui ont fait avancer les choses a l’Ile de la reunion sont les banques. A la reunion, enormement d’entrepreneurs sont musulmans et beaucoup d’entre eux thesaurisaient l’argent dans leur domicile car ils ne voulaient pas d’interets…
Dans la metropole, c’est l’inverse… Les musulmans ne sont pas des entrepreneurs, beaucoup ont des revenus faibles et peu d’epargne, et 99% ont toutes leurs economies dans les banques…
L’interet pour les banques de sortir un produit shariah compliant est nul, surtout qu’ici avoir l’etiquette islam donne mauvaise image, chose qui n’est pas le cas a la reunion ou les musulmans arabes ont plus une reputation de businessmen que de RMIStes et de voleurs de voiture…
Concernant les competences des oulemas la bas, ils n’ont pas fait grand chose, juste valider le travail fait par S&P qui est l’indice de reference du fonds qui est commercialisé… Encore heureux, je les aurais mal vu recaler un indice valider par une dizaine de sheikhs des plus celebres et compétents autant en finance qu’en Islam…
Pour en avoir discuté maintes et maintes fois, l’impulsion ne peut venir que des banques, c’est elles qui possedent et sont capables de commercialiser un tel produit, et juridiquement, aujourd’hui, il n’y a aucun obstacle a cela, les banques n’ont juste pas envie de lancer la finance islamique en France…
Pour finir, ne vas pas trop rever, le colloque au senat, c’est fait pour simplifier la fiscalite afin d’attirer les petrodollars, et pas pour autre chose, notamment pour des placements halals pour les particuliers. Une nouvelle fois on va preferer favoriser les banques de financement et d’investissement au detriment de la banque de détail…
Ecrit par : vu sur al kanz | lundi, 05 mai 2008
Salâm
Voici une réponse qui a aussi été postée sur Al Kanz suite au commentaire posté ci-dessus :
Frère ****,
Permettez-moi de revenir sur trois points par rapport à votre premier message :
1° En ce qui concerne la condition des musulmans à la Réunion, j’aimerai bien savoir sur quoi repose votre affirmation suivante :
“A la reunion, enormement d’entrepreneurs sont musulmans et beaucoup d’entre eux thesaurisaient l’argent dans leur domicile car ils ne voulaient pas d’interets…”
Au contraire, la quasi-totalité des musulmans que je connais ici (à la Réunion) ne gardent pas leur argent chez eux mais bien sur des comptes bancaires.
2° En ce qui concerne ensuite les sociétés dans lesquelles les fonds du SGAM AI Barakah titre sont investis, celles-ci font partie de l’index Dow Jones Islamic Market et non celui de Standard & Poor’s.
3° Enfin, il ne suffit pas qu’un investissement en bourse soit réalisé sur un index contrôlé par un “shariah board” pour que celui-ci soit systématiquement “shariah compliant”. Il y a également d’autres conditions qui sont imposées à cet effet (et c’est le respect de ces conditions qui doit faire l’objet d’un audit régulier) comme par exemple :
A) Le respect du processus de purification des dividendes de la part provenant d’activités illicites
B) L’absence de spéculation à court terme dans la pratique (c’est-à-dire la non revente des actions avant le transfert de propriété)
C) Le devoir d’exprimer aux sociétés dans lesquels les fonds ont été investis que, en tant qu’actionnaire musulman, l’on n’approuve pas les transactions illicites qu’ils réalisent de façon secondaire.
Wa Allâhou A’lam !
Ecrit par : Vu aussi sur al kanz | lundi, 05 mai 2008
la première tranche a été bouclé?
Ecrit par : curieux | lundi, 05 mai 2008
où en est la bfc sur les projets concernant le crédit
Ecrit par : curieux | lundi, 05 mai 2008
j'ai eu ouïe dire qu'il restait la moitié pour boucler de la première tranche
Ecrit par : inayate | lundi, 05 mai 2008
vous savez, dans les banques tout se sait.
qui fait quoi, qui dit quoi. il n'y a pas de concurence, je dirai qu'on est complémentaire
Ecrit par : inayate | lundi, 05 mai 2008
bilal
je suis d'accord avec vous, les magazines contenant des pub, ne doivent pas etre distribué a l'interieur des mosquées. Ils peuvent le faire dehors a la sortie ou par autre moyen.
Ecrit par : zam | lundi, 05 mai 2008
quel délai reste t il pour ma première tranche
Ecrit par : soumaya | mardi, 06 mai 2008
j'ai lu dans le journal, l'interviex d'un certain houssen, qu'est accacia finance?
Ecrit par : curieux | mardi, 06 mai 2008
est ce que la finance islamique dans sa configuration actuelle fait partie du cursus des études de mufti?
en combien d'années devient on mufti?
Ecrit par : hassan | mardi, 06 mai 2008
je ne pense pas que la finance islamique soit réservé aux seuls muftis car j'ai vu qu'il y avait aussi un molwi avec l'équipe de muftis
Ecrit par : inayate | mardi, 06 mai 2008
les autres molwis n'ont peut être pas fait les études pour expliquer et mettre en place des produits shariah
Ecrit par : curieux | mardi, 06 mai 2008
nos aalims ont ils des échanges avec les savants des autres pays concernant la finance comme l'angleterre, la malaisie...
Ecrit par : soumaya | mardi, 06 mai 2008
des contacts ont ils été pris avec le fameux mufti taqi?
Ecrit par : curieux | mardi, 06 mai 2008
qui sont les experts de la fiance islamique en france métropolitaine?
Ecrit par : archad | mardi, 06 mai 2008
Le 6 mai et toujours rien dans nos supermarchés, où est "AL HALAL"?
Coup de bleuf ou problème de dernière minutes, merci de nous informer rapidement
Ecrit par : HALAL ? | mardi, 06 mai 2008
dans des supermarchés du sud, en tout cas les produits de l'abattoir dessay sont bien présents. c'est déja ça, on peut becquetter halal!!!
Ecrit par : halal! | mardi, 06 mai 2008
C'est déja bien que les produits de dessay soient présents et ca ne date pas d'aujourd'hui ! Ca permet aux musulmans du sud désirant se fournir dans les supermarchés de becquetter halal!!!
Malheureusement, pas tous les musulmans de la Réunion qui souhaitent avoir des produits halal peuvent se les procurer en supermarché.
Ecrit par : Bilal | mardi, 06 mai 2008
je parle des produits "AL HALAL" tu comprends le français?
On fait une pub disant fin avril en supermarché, on est début mai et rien ne se passe, merci de communiquer sur ce retard
Ecrit par : HALAL ? | mardi, 06 mai 2008
>>>> Soumaya : la BFC doit arriver à 1 million d'euro d'ici à la fin du mois.
>>>> curieux : il s'agit d'Houssen ISSOP-MAMODE, l'un des précurseurs à la Réunion sur la question de la finance islamique
http://zarabes.blogspirit.com/tag/Acacia+Finance
>>>>> HALAL ? : encore un peu de patience, il n'y a aucun probleme, juste un peu de retard. en aucun cas c'est un coup de bluff. tu attaques vite je trouve et tu es limite agressif. d'ailleurs à ma connaissance, aucune pub n'a été faite comme tu le dis, que ce soit sur le site du CIR ou sur celui de Halal Reunion.
Ecrit par : Zarabes (la rédaction) | mardi, 06 mai 2008
Cher Monsieur de la Rédaction,
Désolé d'être agressif, mais je pensai que mes propos était assez neutre, j'ai bien demandé coup de bluff ou problèmes de dernières minutes ? Il n'y a pas eu de pub en externe oui mais en interne Halal Réunion a bien dit que ça serait fin avril et ils l'ont aussi répété lors de la présentation à St Gilles. J'attaque pas mais je me renseigne sur une promesse. Une date a été donné et non respecté, je m'interroge donc si le projet a pris du retard ou a été abandonné, merci et désolé si les personnes concernées se sont sentis agressées.
Ecrit par : HALAL ? | mercredi, 07 mai 2008
Voilà un communiqué du CSHR qui répond certainement à tes interrogations :
http://www.halal-reunion.com/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=1
Le 2 avril dernier, la société AVICOM avait convié les membres du Centre Islamique de la Réunion et du C.R.C.M. au grand complet, ainsi que diverses personnalités de la communauté musulmane de la Réunion au village de Corail à Saint-Gilles pour présenter la nouvelle gamme de produits de volailles "Al Halal" commercialisée notamment dans les grandes surfaces de l’Ile depuis quelques jours. En effet, la société AVICOM, connue sous les marques Crête d’Or, Ti Gayar et Grand Matin, s’est vue délivrer à cette occasion par la Commission de Surveillance du Halal de la Réunion (C.S.H.R.) la certification "HALAL REUNION", lui permettant ainsi de proposer cette nouvelle gamme spéciale de produits à la communauté musulmane de la Réunion.
Aujourd’hui, la gamme "Al Halal" se compose de produits frais et de charcuterie de volailles. Si au cours de cette soirée, la société AVICOM a pu présenter la démarche qualitative qu’elle mène au sein de la filière réunionnaise de volailles, le C.S.H.R. a profité de cette opportunité pour mieux faire connaître, à travers l’excellente présentation d’Idriss Mourouvaye, la démarche qu’il a engagée dans le cadre de l’attribution du certificat "HALAL REUNION" et sa mise en œuvre par le Groupement d’Intérêt Economique du même nom. A ce titre, il faut rappeler que le GIE a terminé récemment le recrutement des contrôleurs pour pouvoir mener à bien les missions et les objectifs qu’il s’est fixé.
Après donc la labellisation de l’abattoir Ducheman-Grondin à Saint-Joseph en novembre 2007 et celle de la société AVICOM aujourd’hui, le C.S.H.R. continue ses efforts vis-à-vis des acteurs locaux de l’agro-alimentaire (industriels, pâtissiers, restaurateurs, …) afin que ceux-ci puissent offrir une gamme de plus en plus large de produits à présenter à la marque "HALAL REUNION" et permettre ainsi aux musulmans réunionnais de meilleures garanties et de choix quant à la consommation halal.
Qu’Allah nous aide à persévérer dans cette voie. Âmîne !
Ecrit par : Bilal | mercredi, 07 mai 2008
J'ai vu ces produits aujourd'hui dans une grande surface...
Ecrit par : moi | mercredi, 07 mai 2008
Salam,
Après cette intermède sur la finance, je reviens sur le sujet principal : le HALAL.
Je félicite les gens qui ont participé à cette initiative (quelques membres du Centre Islamique et quelques membres du CRCM).
Cela aura pour effet de mettre un peu d'ordre dans ce domaine et on pourra consommer facilement et sans trop se poser de question.
Autre bonne surprise : la gamme al-halal est très élargie; on trouve beaucoup de charcuterie et de poulet transformé.
Qu'ALLAH accepte les efforts de ces gens et fasse que nous puissions comprendre la valeur des travaux engagés.
Ecrit par : moi | jeudi, 08 mai 2008
As-salâmu 'alaykum wa rahmatullâh.
Bârakallâhu fîkum pour vos encouragements (Sansa, ana aydhan uhhibuka fi-llâh ; shuk'ran laka, wa lâkin iyyâka wa-l-mubâlagha, yâ akhî :) : innamâ ana tâlibun saghîrun li-l-'ilm).
Comme on y faisait allusion plus haut : "En métropole, rien pour l’instant : la maison mère craint d’être taxée de communautarisme" (lu dans l'article de Libération vers lequel zarabes.blogspirit a mis un lien : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/321227.FR.php )
Mais ça viendra, inshâ Allâh, puisque le Sénat lui-même va en discuter.
Sinon je propose la lecture de l'excellente recherche qui suit, qui permet de bien cerner les différences et subtilités existant entre les modèles universaliste français et communautariste américain : http://www.geocities.com/CollegePark/Lab/1989/multiculti.html
Il est par ailleurs à noter que, comme un article du Figaro Magazine le faisait remarquer, les Zarabes ont, à la Réunion, "construit leur propre modèle d'intégration, à mi-chemin entre le communautariste britannique et celui, assimilationniste, prôné en métropole" (14 février 2005).
Le modèle est donc à mi-chemin, ça c'est le constat. Cependant, je pense que ce ne sont pas seulement les Zarabes qui auraient construit ce modèle d'intégration ; c'est la société créole réunionnaise qui a été façonnée de la sorte par toutes ses composantes.
Reste qu'on espère que les choses demeurent ainsi.
Les jeunes générations zarabes ne devraient pas intégrer dans leur esprit, sans même en comprendre les enjeux, le discours distillé régulièrement dans les rubriques Courrier des lecteurs par quelques personnes qui ne comprennent pas la société réunionnaise et veulent importer ici un modèle qui uniformisera tout le monde, ainsi que par quelques autres personnes cherchant à faire très intello et à imiter les premières ; discours stigmatisant le modèle réunionnais à mi-chemin entre le britannique et le métropolitain, nommant les expressions de ce modèle spécifique : "pratiques communautaristes", et présentant leur perennité comme le plus grand risque auquel la société réunionnaise a à faire face dans les années qui viennent.
Nos jeunes zarabes (garçons et filles) qui ont fait des études universitaires sont à mêmes aujourd'hui de chercher à mieux comprendre leur religion dans sa profondeur (croyances, normes et spiritualité) (et non de la réduire à quelques mas'lahs), et d'apprendre à garder un recul par rapport à ce qu'ils lisent, entendent, ou apprennent. Par rapport à ce qui nous intéresse ici, il s'agira pour eux de saisir les différences réelles existant entre les différents modèles d'intégration, les points forts et les points faibles de chacun d'eux, et ensuite comprendre qu'est-ce qui va dans le sens de ce dont nous, nous avons besoin...
Wallâhu A'lam.
Was-salâm.
Ecrit par : Abdoullah | vendredi, 09 mai 2008
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