jeudi, 15 octobre 2009
L'association Solid'R sur le web
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RDJ 2009
2ème RDJ Rendez-Vous des Jeunes à Saint-Pierre les 23, 24 et 25 Octobre 2009
Nous sollicitons la générosité des frères et soeurs pour l'organisation de cet évènement, tous vos dons en argent ou en temps sont les bienvenus.
Merci de nous contacter par mail: djamil.dindar@islam365.fr ou 0692 31 74 50
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jeudi, 08 octobre 2009
Un imam égyptien contre le niqab
L’imam de la mosquée cairote d’Al-Azhar Mohammed Sayyed Tantaoui a
ordonné à une collégienne d’ôter son niqab, au cours d’une visite dans
un de ses lycées ce samedi. Il a décidé d’interdire le port de cette
tenue religieuse dans l’ensemble de ses établissements. Une première
dans un pays musulman.
Article d'afrik.com
Un nouvel argument pour recentrer le débat sur la question de principe
plutôt que de se demander si la future loi anti-niqab sera contre l'Islam
ou pas.
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jeudi, 10 septembre 2009
L'archetype de l'arabe de service : il mange du cochon et il boit de l'alcool ...
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mardi, 08 septembre 2009
Applications islamiques pour iphone
Ci-dessous quelques applications islamiques. Vous en utilisez d'autres ?
iAzkar

iPray

99 Names

iQuran

Qudsi

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Le boycott des dattes israéliennes
Les musulmans cherchent en permanence à avoir une attitude conforme aux principes à l'Islam. La consommation de nourriture ou les comportements en sociétés sont très souvent jugés à l'aune de leur caractère licite (halal) ou illicite (haram).
Mais rompre le jeune avec une datte provenant d'Israël ne semble pas a priori entrer dans ce type de catégorie. C'est peut être la limite de ce comportement qui se focalise peut être plus sur le côté littéral que sur les principes.
Article de oumma.com : Le Boycott des dattes israéliennes pendant le Ramadan : une démarche éthique et un devoir religieux
Aujourd’hui en France, de nombreux musulmans rompent leur jeûne avec des dattes provenant d’Israël. Commercialisées par des sociétés criminelles (comme la société israélienne agro-alimentaire Agrexco) et sous le label de marques provenant des colonies juives (Carmel, Jordan River etc), ces dattes ont, aussi bizarre que cela puisse paraître, pignon sur rue dans les étalages des commerces communautaires ainsi que chez de nombreux “épiciers arabes“.
La situation est à son comble en Languedoc-Roussillon - région qui a pourtant vu naître la mobilisation contre l’installation de la société israélienne Agrexco dans le port de Sète[1] - où certains commerçants n’ont pas hésité à disposer à la vente des dattes provenant de la société… Agrexco ! Nombreux sont donc les musulmans qui, en cette période de Ramadan, achètent des dattes en provenance des colonies israéliennes. Reconnaissables à leur forme (elles sont en général plus grosses que les dattes provenant du Maghreb) et à leur goût, la présence de ces dattes auprès des commerces communautaires n’en constituent pas moins un scandale.
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samedi, 29 août 2009
Les « nouveaux notables » de la République : entre mutation et compromission ?
NDLR : Article publié pour la première fois en 2005
En France, à coté des organisations et personnalités anciennement « notabilisées », historiquement reconnues comme étant les relais dociles des pouvoirs institutionnels français et étrangers (Dalil Boubakeur symbolisera pour longtemps ce type de personnage), émergent les « nouveaux notables musulmans » de la République. Il est difficile de les définir ; ils sont représentés par les quelques dirigeants de l'UOIF. Cette alliance, entre dirigeants de l’UOIF et Recteur de la Mosquée de Paris, sous l’œil approbateur et actif des services du Ministère de l’Intérieur, pourrait n’être que conjoncturelle. En effet, les prochaines élections du CFCM arrivent et il fallait afficher un accord consensuel sur le fameux projet de Fondation concocté dans les Bureaux de M. de Villepin Mais au-delà des manipulations politiciennes et des ambitions des uns et des autres, ce serait une erreur de voir, dans cette collaboration entre anciens et nouveaux notables une affaire de conjoncture. La raison est beaucoup plus profonde et dépasserait de loin notre simple cadre national.
Quant à la communauté musulmane, elle observe et constate. La surprise et l’incompréhension font place à la gêne : autant il était facile de dénoncer les agissements et déclarations intempestives de M. Dalil Boubakeur, fidèle relais au service des « dominants », autant il semble difficile de dénoncer les positions de ces « nouveaux notables » qui, à travers les multiples péripéties du CFCM, multiplient les « arrangements », « accords » et « compromis(sions ?) » dont on a du mal à mesurer les enjeux et conséquences.
Quand « nos frères » se notabilisent…
Tous ceux qui ont assisté à la conférence de Presse du Bourget 2005 (diffusée sur Oumma TV) ne pouvaient que se sentir mal à l’aise. Les louanges de M. Dalil Boubakeur adressées aux dirigeants de l’UOIF ressemblaient fort à l’intronisation de ces « nouveaux notables ».
Mais ces « nouveaux notables » ont la particularité d’être issus de la mouvance réformiste musulmane, mouvance dont est issue la majorité des acteurs associatifs musulmans. C’est une particularité qui rend leurs compromis(sions) lourds de conséquences pour le mouvement associatif musulman mais aussi et surtout rend difficile un débat intra communautaire serein, constructif et franc.
Un détour historique : la légitimité du mouvement réformiste musulman
On ne peut comprendre les nouvelles réalités et orientations de l’Islam de France sans un bref rappel historique du mouvement réformiste musulman. Ce mouvement, à travers ses fondateurs et organisations, jouit d’une légitimité et d’une respectabilité au sein des masses musulmanes. Personne n’oserait remettre en cause les apports incontestables de personnalités telles que Ibn Badis en Algérie, Hassan al-Banna en Égypte, Muhammad Iqbal au Pakistan ou Saïd an-Nursî en Turquie.
Durant la période coloniale, les mouvements réformistes ont activement participé à la décolonisation. Par la suite, ils furent généralement écartés de la direction des nouveaux États indépendants au profit des mouvements nationalistes, idéologiquement plus proches des anciennes puissances colonisatrices. Les nouveaux pouvoirs politiques de ces États indépendants, en rupture avec leur propre société, réussissent à conserver une mainmise sur leur pays en se plaçant sous la protection bienveillante et intéressée des puissances occidentales. Les mouvements islamiques réformistes entrent en résistance (parfois violente) contre ces régimes dictatoriaux et leurs alliés occidentaux.
La chute du mur de Berlin parachève la domination américaine qui, après l’expérience douloureuse de la Révolution iranienne, fait le choix de maintenir son soutien aux régimes dictatoriaux musulmans.
Un siècle de luttes et de résistances ont conféré à ce mouvement réformiste, à leurs organisations et à leurs dirigeants une légitimité historique et ce, pour plusieurs raisons :
1/ D’abord, ces mouvements réformistes musulmans (avec les mouvements nationalistes) ont fermement combattu le colonialisme.
2/ Ensuite, ces mouvements ont participé à la "réislamisation" des peuples musulmans tout en dénonçant la mondialisation et l'américanisation des modes de vie. Même s'ils ne se sont attachés qu'au volet culturel et religieux.
3/ Enfin, ces mouvements durant la période post-coloniale ont été les rares voix à dénoncer les dictatures arabes à la solde de l'Occident post-colonial.
Le mouvement réformiste en crise dans le monde musulman…
Aujourd’hui, le mouvement réformiste musulman vit une crise sans précédent. Quelques décennies après les indépendances, les mouvements réformistes désespèrent d’une alternative politique aux régimes en place. Certains militants d’ailleurs se désolidariseront de ces mouvements qu’ils jugent inefficaces et prôneront l’action armée. Ils seront instrumentalisés par les pouvoirs en place. D’autres proposeront de jouer « le jeu démocratique » dans des États de non droit et cela s’apparentera réellement à un jeu.
Les événements du 11 septembre 2001 serviront de prétexte pour que l’impérialisme américain puisse s’exprimer sans aucun complexe. Devant ce rapport de force plus que défavorable, les mouvements réformistes dans les pays musulmans appellent, quand cela est possible, à une coopération avec les pouvoirs politiques en place, bien qu’ils jugeaient ces derniers illégitimes, quelques dizaines d’années auparavant.
Pour certains, ces mouvements et organisations réformistes ont opéré des tournants et des revirements qui peuvent s’expliquer mais qui s'apparentent à une trahison de ses principes fondateurs, cela a induit :
d'une part l’apparition de mouvements armés dits « islamiques » qui ne se reconnaissent plus dans les idéaux réformistes et prône la violence mais sans aucun véritable projet politique. Ce sont des mouvements qui sont aujourd'hui directement ou indirectement contrôlés par les Services de sécurité d’États arabes (mais aussi occidentaux) et jouent le jeu de leurs manipulateurs. Ces mouvements sont connus, dénoncés et utilisés par la machine médiatico-politique occidentale (et ses relais dans les pays du Sud). Ces mouvements armés sont ultra minoritaires bien qu’ultra médiatisés.
d'autre part, la mutation d’un mouvement réformiste amorphe ne proposant aucune autre alternative et autre mode de résistance, en un mouvement piétiste petit bourgeois qui milite pour sa reconnaissance, mais reste peu sensible aux nouveaux enjeux de politiques nationales et internationales.
Leur programme politique : s'intégrer au jeu politicien et trouver des arrangements avec les pouvoirs en place (comme en Algérie, Jordanie, Égypte, Yémen, Koweït et… en France).
Leur programme économique : accepter, de manière fataliste, une mondialisation ultra-libérale dont, souvent, ils ne comprennent pas les mécanismes.
Leur programme social : se limiter aux développements d'institutions caritatives, humanitaires et éducatives privées. Ainsi sur la question palestinienne on mettra plus en avant la question humanitaire que la revendication politique beaucoup plus dérangeante.
… Une crise qui se prolonge dans les organisations musulmanes françaises
En France et dans le même ordre d’idée, l’UOIF mise sur la reconnaissance institutionnelle. Depuis pratiquement une décennie, elle en fait sa priorité absolue.
Aujourd’hui, on s’interroge : entre coopérations, adaptations, concessions nécessaires, compromis et compromissions, la frontière devient de moins en moins claire, de plus en plus discutable.
Cette nouvelle orientation des mouvements réformistes (conservatrice petit bourgeois), en France en particulier, nous font craindre le pire car ces mouvements et organisations jouent et jouissent d'un capital historique qui les légitiment auprès d'une certaine base militante musulmane même si leur programme (si programme il y a) aujourd'hui est loin d'être radical, résistant et anticolonialiste.
Ce serait une erreur de focaliser sur les organisations les plus médiatisées, telles que l’UOIF. Il en existe beaucoup d’autres, qui se réclament du mouvement réformiste, qu’elles soient nationales (CMF, PSM…) ou locales. Représentent-elles une véritable alternative ? Leurs oppositions à l'UOIF (sur la question du CFCM, de l’alter mondialisme ou de la loi anti-foulard) résultent-elles d’une différence de vision ? Serait-ce seulement qu’une différence de méthode ? Serait-ce un seul et même souci de reconnaissance et d’intégration : les uns axerait sa stratégie sur les institutions étatiques (à travers le CFCM) et les autres sur les structures et organisations du mouvement social ? Il est encore beaucoup trop tôt pour répondre à ces questions.
Si cela devait se vérifier dans un proche avenir, cela voudrait dire que le mouvement musulman réformiste (en France en particulier mais cela peut se vérifier dans le reste du monde musulman) n'a pas réussi (pour l'instant) à accoucher d'une véritable alternative face à la violence de l'ordre ultra-libéral (avec ses conséquences politiques, socio-économiques, culturelles, militaires et sécuritaires).
Trouver une alternative
Le mouvement réformiste musulman dans le monde en général et en France en particulier vit une crise qui pose cette question cruciale : Y a-t-il une troisième voie entre une voie violente et nihiliste et une voie conservatrice piétiste et petit bourgeois ?
L’instauration d’une autre voie serait possible, mais trois préalables seraient nécessaires :
1/ Œuvrer à une prise de conscience, des militants en particulier, de l’ampleur de la crise actuelle et de nos limites. Cela nécessite l’aménagement de véritables espaces de débats parmi les militants musulmans avec une Parole qui soit à la fois franche, sans concession mais respectueuse et sereine.
2/ Établir des fronts de Résistances communs à l’ordre libéral-sécuritaire avec ceux (musulmans ou non) qui prônent un monde plus juste. Avec nos partenaires, c’est d’abord la valeur de Justice qui nous rassemble au-delà de toutes les autres. Établir des fronts de résistance, c’est aussi accepter de défendre des causes qui ne sont peut-être pas les mieux comprises de l’opinion publique aujourd’hui, et accepter de se trouver parfois à la marge.
3/ Mettre en place et expérimenter d'autres modes de résistances non-violents. La Résistance est possible si l’on refuse les discours fatalistes devant des enjeux qui semblent nous dépasser. Les luttes du mouvement social paysan (les mouvements de désobéissances civiles contre l'utilisation des OGM en particulier) et des mouvements issus de l'immigration (les mouvements de dénonciation et de résistances du MIB ou de DiverCités) contre la double peine, en particulier) sont des exemples sur lesquels nous devons réfléchir.
Proposer une véritable alternative globale (politique, sociale et économique) est une œuvre de longue haleine qui nous concerne et qui nous dépasse à la fois. Nous devons modestement y participer.
Établir, par contre, des nouveaux modes de résistance alternatifs et originaux, cela nous concerne directement et devient une urgence première. Ceci nous permettrait d'échapper aux deux voies vers lesquelles l'ordre ultra-libéral voudrait nous réduire :
1/ La voie du désespoir : à travers des actions et réactions violentes jusqu’au-boutistes et revanchardes.
2/ La voie de l'individualisme et de l'égoïsme : à travers un conformisme social et politique et la soumission à l'ordre injuste. Cela se traduirait, de façon individuelle et communautaire, par une défense sélective de nos intérêts petit-bourgeois et communautaristes.
Deux voies qui ne sont que deux manières, conscientes ou non, de trahir.
Yamin Makri
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jeudi, 06 août 2009
Face aux "dérives de la jeunesse", faut-il employer la méthode douce ou la méthode dure ?
Drogue, alcool, boîtes de nuit, sexe…Nous connaissons tous les maux qui rongent la communauté musulmane de la Réunion et particulièrement sa jeunesse.
La situation n’a jamais été aussi dramatique.
Face à ce que certains appellent « les dérives de la jeunesse », quelle méthode utiliser pour la faire revenir dans la droit chemin, ou du moins essayer ?
Etes-vous partisan de la méthode douce ?
Ou au contraire, êtes-vous pour une méthode dure ?
Le débat est lancé ! A vos claviers !
La méthode douce est prônée notamment par une nouvelle génération de alims, plus proches des jeunes. Elle est faite d’écoute, de dialogue, de psychologie.
Les détracteurs de cette façon d’aborder le problème disent que :
-cette méthode ne marche pas, la preuve en est l’état de la jeunesse aujourd’hui. Les choses n’ont jamais été aussi graves.
-les alims sont trop proches des jeunes et ne sont plus respectés et encore moins craints par ces derniers
Ils prônent donc un retour aux anciennes méthodes, comme du temps de nos parents ou de nos grands-parents. Ils défendent l’idée que face à des problèmes graves et dures, il faut avoir une réaction dure. Dure verbalement mais peut-être aussi physiquement. Le alim doit être respecté et craint.
Les opposant à ces idées expriment les arguments suivants :
-le monde a changé, on ne peut plus faire avec un jeune comme on faisait dans les années 90, 80 et avant. Le jeune peut se braquer et vouloir se rebeller par provocation.
-le alim peut et doit être autoritaire et ferme sans tomber dans des excès (que ce soit verbaux et physiques)
-le alim doit être respecté bien sûr mais pas forcément craint.
Voilà la parole est à vous !
Nous vous remercions d’être respectueux dans vos commentaires et de ne pas citer de noms.
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mercredi, 29 juillet 2009
Bikini et burka : même combat ?
Ce n'est pas la loi qui doit dicter ce qui est juste mais ce qui est juste qui doit dicter la loi (J-M. Muller)
Au delà de la pseudo commission à l'assemblée qui ne sert que de caution à la validation de la future loi contre la burka, le débat sur cette question est assez étrange. Il y a des argumentaires pro et anti burka qui s'échangent mais qui ne semblent pas du tout basé sur le même cadre de lecture. Il y a donc des échanges mais on a l'impression que les règles ne sont pas les mêmes des deux côtés. Les anti burka disent que ce vêtement, en plus d'être choquant est une atteinte à la liberté de la femme ; les pro burqua eux avancent qu'il s'agit d'une partie de leur religion et qu'à ce titre elle doit être respectée comme toute autre pratique.
Ceux qui sont contre la burka ne veulent pas associer leur argumentaire à un débat anti islam. Même si cela semble largement hypocrite, ils posent le débat surtout sur le fait que la burka les agresse. Certains musulmans disent qu'il s'agit simplement de leur religion.
De la part des musulmans on a l'impression qu'il n'y a pas eu de réflexion par rapport aux anciens débats sur le voile à l'école. On reste uniquement sur des argumentaires tournant autour du respect de la religion ce qui rend difficile une solidarité plus large.
C'est d'autant plus problématique que les anti-burka sont confortés dans leur position par le fait que certains musulmans réfutent la pratique de la burka comme appartenant à l'islam. On rejoue finalement les même schémas qu'en 2004 ou Sarkozy s'était fait un plaisir de se rendre au Caire pour obtenir l'aval religieux de sa loi contre le voile à l'école.
L'une des caractéristiques des sociétés libérales et globalisées est la cohabitation de plusieurs religions, ethnies, nationalités. Il est donc évident que l'idée de bien et de mal n'est plus partagée de manière uniforme comme ça a pu être le cas il y a 20 ou 30 ans. Mais ce qui doit rester ce sont les principes et en l'occurrence celui de la liberté de porter ce que l'on souhaite dans la mesure ou c'est quelque chose de librement consentie. En tout cas ce sont ces principes qui font la différence entre les pseudo démocraties du monde arabe et l'Europe. Pour combien de temps encore ?
Est ce que pour la majorité des français le bikini des années 60 était aussi choquant que la burka peut l'être de 2009 ? Probablement. Ce n'est pas donc pas une raison pour l'interdire.
A moins que ce soit autre chose…Une réaction de défense peut être. Une crispation.
Pour oublier peut être que la France a changé depuis l'immigration massive du Maghreb.
Que 30 ans plus tard on voit des choses qu'on ne voyait pas avant !
Que l'ouvrier qui ne pratiquait guère a eu des enfants qui eux ont fait leur retour à une nouvelle pratique religieuse.
Que ces tendances vont à contre courant d'une sécularisation qui a marqué l'histoire récente de la France.
Que l'Islam fait désormais partie de la fameuse identité nationale...
Une sorte d'impensé sur le fait que ce qui se passe aujourd'hui n'aurait pas de cause.
Un inconscient collectif qui voudrait que l'intégration devrait être synonyme d'uniformisation des modes de vie.
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dimanche, 26 juillet 2009
Communiqué sur le niqâb
COMMUNIQUE SUR LE NIQÂB
Suite à la constitution de la commission parlementaire sur le Niqâb et la Burka, nous, un groupe de 145 Musulmanes et musulmans de la Réunion, ayant toutes et tous étudié la théologie musulmane, tenons à éclaircir quelques points :
Le Niqâb (voile intégral) est bien un élément religieux et cultuel : ce n'est pas seulement un habit traditionnel ou culturel. Nous trouvons, de ce fait, très dommage que certaines personnes en décrètent le contraire au nom de l'islam.
Nous tenons à exprimer notre vive inquiétude par rapport à cette nouvelle stigmatisation d'une composante de la population française sur la base de simples préjugés: une fois encore, des musulmanes se retrouvent jetées en pâture et livrées à la vindicte populaire sous prétexte de leur rendre leur liberté et leur dignité ! Ceci est déplorable et ne peut être que préjudiciable à terme.
Nous avons, à la Réunion, cette expérience du savoir-vivre ensemble, souvent citée en exemple à travers la France métropolitaine. La liberté constitutionnelle de culte et de pratique, fidèle à l’esprit authentiquement pacificateur de la laïcité, nous a ouvert les voies d’une harmonie parfaite entre les différentes communautés religieuses. Lors de son passage à la Réunion en 2005 pour le centenaire de la grande mosquée de St-Denis, Monsieur Nicolas Sarkozy avait remarqué cette merveilleuse ambiance qui règne dans notre île, et avait émis le souhait de pouvoir transposer un tel état d'esprit en Métropole. A travers l’histoire, jamais une frange de la population n'a été inquiétée dans la pratique de sa foi, ni n'a eu à se plaindre des pratiques d'une autre communauté.
La parfaite intégration de la communauté musulmane, depuis plus d’un siècle, et sa stabilité sont aussi le résultat du travail de communication et d’éducation des Imams francophones. Ces mêmes Imâms ne pourraient comprendre, qu’un droit à une pratique religieuse relevant du choix personnel d’une femme lui serait retiré, si à la suite des travaux de cette commission, une loi était votée dans ce sens. En dépouillant une religion d'un droit, on bouleverse l'équilibre de cette communauté qui se sent lésée. En France métropolitaine et à la Réunion, la cohabitation des religions et la tolérance ont toujours été des motifs de fierté : est-il judicieux d'importer un problème dans une telle société ?
Proposer une loi contre le Niqâb dans les lieux publics serait une attaque à une pratique intrinsèque à la religion, et donc une atteinte directe à la liberté de pratiquer.
Nous craignons que la multiplication de ce genre de provocation ternisse la cohabitation pacifique des différentes communautés religieuses vivant en France.
Tout ceci accentue nos difficultés quotidiennes dans notre rôle d'animateur social et de coordonnateur de la communauté musulmane.
Nous demandons aussi aux musulmans et musulmanes de rester sereins et de ne pas succomber aux provocations qui animent cette période d'agitation médiatique, où les actes et propos islamophobes connaissent malheureusement une recrudescence. Nous sommes de nationalité française, et pour la France c'est la laïcité (comprise comme une neutralité de l'Etat vis-à-vis des différentes religions) qui est la solution.
Les principes de la République française autorisent chaque personne à se vêtir (ou à se dévêtir) comme elle l'entend, du moment que sa tenue vestimentaire ne constitue pas une atteinte à la pudeur ou à la sécurité d'autrui. La France n’est –elle pas le pays fondateur des droits de l'Homme ?
Nous trouvons choquant qu'on puisse accuser les musulmans de forcer leur épouse et fille de porter le Niqâb : cette pratique n'a pas lieu d’être. Nous serons les premiers à combattre les exceptions à cette règle, si besoin en est. Si cela existe et que c’est démontré, nous considérons que l’appareil juridique existant est suffisamment doté pour réprimer avec la sévérité qu’ils méritent, ces actes, qui relèvent ni plus ni moins que de la violence conjugale ou familiale.
Nous insistons auprès des personnes qui portent le Niqâb sur la nécessité de l’enlever lorsqu’il y a besoin légitime d’identification (chez le médecin, à la douane, lors d’un contrôle d’identité, etc.) et qu'il faut se soumettre aux règlements intérieurs dans les domaines privés. De ce fait, le Niqâb ne constitue nullement une atteinte à l’ordre public.
Pour finir, nous lançons un appel solennel aux autorités compétentes afin de faire cesser cette campagne de dénigrement visant les musulmans et les musulmanes.
Liste des signataires :
ABASSI Said - ABDOU MKAVAVO Saïd - Abdous'Samad - ADAM Firoz - ADAM Salima - AHMOD-ALI Chafiq - ALI Taïab - AMAGEE PATEL Asma - BADAT Daoud - BALBOLIA Imrane - BANA Ismael - BARABHAÏ Nafissah - BEG Sanaoullah - BEMAT Yacoub - BHAGATTE Mohammad - BHATTAI Yusufali - BUREL Erick - BUZURG Mohammad - BUZURG Rashid - BUZURG Talha - CADER Mouïne - CADJEE Abbas – CADJEE Osman - CHEIK abdul-Khaliq - DAOUDJEE Youssouf - DARGAÏ Mohammad – DARGAÏ O.Koulsoum - DELAIR Ismail - DESAI Ahmad Saeed - DESAI Ridwan - GANGAT Amatoullah - GANGAT Bilal - GANGAT Yassine - GANGATE Issac - HADJI Hassen - HASSANI Nezoim-din - IMÂM M'bchizi - INGAR Asma - INGAR Ataoullah - INGAR Louqman - INGAR Said - KAJI Ousman - KARODIA Hasim - KARODIA Mohammad - KAZI Salim - KAZI Youssouf - KHERODDIN Djoneid - LALA Bilkiss - LALA Haroun - LALA Rehana - LALA Zouber - LIMBADA Mohamed Hanif - LIMBADA Nadjia - LIMBADA Shokatali - M’Zé Youssouf - MALBROUKOU Moussa - MALECK Jounaid - MALECK Salimah - MALL Bilal - MALL Farhanna - MALL Mariame - MALL Rouxana - MAMODE Aziza - MAMODE Badrealam - MAMODE Hassen - MAMODE Houssein - MAMODE Ismael - MAMODE Ridwana – MAMODE Shakir -MAMODE Soreya - MANSOOR Envarhosen- MANSOOR Goulam Mohammad - MANSOOR Hafsa - MANSOOR Mohammad - MANSOOR Mohammad Saîd – M. Ibrahim MOOSA DODAKIA - MOGALIA As-ad - MOHAMED Ulgar - MOLLAN Yacoub - MOOSA DODAKIA Ibrahim - MOREA Salim - MOUSSA Soulaïmana - MULLA Abdoul Rachid - MULLA Chabbir - MULLA Ibrahim – Mzé Ali - NANA Moaaz - NOORGATE Said - OMARJEE Anissa - OMARJEE Chafikah - OMARJEE Chakil - OMARJEE Redwan – PADAVIA Sabiha - PANCHBAYA Mohammad Yassine - PANCHBAYA Sulliman - PANDOR Ismaël - PATEL Abdoullatif - PATEL Ahmadoullah - PATEL Asma - PATEL Chamima - PATEL Fatimah - PATEL Fayzal - PATEL Imdadoullah - PATEL Issak - PATEL Leïla - PATEL Nadia - PATEL Nisar Ahmed - PATEL Safiyyah - PATEL Salima - PATEL Swalehah - QAZI leyhana - QAZI Rehana - QAZI Sarah - RANDERA Firoza - RANDERA Ismael - RAOUF Abdoul Mâlik - RAOUF Alima - RASSOULMIAN Aslam - RAVATE Anass - RAVATE Asma - RAVATE Khalil Ahmad - RAVATE Yahya - SAID Yahaya - SAID Youssouf - SALAMI Nassima - SALAMI Youssoufa - SAUMTALLY Aisha - SAUMTALLY Mujahid - SHAIKH Idriss - SHAIKH Mohammad Ilyas - SHAYKH Nazir - SHAYKH Owais – Shaykh Salima - SIDAT Farida - SIDATE Ismaêl - SIDATE Oubaïdoullah - SIMJEE Nourine - SIMJEE Tahéra - SIMJEE Yassine - SOURTY Yassine - SULEMAN Ismail - SULLIMAN Abbas - SULLIMAN Réhannan - TARKI Hachim - VALI HAFEJI Yakub - VALY DADABHAY Fayzal - VARATCHIA Yvannick
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dimanche, 19 juillet 2009
Le zarab se marie !
Le grand jour est arrivé ! Après bien des péripéties, le zarab se marie enfin ! Mais pas si vite ! Avant l’événement, le zarab va devoir passer par plusieurs aventures !
D’abord il y a la demande, « pose in bague » comme on dit communément ! Cela peut être aussi l’occasion de faire des fiançailles.
La famille de la fille invite chez elle le garçon ainsi que quelques membres de sa famille. Là, le père du futur marié ou son grand-père demande au père de la fille s’il est d’accord pour qu’elle fasse nikkah avec le garçon prochainement. Vous me suivez toujours ? Ce serait un peu ballot qu’il dise non ou « faut que je réfléchisse » mais dans 100 % des cas, quand la demande se passe comme cela, la réponse est positive mais le père fait durer un peu le suspense ! Le temps de manger deux, trois samoussas et catless, il fait ensuite connaître sa joie que sa fille fasse nikkah avec le garçon.
Là le zarab est présenté à toute sa future belle-famille. « Bon elle c’est Kala untel, i tombe la sœur cousin de Badi ». Le zarab sourit poliment mais dans sa tête il se dit : « cause toujours, demain j’aurai déjà oublié et qu’est-ce qu’ils ont tous à me regarder comme si j’étais une bête de foire ?! » En effet, le zarab est analysé par sa belle-famille sous toutes les coutures ! « Ah oui c’est un joli garçon », « elle a bien gagné », « ah oui li lé plus joli que elle ! » ou encore « oussa li la parti cherche garçon là ?! li nauré pu trouve mieux ! le boug i ressemb un vendeur dalpourri Maurice ! »
Une fois cette étape passée, il est temps de préparer le mariage qui a généralement lieu 6 à 12 mois plus tard. Il faut trouver une salle, trouver un traiteur et/ou préparer la nourriture, et surtout, surtout......faire la liste des invités ! Ce truc là, si on « oublie » d’inviter "Monsieur et Madame Indispensable", c’est un coup à foutre le bordel dans la famille ! De toute façon, il y a toujours des gens qui sont mécontents de ne pas être invités, même quand on leur explique que les places sont limités ! En même temps, le cousin au 3ème degré que l’on voit deux fois par an pour Eid et Bakr Eid, le zarab il s’en fiche un peu !
Bref, on arrive enfin au mariage en lui-même, en commençant par le nikkah ! Cela se passe généralement un jeudi soir après Icha ou un vendredi avec Djummah dans la mosquée de la ville de la fille. Le zarab met ce jour là son plus beau kafni. Après le quiraate, le nazam en ourdou, le bayane (oui c’est long je sais !), c’est le nikkah en lui-même et enfin c’est officiel le zarab est marié ! Là les 200 personnes présentes font la queue pour faire moulaakat et présenter leurs félicitations au nouveau marié : « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. », « Salaam, félicitations. » «Salaam, merci. »…….oui i fini pu et le zarab s’impatiente !
Pendant ce temps, les gens qui sortent de la mosquée reçoivent de la part de la famille du garçon une petite boite avec une part de massepain (Ayoub) dedans. Et là ça ne rate jamais, il y a toujours deux trois personnes pour demander : « Mi peu avoir un deuxième boîte svp ? C’est pou mon matante. »
Le zarab de son côté est au 196ème moulaakat de la soirée, il termine enfin, il s’apprête à sortir, il cherche ses chaussures, « mais ou est-ce que je les ai mises encore ?! ». Mais voilà, il y a toujours un ti couyon (généralement le petit cousin ou le frère de la mariée) pour cacher les chaussures du marié et lui proposer de les lui rendre contre un petit billet ! C’est la tradition ! Et ce n’est pas fini !
Le zarab et sa famille sont ensuite invités à petit cocktail dans la famille de la fille. Quand ils arrivent, sa belle-famille « i tak barreau » ! S’ils veulent entrer, faut encore payer ! Le zarab se prête volontiers à ce jeu mais dans sa tête il se dit « tout ça de frai mi néna pou le mariage, là faut mi paye encore là ! et puis là lé halal aster, si mi veu allé avec mon madame, kissa i gagne empêche a moin là ?!! »
Oui le zarab est officiellement marié, mais « livraison » c’est que le samedi soir après la réception !
Arrive donc ensuite cette soirée organisée par la famille de la fille. Là encore une fois, faut que le garçon passe à la caisse pour entrer dans la salle !! Il y a aussi une tradition dont le zarab se passerait bien. Tous les invités font salaam, présentent leurs félicitations aux nouveaux mariés et leur glissent une dragée dans la bouche ! Donc c'est parti pour des « Salaam, félicitations. », et je te glisse une dragée dans la bouche, «Salaam, merci. », le tout répété au moins 100 fois ! Le zarab en a vite marre et commence à avoir des hauts le coeur ! Heureusement qu'il recrache discrètement le bonbon de temps en temps dans un mouchoir !
Pour savoir comment se passe le reste de la soirée, il faut lire « Le zarab au mariage ».
Vers les 1h ou 2h du matin, le zarab et sa femme quittent la salle pour se diriger vers leur hôtel, pour passer leur nuit de noces, se retrouver enfin que tous les deux après ces quelques jours d’effervescence….Du moins c’est ce qu’ils pensent car c’est sans compter sur quelques énergumènes bien décidés à poursuivre la fête jusqu’à dans la chambre d’hôtel !
Le zarab arrive avec sa femme dans sa chambre, et là il y trouve une dizaine de personnes (cousins, amis) déjà bien installés, la pièce sans dessus dessous (matelas sur le balcon notamment !) le mini-frigo déjà bien entamée ! Le zarab est bien obligé de jouer le jeu mais à l’intérieur de lui, « li manz la rage ! », « Té là aussi ban couyon là la besoin venir emmerde a moin !! »
Le zarab s’impatiente mais sourit poliment, « quand ça ban na i sa va té ??! » Mais ce n’est que le début ! Les intrus jouent maintenant à se foutre habillé dans le jacuzzi et ça finit en sacré bordel potache ! Bien loin de l’ambiance romantique d’une nuit de noces !
Après le mariage, le zarab a toujours un feedback indirect des invités : « té manque gâteaux seulement ! », « samoussas té pas ça ! », « le marié la arrive tard ! », etc. De toute façon , quoique que le zarab fasse pour son mariage, il trouvera toujours un autre zarab pour critiquer, jamais ça ne sera assez bien.
Ce n’est pas facile de se marier !
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samedi, 18 juillet 2009
Meurtre de Marwa El Sheberny : islamophobie en Allemagne
Marwa a poursuivi en justice pour diffamation un allemand de 28 ans après qu'il l'a traitée de « terroriste » parce qu'elle portait un voile. Mais mercredi dernier, Axel l'a poignardée à 18 reprises dans l'enceinte d'un tribunal allemand après que les juges ont annoncé qu'elle avait gagné le procès et qu'il devait payer 2800 euros d'amende pour les insultes qu'il lui avait adressées
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lundi, 13 juillet 2009
A quoi sert un journaliste ?
Omar Ba, Burqua et Xinjiang : 3 exemples pour un doute permanent
Avec l'essor d'Internet et d'une information immédiate à un coût proche de zéro, le rôle du journalisme semble de plus en plus nécessaire. Mais si c'est vrai pour la fonction de journalisme, l'utilité des journalistes d'aujourd'hui est plus que douteuse.
A quoi sert un journaliste s'il ne fait que reprendre la pensée dominante ? A quoi sert un journaliste, s'il n'apporte pas une vision critique et contextualisée des faits ? Son rôle semble aujourd'hui à se restreindre à ramener les "bons" experts qui sauront appuyer sa vision des choses.
Les exemples récents mettent en exergue deux biais d'une profession qui n'arrive pas à repenser son métier. C'est d'abord le fait de sélectionner et de diffuser uniquement l'information que le public veut entendre. Le deuxième biais, peut être plus dangereux, ce sont les omissions volontaires ; ou le plus important n'est pas ce qui est dit mais plutôt ce qu'on oublie de dire.
Pour un journaliste, Omar BA est un bon client. Avec son histoire et ses deux livres (Soif d'Europe : témoignage d'un clandestin et Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus ) il va écumer tous les médias en racontant les difficultés et les désillusions de l'immigration. Le seul petit problème c'est que cet étudiant à l'EHESS n'a jamais vécu ce qu'il racontait dans ses récits mais qu'il avait bien compris la "demande" médiatique sur le sujet.
Un "imposteur" repéré par la diaspora sénégalaise
Au delà de la sphère médiatique, on retrouve le même travers avec la commission de validation de la loi antiburqua. Dès les premières auditions elle a commencé par auditionner Dounia Bouzar, pour qui le port du niqab relève d'une "pratique sectaire" et le philosophe Abdennour Bidar qui y voit une "pathologie religieuse". Le seul souci c'est que les études scientifiques de ce phénomène en France montre que ça ne correspond pas à la rélité (cf Observatoire du religieux).
Quant aux omissions volontaires, à la mémoire sélective permanente ou aux doubles standards on en a des exemples chaque semaine. Récemment c'est un éditorial du Monde qui s'est illustré en la matière
Pour expliquer la situation du Xinjiang Le Monde nous dit qu'il faut dire les choses clairement : la Chine colonise cette région. A la lumière de ces éléments on comprend mieux les révoltes des Ouïgours. Mais surtout on compare cette situation à l'actuel Tibet ou au Maghreb sous la domination Européenne. Mais en revanche, aucune comparaison avec la colonisation de la Palestine par Israël dont la politique se poursuit depuis des décennies sous Oslo comme avec le gentil Obama...
Editorial du 8 juillet
Et enfin un dernier pour la route. Pour l'instant il de bon ton de défendre la cause des oïgours car ils sont opprimés et que ce sont surtout de bons musulmans modérés. Il faut faire vite car Pékin ne tardera pas à en faire des dangeureux terroristes affiliés à Al Qaïda...
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mercredi, 08 juillet 2009
Cris de douleur...
Chers frères et sœurs j’aimerais vous saluer avec les meilleurs des
salutations à savoir Assalamoualeikoum warahmatoullahi wa barakaatouh.
Si je vous écris aujourd’hui c’est pour vous faire partager un
sentiment, une réalité que je garde au plus profond de mon cœur…
Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, l’environnement
dans lequel nous restons, les amis avec lesquelles nous entretenons
des relations et notre entourage en général, nous avons tous tendance
à oublier « notre rôle » sur cette terre; Pourquoi avons-nous été
créés ? Aujourd’hui nous sortons avec des amis le soir, nous allons au
ciné, apprécier tranquillement sans soucis… pour certaines de nos
jeunes sœurs sortir avec des garçons s’adonner à l’adultère ainsi qu’à
tous les interdits mentionnés dans le qourann et dans les ahadith…
pour nos frères le fait de flirter avec des nana et de jolies jeunes
filles toujours avoir comme objectif : satisfaire ses envies… Mes amis
ceci n’est pas une accusation ou quoique se soit mais simplement un
fardeau que j’ai sur mon cœur en voyant mes propres amis être piégé
par ce fléau… moi aussi j’ai été jeune, moi aussi je me suis amusé et
aujourd’hui Allah seul sait combien je regrette… La chose qui a changé
ma vie c’est lorsque je suis parti en Angleterre dans le Daroul
Ouloum ou je suis actuellement. J’étais en la compagnie de Hazrat
Sheikh Molaana Saleem Dhorat (hafizahoullah) lorsqu’il a abordé un
sujet qui a fait vibré la salle de pleure. Il a parlé de quelque chose
qui tôt ou tard touchera chacun d’entre nous, il a parlé de la mort :
Notre bien-aimé Prophète SAW rapporte dans un hadith : «
Rappelez-vous de la chose qui détruit les plaisirs : la mort ». Par ce
hadith nous comprenons que le Messager d’Allah(SAW) nous incite à
constamment se rappeler de la mort, car en se rappelant de la mort
nous aurons tendance à faire fikar (souci) pour notre akhirat. Mes
amis !! Quelle sera notre condition lorsque l’ange de la mort se
présentera à nous ? Sous quelle forme se présentera-t-il à nous ?
Pouvez-vous imaginer lorsque notre ghousal sera fait ?? Lorsqu’on sera
enveloppé dans notre kafan avec cette odeur de camphre…, dans notre
tombe lorsqu’il n’y aura plus personne pour nous aider ni nous
admirer…lorsque tous ceux qui nous côtoyaient seront absent, la ou
aucune aide nous parviendra… la tombe place ou se trouve des insectes,
serpents et autre créature de l’enfer…
Prenons une ferme résolution mes frères et sœurs ! Faisons l’intention
qu’à partir d’aujourd’hui nous demanderons pardon à Allah pour tous
les péchés que nous avons commit et que nous ferons attention à ce que
nous ferons dans notre vie… Le paradis ne s’obtient pas sans efforts.
Construisons notre aakhirat !! Pourquoi agissons-nous ainsi ? Pourquoi
faisons-nous des choses alors que nous savons que se que nous faisons
est contraire aux principes d’un musulman ?serions-nous uniquement
musulman de nom ?? Personne est garanti de recevoir le paradis, ce
sont nos actions qui parlerons au jour du jugement…
Allah nous donne à tous la compréhensions de ces quelques mots…
Nazif .I
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mardi, 07 juillet 2009
Rebiya Kadeer, "la fille du peuple ouïgour", fustigée par Pékin
Se qualifiant de "fille du peuple ouïgour", la Chinoise en exil Rebiya Kadeer, que les autorités chinoises accusent d'avoir incité ses sympathisants à la violence, a passé six ans de sa vie en prison pour avoir défendu cette minorité musulmane et turcophone chinoise.
Vivant à Washington, cette ancienne millionnaire âgée de 62 ans est perçue par Pékin comme une terroriste et une séparatiste qui "n'a aucun titre" pour représenter les Ouïgours, principale minorité de la région autonome du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).
Les Ouïgours vivent "dans une vaste prison et sont victimes d'un génocide culturel", estime Mme Kadeer, mère de 11 enfants, citant les "avortements forcés et la stérilisation".
Selon elle, quelque 100.000 Ouïgours croupissent en prison pour des raisons politiques et religieuses.
Le matin
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vendredi, 03 juillet 2009
Racisme ordinaire à la police au frontière
«Blessée intérieurement», Sihem attend de passer devant le conseil de discipline et refuse de se«laisser abattre» : «On ne veut plus baisser la tête et raser les murs, comme nos aînés. On est français autant qu'eux. Je suis entrée dans une institution où le droit et la justice doivent être respectés. Vous vous rendez compte, au pays des droits de l'homme, on n'a pas le droit d'être différent.»
Ce même lieutenant s'était vu refuser un congé pour la fête de l'Aïd.
Une circulaire du 23 septembre 1967 accorde pourtant aux policiers une
autorisation d'absence pour deux «fêtes propres à leur confession».
Mais sa supérieure doit l'ignorer, elle qui a noté : «Les bras m'en
tombent. Avis défavorable.» Un ancien capitaine de la PAF d'Orly, issu
du Maghreb, avait lui aussi essuyé un refus au motif que «la République
française et donc sa police sont laïques».
Les frontières intérieures de la Police aux frontières
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lundi, 29 juin 2009
De tout coeur avec les soldats de Tsahal
Il semble que Gad Elmaleh a annulé un spectacle au Liban a cause d'une campagne d'Al Manar mais surtout de son soutient à Tsahal a travers le CD : de tout coeur avec les soldats de TSAHAL qu'on retrouve sur le site de l’Association pour le Bien-Etre des Soldats Israéliens.
Qui pour défendre Gad ?
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jeudi, 18 juin 2009
Prix Caritas 2009 au bangladais Ibrahim Muhammad
Le Prix Caritas 2009 est attribué au professeur de physique bangladais Ibrahim Muhammad. Il est récompensé pour avoir mis en place dans son pays un "système d'éducation avant-gardiste qui repose sur le principe de l'entreprenariat social".
Le système d'éducation mis au point par le physicien "combine étroitement la formation et la qualification professionnelle". Les élèves reçoivent une formation de base, des cours de développement de la personnalité et une formation professionnelle qui leur permettent ensuite de fonder leur propre entreprise.
Le lauréat est le frère du Prix Nobel de la paix 2006 Yunus Muhammad. Il a institué un nouveau système d'éducation car il avait été marqué par le manque de possibilités de formation et le peu de débouchés offerts aux enfants de son pays.
Beaucoup de petits Bangladais quittent prématurément l'école primaire ou ne sont pas scolarisés du tout. Actuellement, près de 30'000 enfants fréquentent les centres fondés par Ibrahim Muhammad.
Le matin
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mercredi, 17 juin 2009
Après-midi Mohabbat le 5 juillet 2009 à Saint-Denis
L'association des Jeunes Musulmans de la Réunion organise une après-midi Mohabbat le dimanche 5 juillet 2009 à 14h à la Mairie de Saint-Denis.
Nous avons invité quelques jeunes Alims réunionnais avec qui nous pourrons enfin échanger et parler sans aucun tabou...
Ce que nous avons toujours rêvé de poser comme questions sera Incha Allah possible ce jour là (questions en live ou anonymes...)
Nous invitons nos frères et soeurs de toute l'île (entre 15 et 25 ans) à participer et à partager cette invitation.
Une collation sera servie après le débat.
Merci de confirmer votre présence avant le 1er juillet 2009 à l'adresse mail progjeune@live.fr
Renseignements & inscriptions :
Imrane Mogalia : 0692 31 91 69 - Reshad Ingar : 0692 22 45 23 -
Djamil Dindar : 0692 26 95 58
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15 000 € d'amende pour le fait de voiler son visage sur la voie publique
Cette proposition de loi "visant à lutter contre les atteintes à la dignité de la femme résultant de certaines pratiques religieuses" déposée par le député UMP Jacques MYARD le 23 septembre 2008 continue d'avancer.
C'est maintenant André Gerin, député PCF, qui a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port, par certaines femmes musulmanes, de la burka ou du niqab, un voile qui les recouvre entièrement.
Article du monde
La proposition de loi. L'introduction est particulièrement intéressante. Peut être une réactiviation due au discours d'Obama du Caire ?
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mardi, 16 juin 2009
Farah Caillé a accouché d'une petite Béryl
"Dans son magazine TéléMag il y a quelques semaines, Farah Caillé s'était mise en scène comme elle aime le faire pour poser une question essentielle : "Suis-je enceinte?"
Elle avait même été jusqu'à interroger ses employés qui avaient été invités à donner leur avis, certains pensant que oui, et d'autres que non...
Je suis en mesure de vous annoncer la naissance de la petite Béryl à la fin du mois dernier (le 27 ou le 28 selon nos informations)."
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| Tags : farah caillé
Joseph Illand, fonctionnaire de sécurité défense du CNRS
Peut-on mener des recherches sur l'islam sans être inquiété?
L'"affaire" Vincent Geisser, du nom de ce chercheur au CNRS, objet d'une procédure disciplinaire (voir mon post du 8 juin), est-elle la preuve que la liberté scientifique est menacée en France? Non, affirme Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Peut-être, répond en substance Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS.
...
Cette "affaire" est-elle aussi simple? Vincent Geisser n'est-il inquiété "que" pour ces propos? Le témoignage d'Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, permet d'en douter.
"Je tiens à apporter mon témoignage personnel sur l’attitude du haut fonctionnaire de défense, écrit ce chercheur, car il ne s’agit pas d’un conflit personnel entre lui et Vincent Geisser, mais bien d’une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l’islam.
Article de Catherine Coroller
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lundi, 15 juin 2009
Jodhaa Akbar
Voilà le nom de film indien à retenir en ce début d'été. Cette fresque historique a largement dominé la dixième cérémonie de l'Académie internationale du film indien (IIFA), sorte d'oscars de Bollywood, qui se tenait samedi 13 juin dans l'enclave chinoise de Macao. En remportant six récompenses, dont celle du meilleur film, Jodhaa Akhbar s'impose comme le plus grand film indien de cette année.
Comme Bollywood sait si bien le faire, Jodhaa Akbar raconte, dans l'Inde du XVIe siècle, une histoire de mariage arrangé pour raisons politiques entre le grand empereur moghol (musulman, donc) Akbar et la princesse râjpoute (donc hindoue) Jodhaa. La beauté incomparable de la princesse hindoue a raison du cœur de l'empereur moghol. Le grand conquérant décide d'œuvrer à la plus noble des conquêtes, celle de son épouse.
Article du Monde
Est ce que quelqu'un a déjà vu le film ?
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12:44
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jeudi, 11 juin 2009
L’archipel de Palestine orientale
Source : carte de Julien Bousac publiée dans l’Atlas du Monde diplomatique, édition 2009.
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| Tags : palestine, occupation, territoire
samedi, 06 juin 2009
Obama défend le port du voile en Occident, Sarkozy "totalement d'accord" ?!
On croit rêver !
En France, le port du voile est interdit dans les écoles publiques par la loi du 15 mars 2004 sur la laïcité. Barack Obama a défendu jeudi au Caire le port du voile pour les musulmanes en Occident, prenant le contre-pied de la France.
Sauf que....
On lit dans cet article du Nouvel Obs :
"Se disant "totalement d'accord" avec le président Barack Obama sur la question du voile islamique, Nicolas Sarkozy a affirmé samedi qu'"en France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire" hors des guichets de l'administration et si c'est "son choix", omettant toutefois de citer l'interdiction de tout signe religieux ostensible à l'école publique."
Sarkozy me fait penser à un petit garçon dans une cour d'école, qui pour se faire aimer de l'élève le plus populaire, lui dit toujours "oui, moi aussi, j'aime ça comme toi, je pense comme toi"...
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| Tags : obama, sarkozy, voile






























